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samedi 9 avril 2022

CAPTAIN MARVEL ANNUAL 2022, de Torunn Gronbekk et Carlos Gomez


Bien que je ne suive plus la série Captain Marvel depuis un bail, j'ai jeté on dévolu sur cet Annual 2022 pour le plaisir de retrouver les Starjammers, un groupe de personnages que j'adore, fruit de l'imagination de Dave Cockrum, et dont l'histoire est liée à Carol Danvers. Ecrit par Torunn Gronbekk (et non Kelly Thompson) et dessiné par Carlos Gomez, ce numéro est régal.


Carol Danvers est arrêtée dans un casino du secteur K'rsak pour une bagarre. Jugée et condamnée rapidement, elle est envoyée dans la prison d'Ashmount. Mais tout cela fait partie d'un plan...


Sur place, elle retouve en effet les Starjammers qui veillent sur Bean, sa protégée d'origine Kree, traquée par les Quatre de Hala, des fanatiques eugénistes. Carol déclenche une émeute.


Le chaos qui s'ensuit permet l'évasion des Starjammers et de Bean. Une fois dehors, Captain Marvel doit encore se débarrasser d'une gigantesque méduse pour couvrir la fuite de ses amis.


Rejoignant leur vaisseau, les Starjammers voient Bean filer car elle refuse qu'ils se sacrifient pour elle. Les Quatre de Hala resurgissent. Mais pourquoi veulent-ils la tuer ?

Chaque fan de comics (et même chaque auteur) a des personnages qu'ils adorent et qui ne font pas partie des vedettes couvées par les éditeurs, des héros de second plan, qui n'ont jamais eu assez de reconnaissance publique pour avoir leur propre série régulière mais qui ont partagé l'affiche avec des stars lors de sagas cultes.

Chez Marvel, j'ai un gros faible pour les Starjammers depuis la Saga des Broods dans les pages de Uncanny X-Men par Chris Claremont et Paul Smith au milieu des années 80. Menés par le père de Cyclope, Christopher Summers/Corsaire, ils ont été créés par Dave Cockrum qui les a conçus graphiquement, et animés par Claremont donc. On reconnaît immédiatement les designs, même aujourd'hui un peu modifiés, de Cockrum, cet artiste génial pour dessiner des personnages au look unique. On sait aussi que ce sont des personnages à lui parce qu'ils incarnent sa passion pour les films de pirates, de cape et d'épée (comme Diablo, avant que Claremont et tous les autres en fassent un elfe catholique). Les Starjammers sont des pirates de l'espace et non des super-héros.

Leur route a donc croisé celle de Carol Danvers lors de la Saga des Broods dans laquelle Ms. marvel devint Binaire (que Kelly Thompson s'apprête à remette au goût du jour). A cette époque, victime des pouvoirs de Malicia, Carol Danvers a subi un traumatisme mental et va se ressourcer auprès de cette bande de pirates tout en voyant ses pouvoirs évoluer à un niveau cosmique. Cockrum concevra aussi le design du costume de Binaire (un autre chef d'oeuvre, qu'a réactualisé sobrement Russell Dauterman).

La perspective des retrouvailles de Carol Danvers et des Starjammers a suffi à me faire craquer pour acquérir cet Annual, sans que je sache même ce qu'il allait raconter. Kelly Thompson, scénariste de Captain Marvel, a laissé passer son tour et Marvel a confié l'écriture de ce numéro à Torunn Gronbekk, auteur encore peu connue mais qui a plusieurs projets programmés dans les mois à venir, et qui, auparavant, a rédigé les scripts de Jane Foster : Valkyrie (#8-10) et The Mighty Valkyries (#1-5) d'après des idées de Jason Aaron.

Elle nous entraîne donc d'abord sur une fausse piste avec l'arrestation et le jugement express de Carol Danvers dans un casino. Incarcérée dans une prison terrifiante, on comprend alors qu'elle a tout fait pour y être envoyée car les Starjammers (du moins trois d'entre eux : Corsaire, sa compagne Hepzibah et le géant Ch'od - on ne verra pas Raza, qui figure pourtant sur la couverture de Lee Garbett) y sont déjà, veillant sur Bean, une adolescente Kree, traquée par des fanatiques eugénistes.

La suite est un régal, très rythmée, souvent drôle, pleine d'action, avec une évasion spectaculaire, des combats dans l'espace, et une révélation finale sur la raison pour laquelle Bean est pourchassée. Gronbekk maîtrise parfaitement tous les éléments de cette histoire alors qu'elle débarque juste pour cet Annual. Oserai-je dire qu'elle réussit là où Kelly Thompson a échoué auparavant ? Pas loin, même si ce serait injuste car, comme je l'écrivais plus haut, j'ai arrêté de lire Captain Marvel depuis un moment, mais justement parce que je n'étais pas convaincu par les histoires de Thompson.

