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vendredi 29 décembre 2023

TITANS : BEAST WORLD #3, de Tom Taylor et Lucas Meyer


Ce troisième épisode (sur six) de Titans : Beast World confirme la médiocrité de l'event écrit par Tom Taylor. N'allez pas croire que ça me procure du plaisir de démolir le travail d'un auteur, mais soyons lucide et reconnaissons que ce n'est vraiment pas bon. Par-dessus le marché, Ivan Reis cède sa place à Lucas Meyer et, sans démériter, ce dernier n'a quand même par les mêmes atouts à faire valoir.


A la Tour des Titans, Nightwing a enfermé Batman, infecté, et le Dr. Clancy l'examine tandis que le détective Chimp vient apporter son expertise. Jon Kent éloigne Power Girl, également contaminé, Donna Troy tente de retenir Beast Boy. Et Amanda Waller va libérer le plus célèbre détenu de la prison de Stryker...


Par le plus grand des hasards, je relisais il y a peu un article paru dans Comic Box au sujet de Secret Invasion, l'event écrit par Brian Michael Bendis en 2008. J'avais précédemment relu un article sur Civil War de 2006 par Mark Millar dans la même revue.


Et ce qui m'a frappé, c'est à quel point la physionomie même des events, aussi bien chez Marvel que chez DC, a changé. Sans sombrer dans le "c'était mieux avant", force est de constater que, à l'époque de Secret Invasion et Civil War, les éditeurs concevaient ces histoires avec les auteurs avec l'ambition de faire bouger les lignes.


Dans le cas de Civil War par exemple, une idée aussi simple que forte questionnait le statut des super-héros : il s'agissait de considérer leur rôle de justiciers ne rendant de compte à personne, agissant en dehors de toute autorité, jusqu'à ce qu'un terrible accident impliquant un groupe de jeunes héros ne remette tout ça en cause.

Secret Invasion travaillait la matière différemment et annonçait en quelque sorte une certaine dérive des events puisque, initialement, Bendis l'avait conçu comme un arc de la série New Avengers - d'ailleurs l'intrigue commençait dans les pages de ce titre. Ce n'est qu'ensuite que l'équipe éditoriale a convaincu le scénariste de développer le projet pour en faire un event, impliquant d'autres héros. Mais Bendis avait un pitch assez malin pour concerner tout le monde et plonger ensuite tout l'univers Marvel dans une nouvelle ère (le Dark Reign).

Aujourd'hui, ce n'est vraiment plus pareil. Chez Marvel, non seulement les events se succèdent, parfois plusieurs la même année, et les répercussions sont vite expédiées (quand il y en a). Chez DC, il y a toujours cette tentation d'une nouvelle Crisis (la dernière, Dark Crisis, a abouti au statu quo actuel, Dawn of DC).

Le cas de Titans : Beast World s'inscrit dans un mouvement qui se veut plus souterrain mais qui manque par trop de subtilité. D'un côté, l'histoire surfe sur la série Titans de Tom Taylor et le fait d'établir l'équipe de Nightwing comme la digne remplaçante de la Justice League - quoi de mieux qu'un event pour prouver qu'ils sont à la hauteur de cette responsabilité ?

D'un autre côté, paradoxalement initié par Joshua Williamson, aujourd'hui principal architecte du DCU version comics, il y a la volonté de faire de Amanda Waller, la patronne de la Suicide Squad, la grande vilaine avec un plan simple : prouver que les super héros sont une menace et l'éradiquer en manipulant l'opinion. C'est elle qui a provoqué la catastrophe en cours - et pourtant elle supervise aussi une équipe de méta-humains (une nouvelle mini-série Suicide Squad est déjà programmée à l'issue de Beast World).

