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dimanche 1 novembre 2015

Critique 740 : SPIROU N° 4046 (28 Octobre 2015)


Ô joie ! Dad est en "une" de la revue et avec un récit complet de quatre pages (mais j'en parle plus bas). Ah, ça fait du bien de retrouver le Spirou que j'aime après une période de turbulences...
Extraordinaire colonne d'Animal Lecteur
par Sergio Salma et Libon, pour commencer. 

J'ai aimé :

Dad : Dad et Mom ! Où on fait connaissance avec la mère d'Ondine : une actrice rattrapée par l'âge qui vient squatter chez son ancien amant. La cohabitation s'annonce difficile...
Nob signe donc, en plus d'une couverture impayable, une nouvelle histoire en quatre pages où on découvre le visage de la mère de la très girly Ondine, et les chiens ne font pas des chats : ainsi donc Dad a connu celle-ci lorsqu'ils étaient tous deux acteurs d'une sitcom intitulée "Les Voisines". Tout ça est très drôle, et la fin est ouverte, ce qui rend plus que probable que ce personnage haut en couleurs va s'installer.
Nob parle de cet épisode et de ses projets pour le titre dans la rubrique En direct de la rédak...

- Rob. Depuis quelques semaines, James et Boris Mirroir ont glissé dans leurs strips un élément à la fois angoissant (le robot est amoureux de la fille avec laquelle sort son maître et veut se débarrasser de lui) et drôle (Clutch devine les intentions du robot et essaie de les faire comprendre à sa copine). Ce ressort est très bien exploité et a relancé le titre, qui ronronnait. Le dessin accompagne ça avec dynamisme.

- La Vie sans elle. David De Thuin va vous émouvoir fort avec ce récit complet de quatre pages (peut-être le début d'une série d'histoires courtes) où un père explique à son fils comment faire son deuil et continuer à apprécier la vie.
Le résultat est poignant et sobre, subtilement développé et d'une concision redoutable, avec un dessin simple mais qui sert admirablement le propos. C'est le genre d'histoire qu'on commence à lire sans se méfier et qui vous cueille complètement. Magnifique.

- Happy Birds. Pekko se réveille à l'infirmerie de Rovio : Trondheim et Piette livrent trois strips très amusants, avec cette pointe d'acidité jubilatoire soulignée par la naïveté du dessin.

- L'Atelier Mastodonte. Bianco puis Trondheim proposent deux doubles strips en roman-photo dans lequel le premier se moque de lui-même en artiste bohème, et le second réplique étonnamment à Tébo qui regrette la disparition des ateliers Colosse/Molosse.

- Tash & Trash. Dino produit un strip irrésistible : il est vraiment très fort dans ce registre minimaliste et absurde.

En direct de la rédak donne donc la parole à Nob qui revient sur l'épisode de Dad cette semaine et promet qu'on rencontrera dans le futur les mères de Roxane et Bébérinice (ça promet). On peut aussi apprendre combien de lecteurs a la revue dans une réponse adressée à un lecteur tatillon. Et la semaine prochaine, ce sera le 25ème anniversaire du Petit Spirou.
Les aventures d'un journal revient sur l'hommage que rendit le dessinateur Blutch aux Tuniques bleues Blutch et Chesterfield en 2002. Pour info, l'artiste travaille actuellement à un album de Tif et Tondu : alléchant.

Les abonnés ont reçu des autocollants de la série Dad : pas grand-chose mais pour les fans comme moi, une aimable friandise.

dimanche 25 octobre 2015

Critique 735 : SPIROU N° 4045 (21 Octobre 2015)


Dernier numéro avant le retour à la normale de la revue : exit toutes ces âneries d'Atelier Boloss/Colosse... Buck Danny fait son retour (dans sa série régulière), mal servi par les dessins de Gil Formosa (plus appliqué pour représenter les avions que les personnages) et surtout pas l'interview du scénariste Frédéric Zumbiehl (qui trouve que s'offusquer de traiter les japonais de "faces de citron", c'est - je cite - parce que "nous sommes dans l'ère du politiquement correct" ! Le gars, un ancien de l'armée, qui m'a l'air d'en tenir une bonne couche, considère par ailleurs exagéré que Tintin au Congo vaut à Hergé d'être taxé de raciste...). 

J'ai aimé (pas grand-chose encore, mais ça s'améliorera forcément la semaine prochaine) :

- Dad. Un petit gag de Nob, mais qui sert surtout à préparer le terrain pour le prochain numéro dans lequel l'auteur présentera un mini-récit où on fera la connaissance de la mère de Ondine.

- Seuls : Avant l'Enfant-Minuit (7/7). Camille connaît un sort funeste à cause de Toussaint, tandis que Dodji est reconduit à Fortville (là où tout a commencé) par le Maître-Fou...
C'est non seulement la fin de ce tome 9 mais aussi celle du deuxième cycle de la série : Vehlmann enchaîne des scènes à la fois cruelles, violentes et étranges, que le dessin de Gazzotti rend encore plus troublantes. Je termine cette lecture intrigué et avec l'envie de rattraper un jour mon retard car Seuls est vraiment un titre singulier.

- Happy Birds. Pekko, le héros de Trondheim et Piette va-t-il se faire virer ? En tout cas, les auteurs ne l'épargnent pas dans leurs trois nouveaux strips : toujours aussi atypique et sympa.

- L'Atelier Mastodonte. Salma et Libon râlent à leur tour contre les autres ateliers, notamment BD Bill qui parodie Animal Lecteur. Et Obion montre l'offensive finale menée par Trondheim. C'est vraiment un signe que ce grotesque et interminable canular était une mauvaise idée : même la drôlerie de Mastodonte a fini par en souffrir.

