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dimanche 26 mai 2013

Critique 397 : A + X # 003, de Jason Aaron, James Asmus, Pasqual Ferry et Billy Tan



A + X est une anthologie mensuelle, déclinée après la fin de la saga Avengers vs X-Men, publiée en 2012 par Marvel Comics. Chaque numéro contient deux récits complets de 10 pages chacun, réalisés par une équipe artistique différentes, et chaque histoire réunit un Vengeur et un X-Man (A pour Avengers, X pour X-Men).
Ce 3ème numéro, paru en Décembre 2012, propose un épisode avec La Panthère Noire et Tornade, écrit par Jason Aaron et dessiné par Pasqual Ferry, et un autre avec Hawkeye et Gambit, écrit par James Asmus et dessiné par Billy Tan.
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Black Panther + Storm. Séparé d'Ororo Munroe à cause des évènements d'Avengers vs X-Men (Namor, possédé par la force du Phénix, a dévasté le Wakanda), T'Challa est poussé par ses conseillers à choisir une nouvelle épouse. Mais Storm perturbe les rendez-vous amoureux de son ancien mari...

A la lecture de cet épisode (très) anecdotique, il semble évident que c'est d'abord l'affection qu'il porte au couple formé par Black Panther et Storm qui a inspiré Jason Aaron. Le scénariste s'amuse à réconcilier les amants que AvX a séparé, et son humour, qui fait merveille sur la série Wolverine & The X-Men, se retrouve ici (plus dans l'enchaînement des situations que dans des dialogues fadasses).
Dommage, cependant, qu'il n'ait pas pris plus de soin à orchestrer ces retrouvailles autour d'une bonne bagarre - en lieu et place, on a juste droit à un rapide affrontement de la Panthère Noire contre des agents de l'AIM puis contre un chasseur en plein safari.

Pasqual Ferry (qui signera un prochain épisode de W&TXM), artiste inégal et trop rare, se montre plus à son avantage, et on aimerait bien, après avoir vu ses planches, qu'il développe avec Aaron une vraie série autour de T'Challa (même si ce n'est pas à l'ordre du jour).

Superficiel et léger, mais très beau et assez amusant. 
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Hawkeye + Gambit. Alors qu'il assiste, en plein air, à une représentation théâtrale, Gambit entreprend de sauver des griffes d'un démon une jeune actrice. Jusqu'à ce qu'Hawkeye s'en mêle et que les deux hommes ne se chamaillent pour les faveurs de la belle...

James Asmus, qui vient d'écrire une nouvelle série consacrée au mutant louisianais Gambit (déjà promise à l'annulation après 17 épisodes), organise sa rencontre avec le tombeur de ses dames côté Vengeurs, Hawkeye. 
Hélas ! tout cela manque cruellement de piquant, et le prétexte à cet épisode est même assez navrant. Qui plus, quand on lit l'excellente série actuelle consacrée à l'archer, on mesure à quel point Asmus ne retient que le cliché du personnage (un dragueur vaniteux).

La partie graphique est calamiteuse : Billy Tan n'a jamais été un grand dessinateur, certes, mais avec un encreur solide, il lui est arrivé de produire des pages efficaces. Depuis qu'il a décidé de s'en priver (et alors qu'il était sur le point de faire ses valises pour aller chez DC), son travail révèle toutes ses faiblesses : trait mal assuré, personnages laids, découpage paresseux...

Ratage total.
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Bilan : Après un n°2 jubilatoire, l'anthologie dévoile les faiblesses inhérentes au concept : en l'absence de vraies propositions scénaristiques et visuelles, on tombe vite dans la banalité. Seul Pasqual Ferry est digne de félicitations.

samedi 31 juillet 2010

Critique 156 : NEW AVENGERS 51 à 54 - SEARCH FOR THE SORCERER SUPREME, de Brian Michael Bendis, Billy Tan et Chris Bachalo