On aurait donc pu avoir, idéalement une synthèse des démarches de Millar et Bendis avec Beast World : une intrigue mijotée à feu doux mais explosive. Pourtant, au lieu de ça, on a quelque chose qui est grotesque, écrit avec des ficelles grosses comme des câbles, sans aucune nuance, et qui n'est déclinée que dans des tie-in spécialement conçus pour l'occasion (et dont je me demande qui les lit parce que, vraiment, il faut être motivé).

Tom Taylor ne réussit déjà pas à imposer les Titans comme une équipe valant la Justice League (mais c'était attendu : comme les New Mutants n'ont jamais éclipsé les X-Men, personne, je crois, ne voudra jamais des Titans à la place de la Justice League). Alors lui demander d'être aussi percutant que Millar et prévoyant que Bendis (dans une configuration chez DC où il n'a pas la même importance ni la même influence), c'était perdu d'avance.

Mais là où le bât blesse, c'est que en trois épisodes, son event échoue lamentablement à créer des scènes, voire des séquences assez puissantes pour que le lecteur croit que cette histoire va marquer le futur du DCU. Pour l'instant, la seule victime marquante est Batman, mais c'est contre-productif puisque c'est justement Batman et que tout le monde sait qu'il recouvrera son intégrité physique et mentale à la fin (c'était le même problème qui s'était posé avec Lazarus Planet). 

Et les manipulations de Waller deviennent ridicules car si on suit le travail de Williamson, on sait qu'elle agit pour le compte d'autres personnes, et si on ne le suit pas, c'est encore plus embarrassant puisque rien ici ne nous renseigne sur cette réalité en coulisses. A cet égard, l'identité du détenu qu'elle fait sortir de prison à la fin de l'épisode apparaît comme un retour en arrière pathétique par rapport à ce que Williamson lui-même avait mis en place dans Superman (et ça veut aussi dire que Williamson l'a approuvé).

Je suis un peu long et je m'en excuse, mais je ne veux pas taper sur Taylor sans expliquer ce qui, selon moi (mais je pense que mes reproches sont objectifs), ce fonctionne pas. En vérité, ça dépasse Taylor, son manque de talent ne fait que rendre le problème plus évident. Et ce problème est d'abord celui des éditeurs qui multiplient les events sans comprendre que leur multiplication diminue leur impact. La complicité du lectorat qui continue à tomber dans le panneau en achetant car il espère que celui-ci sera différent ne fait qu'aggraver la chose.

En ce qui me concerne, si je n'attendais pas grand-chose de Taylor sur un tel format (et en général), je n'ai pas été déçu. Mais je le suis nettement plus quand je vois que cet épisode n'est pas dessiné par Ivan Reis, qui était l'attraction principale. Il reviendra pour le #5, et c'est tout, donc il aura seulement dessiné la moitié d'un event : c'est dire s'il a vraiment déjà la tête ailleurs (en l'occurrence chez Ghost Machine pour qui il va devenir exclusif et retrouver Geoff Johns).

Lucas Meyer n'est pas mauvais, il semble même que Beast World soit une sorte de test pour lui puisque DC l'a confirmé comme le prochain dessinateur régulier de Titans (Nicola Scott n'aura donc pas fait long feu). Mais ce qui lui manque, surtout pour un projet comme ça, c'est justement ce qu'apporte un artiste comme Reis : de la puissance, de l'ampleur, de l'envergure, du souffle.

Evidemment, ça s'acquiert avec de l'expérience et Reis a eu tout le temps de l'accumuler chez DC, notamment depuis Blackest Night qui a fait de lui la superstar qu'il est. Toutefois, je trouve curieux de jeter dans le grand bain un artiste comme Meyer, surtout pour suppléer Reis : la comparaison est inévitable et je doute qu'elle tourne en sa faveur. C'est sévère mais implacable.