- Tash & Trash. / Capitaine Anchois. Dino rend un hommage bien particulier mais savoureux à Buck Danny, tandis que Floris interprète à sa manière rigolote l'effeuillage de marguerite.  

En direct de la rédak donne la parole aux auteurs de l'Atelier Colosse (qui ont aussi livré cette semaine des parodies, affligeantes, de Ralph Azham, Tamara, et, sacrilège, Le Royaume). La semaine prochaine, donc, Dad aura droit à la "une" et quatre pages.
Les aventures d'un journal revient sur la seule et unique grande aventure de Boule et Bill, initiative que regretta toujours Roba - il n'y avait pas de quoi : grâce à Yvan Delporte, sa série avait été, au moins une fois, un peu moins pantouflarde et rétrograde.

Les abonnés ont droit à des cartes à collectionner des héros du journal : un bonus quelconque de plus.

mardi 20 octobre 2015

Critique 731 : LES GARDIENS DE LA GALAXIE #10 (Octobre 2015)

Les Gardiens de la Galaxie #10 :

Suite du crossover Le Vortex Noir oblige, le sommaire de la revue est encore divisé en deux parties : d'un côté, les séries impactées par la saga (Les Gardiens de la Galaxie et Star-Lord), de l'autre, le reste du programme (Rocket Raccoon et Nova  - même si la fin du 2ème épisode de ce dernier relie le personnage au crossover).

- Les Gardiens de la Galaxie #24 : Le Vortex Noir (2) (Brian Michael Bendis / Valerio Schiti) :
(Ci-dessus : extrait des Gardiens de la Galaxie #24.
Textes de Brian Michael Bendis, dessin de Valerio Schiti.)

- Star-Lord #9 (Sam Humphries / Paco Medina) : 
(Ci-dessus : extrait de Star-Lord #9.
Textes de Sam Humphries, dessin de Paco Medina.)

Après avoir dérobé le Vortex Noir à Mr Knife alias J-Son, Peter Quill/Star-Lord et Kitty Pryde se disputent sur la nécessité de le conserver ou de le détruire. Gamorra a déjà été transformée par l'artefact, le Fauve n'y résiste pas longtemps. Est-ce une opportunité pour régler bien des problèmes ? Ou en créer de nouveaux?
L'intervention du père de Star-Lord va certainement précipiter l'issue de ce débat...

Bon, inutile de se bercer d'illusions, ce crossover ne s'annonce pas renversant et Brian Bendis ironise volontiers sur cette intrigue à base de possession cosmique et de corruption mentale : la métaphore est soulignée et aboutit à un récit divertissant mais guère original.
L'épisode des Gardiens... écrit par Bendis a le grand mérite de recentrer le problème autour de quelques personnages (Peter, Kitty, Gamorra, le Fauve et Tornade) mais le scénariste ne fait pas de miracles et le nombre pléthorique de protagonistes reste absurde.
La transition avec l'épisode de Star-Lord est organique puisque les événements qui y sont narrés prolongent directement ceux des Gardiens.... Sam Humphries écrit avec moins de distanciation mais ce n'est pas déplaisant.

Visuellement, Valerio Schiti produit de superbes planches (souvent découpées en profitant de toute la largeur de doubles pages), où l'expressivité de ses personnages, son art de la composition et le dynamisme de sa mise en scène sont un régal.
La prestation de Paco Medina est inférieure en qualité : un dessin sans personnalité ni invention, où l'encrage et la colorisation n'arrangent rien.

- Rocket Raccoon #8 : Le Froid (2) (Skottie Young / Felipe Andrade) :

Rocket part avec la princesse Jink trouver l'antidote qui guérira Groot : l'occasion pour le couple de se confier sur leur passé avant d'accomplir cette mission périlleuse.

Skottie Young déçoit un peu avec cette aventure qui manque de l'énergie des précédents épisodes en une partie de la série : l'issue ne fait aucun doute et la caractérisation des personnages est sommaire, rappelant juste comment le duo Rocket-Groot s'est formé.

Les dessins de Felipe Andrade manquent parfois d'une élémentaire lisibilité, mais la colorisation de Jean-François Beaulieu produit des ambiances spectaculaires.

- Nova #27 & Annual #1 : Mr Carnage goes to Carefree & Les Aventures de Doc et Sammy (Gerry Duggan / John Timms, David Baldeon) :
Sam Alexander règle son compte à Carnage en s'efforçant de préserver sa double identité secrète. Puis après avoir tenté de faire réparer son casque par le Fauve et Iron Man, il s'en remet à Doc Green (aka Hulk).

Le niveau de la série reste toujours aussi pauvre, avec un premier épisode particulièrement calamiteux. L'Annual est un peu meilleur mais trente pages pour raconter ça, c'est tout de même long. Gerry Duggan finit par introduire son personnage au crossover du Vortex Noir, dans lequel, honnêtement, on se demande ce qu'il va apporter (comme s'il n'y avait pas déjà assez de monde dans cette affaire).

Graphiquement, le contraste entre le Sam Alexander dessiné par John Timms (qui a l'air d'avoir 20 ans) et celui de David Baldeon (qui a l'air d'en avoir 10) produit un effet grotesque, mais on n'est plus à ça près.