New Avengers : Search for the Sorcerer Supreme est le 13ème story-arc de la série écrite par Brian Michael Bendis et illustrée par Billy Tan et Chris Bachalo, rassemblant les épisodes 51 à 54, publiés par Marvel Comics de Mai à Août 2009.
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Les Nouveaux Vengeurs évoluent : Iron Fist se retire avant que Clint Barton/Ronin soit désigné chef de l'équipe (Ms Marvel devenant son second). La paranoïa engendrée par l'invasion Skrull a laissé des traces et chacun se démasque, y compris (après quelques hésitations, à cause du vieux contentieux qui l'oppose à Norman Osborn) Spider-Man (n'oublions pas que, bien qu'il ait révèlé sa double identité au public durant Civil War, cet évènement a été depuis effacé des mémoires par Méphisto dans la saga One More Day/ Brand New Day de la série Amazing Spider-Man...). Cette révèlation en amène une autre : Jessica Jones, Mme Cage, a fait ses études universitaires en même temps et au même endroit que Peter Parker, pour lequel elle avoue avoir eu le béguin (Luke Cage apprend ça sans plaisir...).
Cependant, le Dr Strange resurgit, en état de choc. Il révèle être à la recherche du nouveau Sorcier Suprême et avoir été attaqué par The Hood après avoir rencontré Wiccan (le magicien des Jeunes Vengeurs). Parker Robbins, possédé par le démon Dormammu, veut s'emparer de l'Oeil d'Aggamotto, mais les Nouveaux Vengeurs acceptent d'aider Strange dans sa quête.
Celle-ci les conduit jusqu'à la Nouvelle-Orléans où réside une vieille connaissance de Luke Cage, son ancien partenaire au sein des Défenseurs, le Fils de Satan, Daimon Hellstrom. The Hood devance les héros, persuadé que c'est lui qui a été désigné pour être le nouveau Sorcier Suprême.
Les Nouveaux Vengeurs sont attaqués par la complice de Robbins, Madame Masque, que neutralise Spider-Woman, puis prêtent main forte à Hellstrom contre Dormammu.
Contre toute attente toutefois, c'est Brother Vaudou que l'Oeil d'Aggammotto a élu comme son nouveau propriétaire et qui va écarter le démon avec l'aide de Strange et d'Hellstrom.
Profitant de la présence des caméras de télé sur place, Barton lance un nouveau défi à Osborn. Il réplique en rappelant les antécédents d'Oeil-de-Faucon (qui a débuté comme espion aux côtés de la Veuve Noire, avant qu'elle ne passe à l'Ouest).
Cette fois, c'en est trop pour le nouveau Ronin : il décide de tuer Osborn !
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Cette histoire démarre mollement pour s'achever en boulet de canon : Bendis a beaucoup à se faire pardonner, après le crossover Secret Invasion (trop long) et deux arcs des NA décevants (The Empire, également interminable, et Dark Reign : Power, anecdotique), et il se rachète en beauté en explorant un domaine inédit dans la série (la magie).
Le cas du Dr Strange avait été laissé en suspens depuis l'Annual 2 (à la fin de l'arc The Trust, NA #32-37) où il s'était retiré de la scène après avoir employé la magie noire. A cette époque, les Nouveaux Vengeurs avaient dû quitter le manoir du sorcier suprême et l'invasion Skrull allait être publiquement révèlée. On retrouve le personnage dans une situation propice à de nouveaux rebondissements puisqu'il doit trouver celui qui lui succèdera.
Bien entendu, The Hood n'est pas loin : celui qui est devenu la Némésis de nos héros tient ses pouvoirs d'un vieil ennemi de Strange, Dormammu, et figure comme un prétendant légitime, au milieu d'autres personnages (bons comme méchants). Le bon Docteur est naturellement inquiet car la tâche de sorcier suprême est délicate mais surtout parce qu'il craint que l'Oeil d'Aggammotto ne choisisse un héritier maléfique et aguerri.