Allez, rendez-vous dans quinze jours pour la suite de ce nanar boursouflé.

mardi 12 décembre 2023

TITANS : BEAST WORLD #2, de Tom Taylor et Ivan Reis


Ce deuxième volet de Titans : Beast World est aussi spectaculaire que le premier. Ce qui est l'essentiel puisque c'est l'objectif évident de cet event. Tom Taylor mène sa barque avec efficacité à défaut d'originalité car son histoire en rappelle furieusement une autre... Quant à Ivan Reis, il donne tout ce qu'il a avant son départ annoncé de DC.
 

Devenu l'équivalent de Starro après avoir vaincu la Necrostar, Beast Boy ne se maîtrise plus et libère des spores sur le monde entier, qui transforment les humains en bêtes sauvages. La situation devient hors de contrôle quand Batman est contaminé puis Black Adam...


Au moins on ne pourra pas reprocher à Titans : Beast World son manque de finesse : c'est bien un divertissement bourrin, sans aucune subtilité, avec des ficelles grosses comme des câbles, produit dans l'unique but d'en mettre plein la vue.


D'un côté, on peut donc féliciter DC pour sa franchise dans cette entreprise : l'éditeur ne trompe personne sur la marchandise, il ne cherche pas à réinventer la roue et on peut parier que les conséquences resteront limitées - même avec la confirmation que la vraie méchante dans cette affaire en tirera quelque profit.


De l'autre, on peut quand même se désoler que DC se soit lancé dans ce récit sans plus d'ambition, ou plus exactement ait trouvé de la place pour un projet aussi bas du front au lieu de simplement publier des séries mensuelles tranquillement, à peine quelques mois après Knights Terror. Mais au moins cette fois, l'intrigue n'impacte pas les titres en cours (les tie-in sont des n° spéciaux tout à fait dispensables).

Tom Taylor demeurera pour moi le scénariste le plus surcoté de DC : son Nightwing a eu raison de ma patience et son event n'est rien d'autre que la confirmation de la pauvreté de son imagination. Car, parlons peu mais parlons vrai : Titans : Beast World a tout d'un plagiat. Qui plus est un plagiat d'un crossover de DC.

Souvenez-vous : en 2016, DC Rebirth venait juste de démarrer et à peine quelques mois après la relance des titres Batman, Detective Comics et Nightwing, Steve Orlando signait script et dialogues du crossover : Night of the Monster Men. Hugo Strange y transformait en monstres géants et grotesques plusieurs personnages (dont Nightwing) pour créer le chaos à Gotham.  

Bon, hé bien, là, vous remplacez Strange par Amanda Waller et le Dr. Hate (le nom de vilain le plus ridicule dont on nous a gratifié depuis des lustres) qui ont profité du plan de Beast Boy pour battre la Necrostar en se transformant en Starro. Résultat : tout le monde ne se transforme pas en monstres mais pas loin quand même puisqu'ils deviennent des bêtes sauvages.

Ah, je vous avais prévenus, c'est du pompage en bonne et due forme, et sans scrupules. La Nuit des Monstres était déjà d'une débilité sans fond mais Titans : Beast World ne vaut pas mieux - en tout cas à ce stade. Bien sûr, on peut croire aux miracles et penser que ça va s'arranger, mais je ne miserai pas gros là-dessus.

Taylor fait de Batman une sorte de loup-garou et de Black Adam un lion. J'espère que Aquaman ne va pas se changer en baleine et nouer une idylle avec King Shark... Mais avec ce scénariste, on peut s'attendre à tout. Je ne veux pas l'accabler : il y a bien un editor qui a validé cette idée et un rédacteur en chef qui a consenti à la publier, mais bon, après Knights Terror qui, comble du comble, ne faisait jamais peur, ce Beast World est un autre event assez pathétique. DC n'a pas besoin de ça.

Heureusement, dans notre malheur, nous avons le plaisir de lire les planches de Ivan Reis. C'est bien la seule chose de valable dans ce nanar et l'artiste brésilien honore la profession en donnant tout ce qu'il a au service de cette histoire débilissime.