Bilan : pas fameux - je me suis engagé à lire le crossover donc je vais acheter jusqu'à la fin, qui coïncidera avec celle de la revue que va relancer/renuméroter Panini dès Janvier 2016. L'éditeur a d'ores et déjà décidé de publier les épisodes des diverses séries dans la plus grande précipitation d'ici à la fin de l'année (avec carrément un Hors-Série en plus du n° de Décembre !). Consternant.   

dimanche 18 octobre 2015

Critique 729 : SPIROU N° 4044 (14 Octobre 2015)


Y a des semaines comme ça, on sait que la lecture ne va pas être terrible... Rien que d'avoir Adeline (dont l'hystérie a fini par me lasser) et L'Atelier Colosse sur le bandeau (le genre de blague qui finit par devenir gênante) n'augurent rien de bon.
Comme si le canular n'était pas assez lourdingue,
La Semaine de Spirou est polluée par l'édito
écrit lamentablement par Obion et mochement dessiné par Bercovici...

Il n'y a vraiment pas grand-chose à sauver de ce numéro :

- Dad. Nob est un des rares auteurs à n'avoir pas sombré ces dernières semaines (il n'a d'ailleurs jamais déçu depuis l'apparition de son titre). Pourquoi ? Parce qu'il produit une BD attachante, drôle, joliment dessinée. Plus que jamais il est à prendre en exemple.

- Seuls : Avant l'Enfant-Minuit (6/7). C'est au tour d'Yvan d'échapper à ses poursuivants. Mais la fin de sa cavale n'est pas très rassurante malgré tout...
Bien que j'ai manqué de trop d'éléments pour juger justement cette histoire depuis le début de sa pré-publication, le 9ème tome de la série écrite par Fabien Vehlmann et dessinée par Bruno Gazzotti, qui conclut le deuxième cycle, est d'une efficacité imparable.

- Rob. James et Boris Mirroir négocient toujours un virage plus flippant dans leur série où le robot se fait menaçant... A moins que Clutch ne se fasse des idées. Mais c'est drôle et original.

Et après ?

Hé bien, je ne vais pas dissimuler ma déception : supporter des bandes de Pierre Tombal, Tamara, L'Agent 212, Nelson, Harry n'a déjà rien d'enthousiasmant, mais bon, on se dit que c'est aussi ça qui fait un hebdo, des séries médiocres, qui occupent plusieurs pages.

Ensuite, il y a des productions qui ne sont pas désagréables mais sans véritable intérêt : Les Minions (désormais écrits par Lapuss), Boni (où Ian Fortin tourne en rond depuis un moment), Le Petit Spirou, Givrés !... Autant de trucs où les auteurs ne font aucun effort.

Mais, depuis plusieurs semaines, Spirou s'enlise littéralement avec cette espèce de farce indigeste où il s'agit de proposer des déclinaisons débiles de L'Atelier Mastodonte (où Nob, Trondheim, Jouvray et Bianco font ce qu'ils peuvent). Obion est visiblement derrière tout ça et, si la démarche était intrigante au début, elle aurait gagné à rester limitée dans le temps. 
Là, je ne sais plus, je ne comprends plus où la rédaction et les auteurs veulent en venir : la charge contre les "youtubeurs" comme Cyprien sont apparus dans la revue était inspirée et a porté visiblement ses fruits puisque Roger et ses humains a disparu du sommaire.
Mais maintenant, c'est devenu lassant : ce n'était pas drôle avant, c'est devenu affligeant depuis - et les réponses faussement étonnées de la rédak au courrier des lecteurs n'arrangent rien. L'Atelier Colosse ne suffisait pas ? Voilà L'Atelier Boloss, L'Atelier Molosse... Qu'est-ce qu'on se marre !

Dans la rubrique En direct de la rédak, Jean-François Caritte, qui illustre souvent les pages de jeu de la revue, dit, justement, que "s'il y a bien un truc qui m'énerve, c'est l'histoire soi-disant pour les enfants qui fait de gros clins d'oeil aux adultes "complices"." Et c'est ce qu'est devenu cette parodie de L'Atelier Mastodonte : une private joke entre auteurs de la revue. Mais ça y est, c'est bon, on a compris le message.

Comme si les mauvaises nouvelles s'enchaînaient, on a droit à la pré-publication d'un nouveau récit du Marsupilami (Batem parle de son apprentissage auprès de Franquin : vu le résultat, il n'a rien retenu de valable du maître) et la semaine prochaine, retour de Buck Danny : Dupuis n'a-t-il rien d'autre, de plus neuf, à montrer ?

Les aventures d'un journal rappelle comment en 1966 comment le grand Tillieux donna sa chance à Brouyère... Qui, lui-même, soutint les débuts de Hislaire. Voilà ce qui manque cruellement en ce moment à Spirou : plutôt que de servir encore et toujours les mêmes naseries (des reprises sans âme de vieux titres), de tirer sur la corde avec des idées moisies (comme les Ateliers), j'aimerai que la revue ouvre ses pages à de nouveaux talents, de nouvelles histoires.

Et que la rédaction fasse au moins l'effort de proposer à ses abonnés de meilleurs suppléments : un mini-récit, dont la couverture n'est même correctement massicotée, cette semaine ! 

dimanche 11 octobre 2015

Critique 724 : SPIROU N° 4043 (7 Octobre 2015)


Pour ce numéro spécial consacré à la Fête de la Science, Yoann signe une couverture avec Spirou, Spip et Gaston. La revue est, de fait, divisée en deux parties : l'une avec les séries habituelles, l'autre avec des pages spécialement réalisées pour cette manifestation (qui s'achève ce 11 Octobre).

J'ai aimé :

- Dad. Annie Cordy va jouer un mauvais tour à Dad... Le gag de la semaine vaut surtout par sa chute, exercice dans lequel excelle Nob, et pour son découpage, simple mais redoutablement efficace. Les fans du "Muppets Show" remarqueront la présence de Kermit la grenouille dans la dernière case...