Bendis fait planer la menace Fatalis mais y renonce rapidement - visiblement, il n'a jamais su quoi faire avec ce personnage, sinon le maltraiter et lui ôter sa superbe (comme dans ses Mighty Avengers et Dark Avengers), alors que Mark Millar en fera un être surpuissant dans ses épisodes des FF : cela trahit un manque de rigueur éditorial dommageable. Mais c'est un autre débat...
Au lieu de ça, le scénariste envoie ses héros à la Nouvelle-Orléans et donne la vedette à deux outsiders comme il les affectionne : l'ex-Défenseur Daimon Hellstrom (appelé à revenir dans le volume 2 de la série, qui vient de démarrer aux States) et surtout Brother Voodoo, entrevu lors de l'arc Revolution (NA # 27-31), alors qu'il avait été sollicité par Iron Man pour coincer... Les Nouveaux Vengeurs ! Le retour n'en est que plus savoureux et Bendis soigne la réapparition de ce personnage pour une bataille finale qui figure comme une des plus réussies de la série.
Des situations secondaires comme le démasquage de Spidey, la jalousie de Cage après que sa femme ait avoué en avoir pincé pour Peter Parker, fournissent l'occasion à l'auteur de signer quelques dialogues savoureux et très drôles.
L'équipe se dôte aussi d'un chef (et d'un sous-chef) officiel(s) en la personne de Clint Barton : son ancienneté comme Vengeur lui vaut le poste, malgré son sale caractère et le fait que Luke Cage soit l'âme du groupe depuis la mort de Steve Rogers au terme de Civil War. Bendis surprend le lecteur avec ce choix mais il prépare aussi le court terme : Barton veut engager une guerre contre Osborn, quitte à outrepasser le fameux "no kill". Son échec programmé renforcera la légitimité de Cage comme vrai leader de la formation tout en conservant la tension dramatique : ombrageux et direct, l'ex-Hawkeye, même s'il aurait pu s'adoucir en retrouvant Mockingbird, est un homme en colère, après avoir traversé des épreuves douloureuses (tué et ressucité par la Sorcière Rouge, dépossédé de son nom par Bullseye, incarnant la vengeance contre Osborn qui déshonore le nom des Vengeurs). Cette approche du personnage est en fait logique, même si elle a défrisé les puristes.
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Les dessins de Billy Tan sont efficaces à défaut d'être toujours renversants : un peu comme David Finch au début de la série, il fait le boulot et sait parfois se dépasser pour livrer de belles séquences, comme ici avec l'affrontement final contre Dormammu qui occupe la majorité de l'épisode 54. L'entrée en scène de Brother Voodoo est elle aussi fort bien exécutée.
Pour illustrer les scènes où Parker Robbins est harcelé par le démon, le titre accueille comme invité Chris Bachalo qui, dans son genre, signe des planches marquantes. Reste que je ne suis pas très friand de son travail, parfois à la limite du lisible.
Mais ces épisodes sont suffisamment enlevés pour que le plaisir de les lire ne soit pas gâché par un dessinateur de passage.
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Avant d'arriver au prochain "event", Siege, qui va redéfinir la gamme "heroes" de Marvel et par conséquent les titres Vengeurs, reste un arc : Power Loss. Et avec lui, l'arrivée du grand Stuart (Nextwave) Immonen, dont la contribution va porter la série sur des sommets graphiques...