Là aussi, on peut se désoler que le dessinateur qui, jadis, accomplit des miracles sur Blackest Night en soit réduit à faire ça, mais en même temps, il doit s'en fiche pas mal puisque, c'est annoncé, il va quitter DC pour rejoindre Ghost Machine, le label de son ami Geoff Johns pour lequel il sera exclusif (et il y rejoint d'autres pointures comme Bryan Hitch, Francis Manapul, Jason Fabok rien que pour la partie graphique).

Le soin que met Reis à illustrer Beast World, à nous livrer des scènes épiques, force le respect, mais on ne peut s'empêcher là aussi d'être affligé de voir celui qui a tant donné à DC partir sur cette note. Il méritait une sortie plus qualitative, une histoire digne de son talent. Pour ma part, je regretterai toujours qu'il n'ait pas oeuvré sur un run à sa mesure sur Justice League (il avait participé à la série du temps des New 52, mais avec des épisodes peu convaincants).

De mon côté, je vais continuer et terminer Titans : Beast World. Uniquement parce que le rythme de parution est soutenu (prochain n° dans quinze jours) et que ce sera donc vite plié. Et pour Reis. Après, je tâcherai d'oublier jusqu'au nom de l'infâme Tom Taylor, un des pires écrivaillons de comics qui a jamais été.

mercredi 29 novembre 2023

TITANS : BEAST WORLD #1, de Tom Taylor et Ivan Reis


Je ne suis pas un fan des events, ni de Tom Taylor, mais pourtant je me suis trouvé à lire le premier épisode (sur six) de l'event DC de cette fin d'année : Titans Beast World. La présence au dessin de Ivan Reis motive beaucoup et puis surtout l'éditeur a décidé de ne pas faire durer les choses (malgré l'habituel cortège de tie-in qui accompagnera cette histoire) en publiant tout ça entre fin Novembre et début Janvier. Alors ? Est-ce que c'est bien ?
 

Une expédition spatiale organisée par l'Eglise de l'Eternité atterrit sur Titan, la lune de Saturne, mais réveille la Necrostar, un monstre bien connu du peuple tamaranéen de Starfire. Seul Starro le conquérant a réussi par le passé à la vaincre. Mais méfiant à la perspective d'une telle alliance, Beast Boy propose un plan B risqué...


Je n'avais pas prévu de me lancer dans cet event. Comme je l'écris plus haut, les events me déçoivent trop souvent. En plus celui-ci est écrit par Tom Taylor, un scénariste largement surcoté pour moi. Et je ne lis pas la série Titans qu'il écrit.


Mais quand un ami m'a prêté son exemplaire en me jurant que c'était bon, je me suis laissé tenter. Et, c'est vrai que c'est bon. Pas révolutionnaire mais efficace. Et avec ses quarante pages, ce premier numéro (sur six) se donne les moyens d'embarquer le lecteur dans un récit très spectaculaire.


Le retour de la Justice League n'étant toujours pas d'actualité, DC mise sur les Titans, placée en première ligne, comme les remplaçants de la Ligue de Justice. On s'amusera quand même de voir tous les cadors de la JL aux premiers rangs lors de la réunion de crise, même si c'est bel et bien la bande de Nightwing qui est en haut de l'affiche.


Comme souvent chez DC, la menace est cosmique : ici, il s'agit de la Necrostar, une entité extrêmement puissante et fatale enterrée sur la lune de Saturne, Titan, et réveillé par une expédition spatiale organisée par l'Eglise de l'Eternité, dont le leader, Frère Eternité, semble avoir caché à ses "forevernauts" un vilain secret.

L'événement, retransmis en direct à la télé, alerte aussitôt Starfire qui reconnaît un vieil idiome tamaranéen pour réveiller la Necrostar. Logiquement, c'est aussi Koriand'r qui va expliquer à tout un tas de héros de quoi il ressort, grimoire à l'appui. Tom Taylor semble compter sur une certaine simplicité pour poser les fondements de son intrigue et c'est louable.