- Seuls : Avant l'Enfant-Minuit (5/7). Achille et le Maître-Fou s'affrontent tandis que Dodji tente de s'échapper car une avalanche menace de tous les engloutir...
Avec seulement quatre pages, l'épisode de la semaine donne peu à lire, et c'est donc surtout pour l'adresse avec laquelle Bruno Gazzotti met ce duel en scène qu'on l'apprécie. Cela rappelle que découper la pré-publication d'une histoire sur sept semaines est trop long et impose des passages frustrants comme celui-ci. 

- Galilée. Marie Gloris Bardiaux-Vaïente résume en quatre pages le destin du savant qui prouva que la Terre tournait autour du soleil et n'était donc pas au centre du système solaire. L'effort est louable mais manque de souffle (alors que l'auteur est habituée à ce genre d'exercice). Les dessins de Ruben Del Rincon sont au diapason : on l'a connu plus inspiré. Mais cela a le mérite de rappeler que l'Eglise qui condamna Galilée en 1633 ne reconnut son erreur qu'en... 1995 !

- Imbattable. Pascal Jousselin signe aussi une nouvelle (et brève) aventure de son super-héros pour l'occasion : seulement deux pages, mais toujours aussi jubilatoires, avec un graphisme épatant et une chute pleine de malice.

- Le Labo : La bioluminescence. Jean-Yves Duhoo ne pouvait pas être absent de ce numéro spécial et son petit cours sur la lumière vivante (non polluante) est passionnant : si j'avais eu un prof pour m'apprendre les sciences comme dans cette BD, j'aurai eu de bien meilleures notes à l'école.

- Rob. Un autre qui ne pouvait manquer à l'appel en pareille circonstance, c'était le duo de héros de James et Boris Mirroir qui se fendent de deux pages (quatre doubles strips) pleines d'ironie (avec une  expérience finale qu'on peut reproduire chez soi, sans risque).

- Tash & Trash. Les deux gnomes de Dino s'inspirent de Benjamin Franklin dans un strip toujours rigolo (mais qui risque bien de griller un des deux).

- Le Petit Spirou. J'en profite pour mentionner la série de Tome et Janry dont la page de cette semaine est très marrante : c'est un nouveau chapitre d'une histoire qui se déroule depuis plusieurs numéros, complètement délirante, et toujours aussi coquine.

En direct de la rédak donne la parole à Perrine Danmanville, chef de la communication au minsitère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, une des organisatrices de la Fête de la Science. La semaine prochaine, Adeline aura droit à la "une". Et Benoît Féroumont répond à une lectrice sur le retour du Royaume... Pour lequel il faudra être très patient (voir ci-dessous :).
Les aventures d'un journal revient sur l'histoire du tome 2 de Broussaille de Frank, qui rendait hommage au grand René Hausman.

Le supplément abonnés est un poster de Pic & ZouVoyage dans le Cosmos : toujours mieux que rien, mais bon, bof.

vendredi 2 octobre 2015

LES COUVERTURES DU MOIS : OCTOBRE 2015

Un bon cru avec pas moins d'une quinzaine de couvertures pour des séries à paraître en ce mois d'Octobre 2015.
 Astro City #28
par Alex Ross
(DC Comics)
 Doctor Fate #5
par Sonny Liew
(DC Comics)
 Grayson #13
par Mikel Janin
(DC Comics)
 Harley Quinn & Power Girl #5
par Amanda Conner
(DC Comics)
 Superman #45
par John Romita Jr
(DC Comics)
 Twilight Children #1
par Darwyn Cooke
(DC Comics)
 Codename : Baboushka #1
par Tula Lotay
(Image Comics)
 Paper Girls #1
par Cliff Chiang
(Image Comics)
 Sex Criminals #15
par Chip Zdarsky
(Image Comics) 
 The Fade Out #10
par Sean Phillips
(Image Comics)
 Secret Wars : Agents of Atlas #1
par Leonard Kirk
(Marvel Comics)
 Captain America : Sam Wilson #1
par Daniel Acuña
(Marvel Comics)
 Karnak #1
par David Aja
(Marvel Comics)
 SHIELD #11
par Julian Totino Tedesco
(Marvel Comics)
Secret Wars : Thors #4
par Chris Sprouse
(Marvel Comics)

lundi 3 novembre 2014

Critique 521 : SPIROU N° 3994 (29 Octobre 2014)


Hourra ! C'est L'Atelier Mastodonte qui a l'honneur de la couverture - pas plus de pages que d'habitude mais c'est bien de mettre un coup de projo sur cette BD, l'une des meilleures de la revue.
J'ai aimé :

- Soda : Résurrection 6. Soda affronte KCM dans le squatt jusqu'à ce qu'un tueur professionnel surgisse pour leur régler leurs comptes à tous les deux. L'identité du nettoyeur va surprendre le flic.
Cet avant-dernier épisode est très court (4 pages) mais réussit à relancer l'intrigue : Tome injecte de l'action et une révélation, ce qui rend la lecture très prenante.
Dan illustre ça avec son soin coutumier pour les ambiances crépusculaires, tirant le maximum de chaque plan.

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 9. Fantasio découvre le véritable trésor du labyrinthe puis, avec Spirou, trouve un moyen de duper Don Cortizone. Mais l'oncle de celui-ci, commanditaire de leur expédition a deviné leur ruse : sans rancune et en leur réservant même une sacrée surprise.
Vehlmann clôt la 54ème aventure de Spirou avec habileté et, fidèle à ce qu'il propose depuis le début de son run, un cliffhanger, ce qui a transformé la série en feuilleton - on retrouvera dans le tome 55 une vieille connaissance, trop longtemps éloignée...
Yoann a réussi, lui aussi, une superbe prestation : il s'est vraiment approprié la partie graphique, ses personnages sur cet épisode. Vivement la suite !