Critique 155 : NEW AVENGERS 48 à 50 - DARK REIGN : POWER, de Brian Michael Bendis et Billy Tan








New Avengers : Dark Reign - Power est le 12ème story-arc de la série écrite par Brian Michael Bendis et publiée par Marvel Comics de Février à Avril 2009, rassemblant les épisodes 48 à 50, illustrés par Billy Tan (plus Bryan Hitch, David Aja, Michael Gaydos, David Lopez, Alex Maleev, Steve McNiven, Leinil Yu, Steve Epting et Greg Horn pour le n°50).
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Le grand bénéficiaire de la victoire des humains contre les envahisseurs est donc Norman Osborn, qui devient le nouveau super-flic du monde libre : il démantèle le SHIELD et fonde le HAMMER.
Toujours contraint à la clandestinité, après avoir refusé la loi de recensement de Tony Stark, les Nouveaux Vengeurs se rassemblent grâce à Bucky Barnes, le nouveau Captain America, qui les héberge dans sa planque. L'équipe est désormais formée par Wolverine, Spider-Man, Ms Marvel, Mockingbird, Ronin (Clint Barton) et le couple Luke Cage-Jessica Jones dont la fille, Danielle, a disparu avec le skrull ayant pris la place de Jarvis.
Pour retrouver leur bébé, Luke et Jessica font appel à leurs amis ainsi qu'à Iron Fist et les 4 Fantastiques. Ils se divisent pour inspecter la ville et attaquent divers super-vilains comme l'AIM, l'HYDRA et Electro, susceptibles d'aider le Skrull en cavale.
Ils finissent par trouver dans un bar un autre Skrull prétendant être un ancien agent du SHIELD mais avant qu'ils aient eu le temps de le faire parler, il est abattu par un autre ex-membre de l'organisation de contre-espionnage.
Désespéré, Luke Cage se tourne vers le seul homme capable de l'aider : Norman Osborn. Celui-ci obtient l'adresse de la cachette du kidnappeur en interrogeant avec Venom des Skrulls faits prisonniers dans les cellules du HAMMER, et Cage récupère son enfant. Mais il échappe peu après à Osborn.
De retour au repaire de Bucky, les Nouveaux Vengeurs découvrent à la télé la présentation des Vengeurs Noirs d'Osborn, lui-même équipé de l'armure d'Iron Patriot, et composé de criminels rebaptisés (Venom : Spider-Man, Nor-Varh : Captain Marvel, Daken : Wolverine, Moonstone : Ms Marvel, Bullseye : Oeil-de-faucon ; Arès, Sentry). Hors de lui, Clint Barton décide de riposter.
Spider-Woman propose de servir d'appât pour attirer les hommes d'Osborn dans un piège mais ce dernier envoie le gang de The Hood éliminer les Nouveaux Vengeurs. Ces derniers disposent d'un atout : un draineur de pouvoirs élaboré par Tony Stark et récupéré par Ms Marvel, mais court-circuité par Osborn (et qu'ils oublieront sur place - ce qui va leur causer de futurs ennuis...). Malgré tout, ils s'en sortent miraculeusement, au terme d'une bataille disputée dans les ruines du Hellfire Club.
Clint Barton défie alors Osborn en prononçant une déclaration à la télé où il rappelle qui sont les véritables héros et le passé douteux des Vengeurs Noirs...
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Ce récit dont la concision est le premier et meilleur atout est clairement là pour opérer une transition entre la fin du crossover Secret Invasion et la suite des aventures des New Avengers. Bendis utilise un argument assez faible, bien que chargé dramatiquement (l'enlèvement de la fille de Cage et Jessica Jones), pour promettre un affrontement entre ses héros et leurs nouveaux ennemis, les Vengeurs Noirs de Norman Osborn. Mais l'affrontement n'aura pas lieu : la série Dark Avengers entraînent ce nouveau groupe en Latvérie où le Dr Fatalis combat Morgane la fée et les New Avengers doivent une nouvelle fois faire face à The Hood et toute sa clique.
L'ensemble, s'il se lit sans ennui, déçoit quand même car Bendis échoue à faire naître le suspense, que ce soit dans la première partie (la recherche du bébé) que dans la seconde (le traquenard d'Osborn). Comme s'il était conscient de la faiblesse de son idée, le scénariste conclut la grande bagarre contre The Hood et ses sbires dans la précipitation, grâce à l'intervention de Ms Marvel et Spider-Woman (la vraie, qui réintègre l'équipe en se rachetant maladroitement).
La véritable finalité de cet arc semble n'être que le 50ème épisode de la série, un chapitre exceptionnellement plus long (d'une 40taine de pages), où plusieurs dessinateurs sont venus épauler Billy Tan.
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Billy Tan, qui est devenu le deuxième artiste le plus prolifique du titre après Leinil Yu (même s'il a aligné moins d'épisodes consécutifs), rend une copie honorable mais sans plus sur ces épisodes, comme s'il cherchait ses marques après avoir partagé le gâteau avec Jim Cheung durant l'arc précédent (The Empire, NA #40-47). L'encrage de Matt Banning est par ailleurs également très inégal (Tan étant meilleur quand il s'encre lui-même ou quand il est secondé par Danny Miki et compagnie - cf. Uncanny X-Men).
Les guest-stars du n°50 forment un brillant aréopage de la maison Marvel mais leurs pages sont de niveaux variables :
- Bryan Hitch ouvre le bal avec une double-page spectaculaire mais fouillie,
- David Aja est bien plus sobre et retrouve Iron Fist pour notre bonheur,
- Michael Gaydos se montre paresseux en s'occupant de Luke Cage,
- David Lopez signe une planche enlevée avec Mockingbird et Ronin,
- Alex Maleev a été plus impressionnant en animant Spider-Woman tout comme Steve McNiven avec Spider-Man,
- Leinil Yu est convaincant avec Wolverine,
- Steve Epting est en grande forme avec Captain America,
- Greg Horn réussit à se rater avec Ms Marvel.
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Comme un résumé de ce passage oubliable, l'histoire s'achève sur une scène à la fois expédiée et ridicule où Clint Barton provoque Osborn à la télé (comment a-t-il pu y accéder en étant recherché comme il l'est ? Mystère...). Si l'action du personnage colle parfaitement à son caractère, cet épilogue est trop grossière pour qu'on le pardonne à Bendis. Heureusement, l'auteur va vite se resaisir avec l'arc suivant. La page Secret Invasion est tournée : enfin !