Néanmoins le scénariste se garde des munitions - il a raison, quand on part pour un épisode de 40 pages, autant ne pas tout dire d'un coup. La seule entité capable de contenir la Necrostar est Starro le conquérant, mais pour Beast Boy, il est clair qu'attendre de l'aide d'une bestiole pareille revient à soigner le mal par le mal, donc assumer un trop gros risque.

Je ne spoile pas grand-chose en vous révélant que le plan de Beast Boy est de se transformer en une étoile de mer géante rivalisant avec Starro. Le procédé est détaillé de manière à la fois assez détaillée et allusive pour ne pas verser dans l'horreur, et souligne le lien, romantique autant que sacrificiel, entre Gar Logan et Rachel Roth/Raven.

Il est intéressant de voir que le scénario prend en quelque sorte le contrepied des classiques de Marv Wolfman et George Pérez à l'époque des New Teen Titans, où Raven était l'élément instable de l'équipe à cause de ses liens avec Trigon, qui risquait de la faire sombrer du côté obscur à tout moment. Ici, c'est elle qui accompagne Beast Boy vers sa métamorphose, où il risque à son tour de perdre tout contrôle. Et évidemment, pas besoin d'être un génie pour l'anticiper, ça ne va pas manquer d'arriver... Mais avec le concours d'un autre méchant.

Sur ce dernier, en revanche, je resterai discret, même si je dois avouer que je trouve son nom franchement grotesque (et il faut en outre savoir qu'il est apparu un peu plus tôt, à la fin de Knights Terror, l'event estival de 2023, quand Amanda Waller a récupéré la pierre du cauchemar et une autre relique). Il faudra attendre pour voir ce que va en faire Taylor, si la Necrostar est définitivement écartée, et si Starro ne pointe pas le bout de ses branches...

C'est en tout cas efficace et très rythmé. Ivan Reis fait ce qu'on attend de lui et pour quoi il est si insolemment doué : l'épisode regorge de planches généreusement détaillées, avec des angles de vue grandioses. Les décors sont exploités de la manière la plus spectaculaire possible et les scènes d'action ont une envergure que peu d'artistes parviennent à traduire.

Le casting, fourni, n'est pas un souci pour Reis, ni pour son encreur Danny Miki ni pour son coloriste Brad Anderson, qui ont tous eu à les représenter dans leurs carrières. Le vrai défi est bien de faire croire au lecteur que les Titans peuvent être les grands sauveurs de l'humanité comme la Justice League avant eux et pas seulement des substituts pratiques en attendant le retour des justiciers vedettes.

La formation qu'animent Taylor et Reis consiste en Nightwing, Starfire, Donna Troy, Cyborg, Raven et Beast Boy, et ce sextet ne manque pas de charisme. Quiconque a une connaissance minimum de l'univers DC sait qui sont ces personnages, déjà là à la fin des années 70, début des années 80, même si après Wolfman et Pérez leur groupe a connu des fortunes très diverses. 

Ce qui est appréciable, c'est que DC semble définitivement sorti de ses tentations de faire des Titans une Justice League junior avec des héros aux compétences équivalentes. Et Taylor s'appuie sur l'historique de cette bande pour ne pas avoir à expliquer au lecteur qui ils sont, d'où ils sortent, pourquoi ils sont en première ligne. Même si la Justice League est présente à l'image et finira pas revenir dans une série mensuelle, pour l'heure, elle n'est ni reléguée artificiellement  pas plus que les Titans mis en avant pour l'occasion. D'ailleurs le titre de l'event associe bien Titans et Beast World (alors que DC aurait pu se contenter de cette dernière partie).

Le cliffhanger laisse la porte ouverte à une crise en bonne en due forme (mais sans le ciel rouge ni forcément la fin de l'univers/multivers/omnivers à la clé). Et surtout on n'aura pas à attendre longtemps pour la suite (chaque numéro paraîtra à quinze jours d'intervalle).