- Mélusine. L'affaire de la clinique de l'école se poursuit et Clarke organise une réunion des profs pour l'éclaircir : le gag est bien trouvé (la résolution du dossier est moins bien engagée par contre).

- Katz. Del et Ian Dairin livrent deux strips marrants avec leur minou : pas leurs meilleurs, mais ça reste sympa.

- Rob. James et Boris Mirroir dévoilent le double jeu de leur héros : c'est toujours drôle et je suis curieux de lire comment cela va progresser maintenant.

- Beasts ! Giemsi propose 4 planches très marrantes sur le roi de la jungle (ou presque), en train d'apprendre aux lionceaux l'art de la chasse. Le dessin est aussi enlevé que le script.

- Zizi chauve-souris. Trondheim et Bianco nous donnent trois nouveaux strips de leur mordante gamine, toujours affairée à s'endurcir, quitte à cogner un de ses amis : un vrai régal.

- L'Atelier Mastodonte. Obion va-t-il dessiner le retour de Blueberry ? Trondheim en rigole tandis que le prétendant en rêve : ce feuilleton est vraiment toujours aussi poilant.

- Tash et Trash. Dino, c'est l'efficacité poussée à son maximum : quatre cases, un gag, rien qui dépasse - impeccable, implacable.

- Dad. Vous savez quoi ? Nob reste, en définitive, le plus fort : son gag hebdomadaire est encore une fois merveilleux de finesse et de drôlerie. Avec trois fois rien (papa donne la becquée à sa petite dernière), il vous fait une planche visuellement superbe à la chute imparable. (Voir ci-dessous :)  
 

En direct de la rédak, on a droit à une interview de l'impayable Obion (la star de L'Atelier Mastodonte en ce moment), mais aussi à une annonce jubilatoire : à partir du n° 3997, on aura droit à une aventure de Spirou en 72 strips, écrite par Jousselin (Imbattable) et dessinée par 72 artistes (parmi lesquels Féroumont, Bonhomme, Bodart, ou Yoann). "Elle est pas belle la vie ?" (dixit Gaspard Proust.)
Les aventures d'un journal revient sur l'éphémère série de Tillieux, Bob Slide : une production étonnante du papa de Gil Jourdan, qui inspirera Sammy de Cauvin et Berck.

Les abonnés ont droit à un beau fan-book avec les Nombrils.

La semaine prochaine, début de la prépublication du nouveau récit de Lady S. et fin de Soda.

vendredi 31 octobre 2014

Critique 520 : SPIROU N° 3993 (22 Octobre 2014)

Me voici installé dans mon nouveau repaire et donc en mesure de reprendre la rédaction des articles du MYSTERY COMICS. Tous les cartons ne sont pas déballés et le déménagement a été sportif, mais je vais tâcher d'alimenter à nouveau régulièrement mon blog. J'espère que vous tous, fidèles ou curieux de passage, continueraient à me lire (et à commenter ce que je dirais, si le coeur vous en dit).
*
 

La couverture, très marrante, met à l'honneur le retour de Zizi chauve-souris, la création de Lewis Trondheim et Guillaume Bianco, ce qui nous vaut aussi un édito savoureux par ce dernier.

J'ai aimé :


- Soda : Résurrection 5. L'enquête de Soda le mène dans un squatt reconverti en refuge pour artistes. Il l'ignore mais le terroriste présumé qu'il traque l'y attend et un tueur à gages est aussi en route pour faire le ménage.
L'épilogue approche pour ce récit (en 7 épisodes) et finalement Tome aura réussi à me mener par le bout du nez avec cette étrange poursuite au ralenti au coeur de la nuit et des bas-fonds new-yorkais sur fond de complot terroriste. On comprend aussi que ce qui est posé ici est la base pour une suite d'ores et déjà annoncée.
Les dessins de Dan servent comme d'habitude à merveille cette filature inquiétante, avec notamment de superbes pages dans le squatt.

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 8. Les deux héros touchent au but dans le labyrinthe, bien aidés par Spip, mais face à une ultime énigme.
Avant-dernière station pour cette aventure qui aura tenu toutes ses promesses et permis à Vehlmann de réussir son meilleur opus : l'exploitation du décor offre de nouvelles péripéties accrocheuses tout en ménageant des moments comiques bien sentis.
Yoann a également livré une performance exemplaire, avec même une merveille de découpage (planche 39 avec un "gaufrier" de 12 cases).

- Mélusine. Clarke feuilletonne depuis peu ses gags en se servant de l'infirmerie très spéciale de l'école des sorciers : à la clé, un nouveau gag bien malin et habilement mis en images.

- Zizi chauve-souris. Suzie Wendell et sa chauve-souris qui parle s'entraînent pour écarter le nouvel petit ami de sa mère. Il va falloir apprendre à être impitoyable et c'est pas gagné : l'adversaire est coriace et la formation ardue.
L'infatigable Lewis Trondheim s'allie à Guillaume Bianco (le scénariste d'Ernest et Rebecca) pour cette série en strips très drôle, dont l'héroïne a le caractère bien trempé - et il le faut dans cet univers bien barré. Impossible de ne pas être conquis par l'humour fantastique du projet.
Les dessins sont au diapason, soulignant toutes les qualités de l'écriture. Encore !

- Givrés ! Amalric et Madaule s'amusent sur la non-violence et c'est très très drôle, avec une chute bien assénée.