lundi 12 octobre 2009

Critique 105 : NEW AVENGERS 40 à 47 - THE EMPIRE, de Brian Michael Bendis, Jim Cheung et Billy Tan












New Avengers : Secret Invasion - The Empire est le 11ème story arc de la série, comprenant les épisodes 40 à 47, publiés de Juin 2008 à Janvier 2009 par Marvel Comics, écrits par Brian Michael Bendis et dessinés par Jim Cheung (40-42-45), Billy Tan (41-43-44-46 et une partie du 47) et Michael Gaydos (l'autre partie du 47).
Ces chapitres décrivent des évènements concordant avec le crossover Secret Invasion (également écrit par Bendis) en en dévoilant les origines et les coulisses et des actions parallèles. Dans le dernier épisode, on assiste à la première rencontre entre Luke Cage et Jessica Jones alors qu'au terme de Secret Invasion leur bébé est enlevé par le Skrull Jarvis.
Pour plus de lisibilité, j'ai divisé en deux le récit de ces épisodes, alternativement raconté du point de vue de la reine Veranke, des super-héros et des super-vilains.
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Dans les épisodes 40-42-45 :

- Veranke est exilée après s'être opposé au souverain des Skrulls, Dorekk, suite à la capture des Illuminati (Iron Man, Mr Fantastic, Charles Xavier, Namor, Flêche Noire, Dr Strange). Dorekk commande à ses savants la création d'agents indétectables par les Terriens.
Galactus dévore le monde-trône des Skrulls et les survivants se retournent vers Veranke qui ordonne l'invasion de la Terre grâce aux agents indétectables mis au point par les savants de Dorekk. Elle-même usurpe l'identité de Spider-Woman tandis qu'Elektra a déjà été remplacée.
- Veranke devient à la fois l'agent de Nick Fury et de l'Hydra qui ignorent qu'elle s'est substituée à Jessica Drew. Puis elle commande à Electro l'attaque du Raft (épisodes 1-6, Breakout)et intègre les Nouveaux Vengeurs qui se forment à cette occasion. Alors que la reine Skrull peaufine l'invasion, notamment avec le Skrull Hank Pym, la Sorcière Ecarlate modifie la réalité...
- Lors des évènements d'House of M, Veranke et le faux Pym réfléchissent au sort des mutants qui, une fois la situation revenue à la normale, voient leur population décimée. C'est aussi le cas des Skrulls, victimes de la vague d'Annihilation à l'autre bout de l'Univers : l'invasion doit réussir car désormais les aliens n'ont plus de monde.