- Capitaine Anchois. Floris ne déçoit jamais : son gag offre une chute pleine de malice.

- Minions. Didier Ah-Koon et Renaud Collin dans leurs oeuvres : une idée toute simple transcendée par un traitement très efficace.

- Rob. James et Boris Mirroir continuent eux aussi à exploiter le dérèglement de leur robot et la gestion du problème par son propriétaire : c'est toujours aussi inspiré, marrant et original.

- L'Atelier Mastodonte. Lewis Trondheim joue un mauvais tour à Obion et Obion tente de rattraper le coup : la série se mue en feuilleton avec la reprise de Blueberry en jeu. Et c'est toujours aussi rigolo.

- Tash et Trash. Un nouveau bijou en deux cases.

- Dad. Toujours aussi jubilatoire : Nob sait, comme personne, marier le rire, la délicatesse, le sens visuel. Vivement l'album (prévu pour le début 2015) ! (Voir ci-dessous :)  

En direct de la rédak propose une très bonne interview de Guillaume Bianco.
Les aventures d'un journal revient sur la reprise éphémère de Valhardi dessiné par René Follet : un projet qui a vite capoté.

Bon, j'avoue que je me suis ennuyé avec Buck Danny et Pinpin reporter, et c'est pourquoi je n'en parle pas cette fois : on va voir si ça s'améliore. La bonne nouvelle, c'est que la semaine prochaine, L'Atelier Mastodonte a droit à la couverture.

dimanche 19 octobre 2014

Critique 518 : SPIROU N° 3992 (15 Octobre 2014)


La couverture met à l'honneur le Marsupilami dont la famille compte un nouveau membre : c'est parti pour une prépublication de 6 semaines (supeer...).

Voyons voir ce que le sommaire propose de plus enthousiasmant que le retour du Marsu dans sa série.
J'ai aimé :

- Soda : Résurrection 4. Soda, avec l'aide de Bab's, a identifié le terroriste présumé croisé par sa mère dans le métro. Il refait son parcours en se fiant aux caméras de vidéo-surveillance et aux drones qui espionnent la ville, mais ses recherches sont découvertes par une organisation secrète qui ordonne l'exécution du prêtre-policier.
C'est toujours sur ce faux rythme assez déroutant que Tome déploie son intrigue : le lecteur n'en sait pas beaucoup plus que Soda, si ce n'est à la fin de cet épisode. Pourtant, comme le héros, on remonte la piste de cette ténébreuse affaire avec intérêt, en s'interrogeant sur ses tenants et aboutissants. C'est davantage un récit d'ambiance que d'action.
Les dessins de Dan sont au diapason, même s'il ponctue ce chapitre avec un très bon gag visuel (planche 28).

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 7. Les deux héros, après la disparition de Poppy Bronco, poursuivent leur progression dans le labyrinthe d'Ibn Sena. Spip joue les narrateurs en résumant les obstacles tous plus tordus les uns que les autres auxquels ils ont fait face.
Vehlmann aborde la dernière partie de son aventure en employant une astuce narrative bienvenue (la narration des faits par Spip : très drôle) et en passant plus vite sur les épreuves traversées par Spirou et Fantasio. Tout ça reste très divertissant, inventif, tout en faisant référence aux classiques du genre récit d'aventures.
Yoann s'en donne vraiment à coeur joie : un monstre, un dédale délirant, des rebondissements illustrés dans de larges cases occupant toute la bande avec un soin spécial pour le décor.

- Mélusine. Il faut se méfier de l'infirmerie de l'école de magie et Clarke en tire un très bon gag à la chute savoureuse.

- Katz. Del et Ian Dairin produisent encore deux fois deux strips très rigolos avec leur chat prêt à tout pour bouffer des poissons rouges.

- Les Cavaliers de l'Apocadispe : dans la jungle. Libon et ses trois héros complètement crétins reviennent enfin pour rendre un hommage à leur manière au Marsupulami et surtout à la jungle palombienne : c'est désopilant, et on aimerait revoir ce trio d'imbéciles jubilatoire plus souvent.

- L'Atelier Mastodonte. Obion fait marcher Trondheim sur sa prétendue réussite au jeu : un régal. Puis Pascal Jousselin plonge en plein doute après avoir comparé sa dernière planche avec celle de ses collègues : brillantissime jeu en huit cases muettes.

- Buck Danny : Duel sur Mig Alley 3/10. Sonny ronge son frein à la base depuis que Buck et Tumb sont partis préparer le Mig livré par un dissident coréen. Mais il tombe dans un piège et se fait kidnapper.
L'histoire de Zumbiehl se lit bien : ça n'avance pas très vite, c'est trop bavard, et très convenu, mais pas déplaisant. Idem pour les dessins d'Arroyo, parfois maladroits (moins à l'aise avec les personnages qu'avec les coucous). Tout ça ne mange pas de pain, même si je préférerai lire autre chose, de plus neuf et original.

- Tash et Trash. Dino rend lui aussi un hommage très marrant au Marsu. / Capitaine Anchois. Floris suit la marche et y va de son strip aussi rigolo sur la bestiole.

- Dad. Nob continue son sans-faute : encore une fois, cette semaine, il a écrit et dessiné, superbement, un gag bien tourné où, pour une fois, son héros réussit à retourner la situation à son avantage, face à ses gamines. (Voir ci-dessous :) 

En Direct de la Rédak propose une interview de Sti, le dessinateur du Guide de survie dans la jungle palombienne, bonus des abonnés de la semaine, et une délicieuse réponse aux lecteurs par Mathilde Domecq. 
Les Aventures d'un Journal revient sur la première "une" du Marsupilami en 1981, tout en pointant bien le pari d'une telle série.

La semaine prochaine : Zizi chauve-souris de Bianco et Trondheim revient (c'est déjà plus emballant que le quota de gags pas drôles que nous inflige Cauvin chaque semaine).

samedi 11 octobre 2014

Critique 516 : SPIROU N° 3991 (8 Octobre 2014)


La couverture est pour (l"insupportable) Tamara, qui a donc droit à 3 pages de gags pas drôles (et pas bien dessinés). Mais heureusement, il reste de bonnes choses, comme Rob, qui figure sur le bandeau du titre de la revue.




Passons ça au crible.
J'ai aimé :

- Soda : Résurrection 3. L'enquête autour de l'homme croisé par la mère de Soda dans le métro avance et le flic, avec l'aide de son collègue Bab's, pense qu'un attentat se prépare.
Dans l'interview précédant l'épisode, le dessinateur Dan explique comment il a su s'approprier la partie graphique (ce n'est certes pas un débutant, puisqu'il a été assistant de Janry) et on appréciera la nervosité de ses pages et le soin avec lequel il soigne ses ambiances.
Le scénario de Tome connaît une accélération conséquente et bienvenue : le contraste entre la situation de son héros, obligé de cacher son job à sa mère, et la gravité de son enquête offre un cocktail détonant.

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 6. Après avoir franchi avec succès la première porte du labyrinthe d'Ibn Sina, Spirou, Fantasio et Poppy Bronco doivent affronter un nouvel obstacle.
Que dire ? De semaine en semaine, cette nouvelle aventure est réjouissante : Vehlmann s'amuse et nous avec lui, on est dans un très bon divertissement, plein d'humour et d'action.
Yoann est très bon aussi, l'intérieur du labyrinthe est superbement ouvragé et le découpage très dynamique.

- Mélusine. Clarke confirme son regain de forme avec ce gag bien mené et malicieux.

- Givrés ! Amalric et Madaule sont eux aussi dans une bonne passe : leur gag, cynique à souhait, est bien foutu.

- Rob. Le robot de James et Boris Mirroir semblent avoir grillé un fusible depuis sa récente panne, mais la série n'en est que plus savoureuse.

- Buck Danny : Duel sur Mig Alley 2/10. Buck Danny et l'armée US entrent en possession d'un Mig, ce qui va leur permettre de défier, comme il le souhaite, le redoutable Korsakov.
La parution de ce récit va donc être longue (encore 8 épisodes mais étalés sur certainement plus de semaines) : Zumbiehl est un scénariste bavard et cela nuit parfois au rythme de son histoire, mais l'intrigue promet quelques rebondissements car la situation évolue trop favorablement et trop vite pour filer droit.
Arroyo affiche quelques maladresses dans son dessin (découpage très simple, composition timide, expressivité limitée) mais en revanche, le garçon connaît son affaire quand il représente les avions.

- Pinpin Reporter. Mathieu Sapin arrive aux essais costumes de son court métrage, une bonne occasion de mater Charlotte Le Bon (heureux homme), et d'en faire profiter Frédéric Niffle. Marrant.

- L'Atelier Mastodonte. Bianco va-t-il couper les ponts avec l'atelier et la civilisation ? Pas sûr, mais rigolo. Obion, lui, se détend en jouant au poker sur le net : presque gagné, mais très drôle. 

- Tash et Trash. Un strip encore une fois épatant de concision. / Capitaine Anchois. Idem : c'est très court mais très drôle.

- Dad. On va croire que je suis soudoyé par Nob, mais, honnêtement, je ne suis jamais déçu par sa page, c'est même ce que je lis en premier quand je reçois la revue. Narrativement, visuellement, c'est toujours imparable. (Voir ci-dessous :)

En Direct de la Rédak propose une interview de Darasse, un des dessinateurs de Tamara - très dispensable donc. Mais pas contre, la réponse aux lecteurs de Mix et Remix (plus leur strip habituel) est très drôle.
Les Aventures d'un Journal revient sur une expérience menée par les mythiques Raymond Macherot et Yvan Delporte, qui ramena le dessinateur dans un registre sarcastique pour la rubrique "Carte blanche" (cette semaine, Trondheim, Lucie Maillot et Klub s'y exercent aussi).

Bonne nouvelle : la prépublication du sinistre Lucky Luke de Gerra, Pessis et Achdé est enfin terminée. Mais la semaine prochaine, c'est le retour du Marsupilami par Colman et Batem : pas sûr qu'on gagne au change.

vendredi 3 octobre 2014

Critique 515 : SPIROU N° 3990 (1er Octobre 2014)


La couverture prend de l'altitude : normal, c'est le retour de Buck Danny !


Pour les abonnés, le bonus de la semaine, c'est un stripbook de Simon Léturgie : Bro. Une petite pépite sur deux jeunes frangins qui se font tourner en bourrique, merveilleusement dessinée.
Pour le reste, j'ai aimé :

- Soda : Résurrection 2. Soda a oublié l'anniversaire de sa mère mais il lui offre des fleurs achetées à un ami vendeur dans la métro. C'est là que la maman rend à un passager un pochette qu'il a failli perdre, mais cet homme est recherché par la police...
Tome prend son temps pour installer son intrigue (qui, en fait, devrait courir sur deux tomes) et décrit New York envahi par les caméras de surveillance (et les drones), menacé par des cinglés préparant des attentats comme des spectacles. L'ambiance est décidément très noir, un peu lente mais prenante (une scène d'action mémorable à la clé).
Les dessins de Dan sont efficaces, avec un découpage très dynamique, qui exploite bien l'obsession des écrans multiples.