Dans les épisodes 41-43-44-46 et 47 :

- un vaisseau skrull crashé en terre-sauvage libèrent des clones de héros (morts, disparus ou vivants) face aux Nouveaux et Puissants Vengeurs. Un T-Rex disperse tout le monde et Spider-Man retrouve alors Ka-Zar, Shanna et les indigènes de la région qui lui confirment que des skrulls infiltrés parmi les agents du SHIELD ont exploité secrètement les gisements de vibranium des environs (comme l'avaient découvert les Nouveaux Vengeurs dans Breakout, épisodes 1-6).
- Sur ce surgit le skrull Pitto Nilli devenu mentalement et physiquement, grâce à un conditionnement poussé, le double de Captain America. Mais il est neutralisé par Ka-Zar.
- Précédemment, lors de leur capture, les Illuminati ont été manipulés par Dorekk et ses troupes de savants qui se sont servis des connaissances de Red Richards pour rendre leurs espions suur Terre indétectables.
- Les super-vilains, après que the Hood ait libéré Madame Masque des geôles du SHIELD et pris un skrull inflitré en otage pour le questionner, découvre l'ampleur de l'invasion. Parker Robbins s'isole pour réfléchir à une riposte en invoquant celui à qui il doit ses pouvoirs : Dormammu.
- Enfin, alors que leur bébé a été enlevé par le skrull-Jarvis pendant que les super-héros et vilains terrassaient les envahisseurs, Luke Cage et Jessica Jones se rappellent leur première rencontre quand le Vengeur avait demandé à la jeune femme de retrouver son père.
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Examinons les + et les - de cet arc foisonnant et inégal, qui souffre des défauts inhérents aux séries liées à une saga globale, tout en soulignant les qualités d'écriture de leur auteur commun.
La faiblesse majeure de ces épisodes, c'est leur nombre : pour coller au rythme de parution de Secret Invasion, Bendis a délayé la sauce sur 8 volets, ce qui est trop. Le rythme, déjà marqué par la narration décompressée, devient pesant, d'autant plus que ce qu'on nous relate ici n'est pas toujours passionnant.
Si découvrir les coulisses de l'invasion est assez prenant et resitue dans une perspective troublante des évènements antérieurs qui ont bouleversé le Marvelverse ces dernières années (comme par exemple House of M), la rencontre Spidey-Ka-Zar est vraiment dispensable tout comme le flash-back sur le couple Cage-Jones.
En revanche, l'invasion vue du côté des criminels donne lieu à un épisode plus abouti, avec une atmosphère tendue bien exprimée... Mais s'achevant sur un cliffhanger toujours pas développé depuis !
Dans ces conditions, difficile d'être indulgent avec Bendis et de relever des qualités à cet arc auquel une narration parallèle ne rend guère service. Il faut mieux pour apprécier le contenu de ces chapitres relire le tout une fois le cycle Secret Invasion terminé car, mensuellement, c'est à la fois frustrant et fastidieux.
On peut saluer l'audace d'une telle construction sur une durée aussi conséquente mais sans doute était-ce trop périlleux pour tenir, et malgré tout son savoir-faire, Bendis ne peut pas tout (bien) faire.
La leçon de The Empire tient-elle sans doute en ces termes : l'auteur a un talent indiscutable mais il gagnerait à se consacrer à moins de projets simultanèment. Secret Invasion a été un crossover à moitié réussi, et ces épisodes des NA sont à moitié ratés.
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Graphiquement, l'idée de confier à deux artistes, qui plus est aux styles très différents, le traitement des deux aspects du récit est ingénieux : chacun pourra y trouver son compte, qu'il soit fan de Cheung ou Tan (voire des deux).
Personnellement, je préfére Billy Tan (surtout quand il s'encre lui-même), mais le passage sur House of M par Jim Cheung est un des plus beaux que la série compte.
Par contre, je ne suis toujours pas convaincu par Michael Gaydos, dont le style ne convient pas à ce genre de titre qui plus est.
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Les Skrulls ont échoué et nous voilà désormais au coeur du Dark Reign : les ennuis sont donc loin d'être terminés pour nos héros, une nouvelle époque commence et les Nouveaux Vengeurs sont promis à de nouvelles (r)évolutions...