- Spirou et Fantasio  : Le Groom de Sniper Alley 5. Les deux héros accompagnés de Poppy Bronco découvrent l'entrée du labyrinthe d'Ibn Sina et s'y introduisent. Ils doivent à présent trouver comment franchir le premier passage secret.
Ce nouvel épisode est bref (4 planches) mais toujours aussi tonique : Vehlmann a inventé avec Bronco un second rôle en or et entraîne les personnages dans la partie purement "aventure" du récit. Pas de doute, c'est le meilleur tome de Spirou et Fantasio du scénariste.
Yoann est aussi en grande forme. J'ignore s'il est encore assisté par Fred Blanchard pour le design des décors, mais l'intérieur du labyrinthe est magnifique.

- Mélusine. Clarke reprend des couleurs et ses héroïnes avec ce gag en une page à la chute dont la logique imparable est très drôle.

- Katz. Del et Ian Dairin restent égaux à eux-mêmes avec un strip moyen et un autre très drôle (le pauvre minou et les conséquences de la consommation de popcorn).

- Captaine Anchois. Floris ne manque pas d'idées loufoques pour mettre en scène ses pirates idiots dans des situations surréalistes. Peut-être pas son meilleur gag, mais amusant quand même.

- Rob. On avait quitté les héros de James et Boris Mirroir sur un vrai cliffhanger, mais les deux auteurs rebondissent avec une ironie intacte. J'aime décidément beaucoup ce titre qui manie un humour absurde et minimaliste.

- Givrés. Amalric et Nadaule ne sont pas toujours inspirés avec leurs gags polaires, mais celui de cette semaine est bien mené, avec une chute amusante.

- Minions. Didier Ah-Koon et Renaud Collin sont, eux, toujours inventifs avec leurs improbables créatures, auxquelles leur imagination joue des tours cruels mais drôles.

- Buck Danny : Duel sur Mig Alley 1. Buck Danny et ses amis, Sonny et Yumb, survolent la Corée pour tester un nouvel avion. Sur place attend Korsakov, un aviateur russe, qui a juré la perte de Buck, en disposant d'un engin bien plus performant : le Mig.
Frédéric Zumbiehl (scénario) et Jean-Michel Arroyo ont repris le classique de Charlier et Hubinon que, je dois l'avouer, je n'ai jamais vraiment lu et suivi, n'ayant jamais été passionné par ces histoires d'avions et de guerre. Narrativement comme graphiquement, ce Buck Danny "Classic" est au plus près de sa version antérieure, même si les auteurs n'ont pas le talent de leurs prédécesseurs (de sacrées pointures, faut-il le rappeler).
Cependant, c'est plaisant à lire, rythmé, et les séquences aériennes sont spectaculaires. On va voir ce que ça donne sur la durée.

- Pinpin Reporter. Matthieu Sapin, tout à la préparation de son court métrage, a négligé ses devoirs de BD comme le lui rappelle Frédéric Niffle. Mais Charlotte Le Bon et une vieille bagnole auront raison du rédac' chef de Spirou. Comme d'hab', c'est très drôle, moins bien dessiné, et, effectivement, inspiré de faits réels.

- L'Atelier Mastodonte. Mathilde Domecq continue de provoquer, innocemment, une belle pagaille dans l'atelier. Mais Obion révèle que les artistes ne sont pas insensibles non plus au charme de leur collègue. C'est toujours, sans faute, un pur régal.

- Tash et Trash. Un strip très marrant. / Cramés. Amalric et Eluadam (alias Madaule donc) s'amusent, et nous avec.

- Dad. Nob est un magicien ! Et c'est encore meilleur de les retrouver, lui et son héros, après une semaine d'absence : ce gag est une nouvelle merveille. (Voir ci-dessous :)     

En Direct de la Rédak propose une interview d'Arroyo, le dessinateur de Buck Danny, qui a de belles références, et Sergio Salma répond joliment à un lecteur sur son passé et ses inspirations.
Les Aventures d'un Journal revient sur Jeannette Pointu, l'héroïne de Wasterlain, inspirée directement par Tintin.

mercredi 25 septembre 2013

LA COUVERTURE DU MOIS "FORUM COMICS" : OCTOBRE 2013

Les membres du forum ont rendu leur verdict. 
Comme le mois dernier, j'avais choisi de présenter une sélection réduite (10 couvertures) et cette fois-ci, uniquement issue des "Big Two" (Marvel et DC Comics). 15 voix (donc la moyenne haute) se sont exprimées.
Découvrons donc le résultat des votes pour LA COUVERTURE DU MOIS D'OCTOBRE 2013 !

 1/ SUPERIOR SPIDER-MAN TEAM-UP #5 (Paolo Rivera / Marvel) : 4 voix.
 2/ FABLES #134 (Mark Buckingham / DC Comics) : 3 voix.
 3/ BATWOMAN #24 (J.H. Williams III / DC Comics) : 3 voix.
 4/ ASTRO CITY #5 (Alex Ross / DC Comics) : 2 voix.
 5/ BATWING #24 (Darwyn Cooke / DC Comics) : 1 voix.
 6/ HAWKEYE #14 (David Aja / Marvel Comics) : 1 voix.
 7/ X-MEN : LEGACY #18 (Mike Del Mundo / Marvel) : 1 voix.

*

Les couvertures restantes n'ont reçu aucune voix :

 8/ WOLVERINE #10 (Alan Davis / Marvel Comics)
 9/ WONDER WOMAN #24 (Cliff Chiang / DC Comics)
10/ AVENGERS #21 (Leinil Yu)