En ce qui concerne les Starjammers, hormis le fait que Raza soit absent de l'histoire (sans qu'on comprenne pourquoi), ils sont parfaitement caractérisés. Leur dynamique de groupe est excellement exploitée, notamment la personnalité roublarde de Corsaire, la voix de la raison de Hepzibah, et la placidité de Ch'od. Leur complicité avec Carol est bien mise en valeur, avec quelques répliques bien senties. Tout cela sans sacrifier le sort de Bean, pour laquelle on a ressent une vraie empathie (bien évidemment en raison de sa jeunesse et la persécution qu'elle subit).

Pour ne rien gâcher, Marvel a adjoint à Gronbekk un excellent dessinateur avec Carlos Gomez. Celui qui s'est fait remarquer il y a quelques mois sur la mini-série America Chavez : Made in U.S.A. et ensuite sur des épisodes de The Amazing Spider-Man : Beyond brille encore sur cet Annual. Gomez est sans doute, je suis prêt à prendre les paris, une future star parce qu'il dessine bien, qu'il est ponctuel et que son style est ésudisant. Il aime les belles héroïnes, mais pas que, et il redonne de la féminité à Carol (dont je déplore toujours que Marvel lui ait retirée son costume de Ms Marvel, designé par... Cockrum - et je ne suis pas le seul puisque Kurt Busiek a déclaré récemment que s'il devait écrire le personnage, il exigerait qu'elle renoue avec ce look emblématique).

Gomez maîtrise parfaitement les Starjammers. Influencé (comme d'autres) par Stuart Immonen, il n'en est pas une pâle copie mais son découpage est plein de pep's, avec des compositions fournies et impeccables, des enchaînements fluides, des valeurs de plans variées et justes. Ses personnages sont expressifs, avec parfois un côté presque cartoon très sympa. Un plaisir.

Quand Marvel se rappelle de ses fondamentaux et utilise des personnages aussi chouettes, on ne peut plus rien leur reprocher. Cette semaine, l'éditeur nous aura gâtés. Et on espère revoir vite à l'oeuvre Gronbekk et Gomez, pourquoi pas ensemble.

vendredi 18 octobre 2019

CAPTAIN MARVEL #11, de Kelly Thompson et Carmen Carnero


Il n'y aura rien eu à sauver de cet arc narratif de Captain Marvel qui s'avère un pitoyable ratage jusqu'au bout. Kelly Thompson livre son pire travail et surtout ne donne vraiment pas le sentiment qu'elle apporte quelque chose au personnage. Carmen Carnero s'en sort un peu mieux, mais quitte le titre sur un triste bilan.


Résumer cet épisode est une vraie purge, aussi me contenterai-je du strict minimum : Captain Marvel, comprenant que Star tire désormais ses forces des civils grâce à un virus kree conçu par Minerva, décide de replacer dans sa poitrine le siphon qui la prive de ses pouvoirs au bénéfice de son ennemie.


Ce geste fou, espère-t-elle, incitera Star à se ressaisir. Mais ce n'est pas le cas : traumatisée par son expérience avec Nuclear Man (voir les épisodes #1-5), elle veut se venger de Captain Marvel qu'elle juge responsable de l'avoir entraînée dans ses mésaventures. 
  

Tabassant l'héroïne, son agressivité se retourne doublement contre Star : d'abord en lui valant le rejet du public et ensuite en permettant à Captain Marvel de l'atteindre et de la neutraliser dans une manoeuvre périlleuse. Elle est incarcérée au Raft tandis que Carol Danvers, à nouveau plébiscitée par le public, se demande jusqu'à quand durera ce regain de popularité...


Rien, absolument rien ne fonctionne dans cet épisode, comme dans les précédents de cette histoire. Et le pire, c'est que Captain Marvel commente, à un moment, la nullité des événements en tentant de raisonner Star, lui expliquant que son attitude est irrationnelle (en gros, elle est traumatisée par son séjour dans la dimension de Nuclear Man, elle justifie son comportement maléfique actuel par cela en reprochant à Carol Danvers de l'avoir entraînée dans ses galères).

Un tel ratage est difficile à cerner, surtout de la part d'une scénariste comme Kelly Thompson qui écrit d'habitude bien mieux. Mais son intrigue est tellement tirée par les cheveux, les péripéties sont tellement grotesques, le dénouement tellement laborieux, qu'on ne peut être indulgent.

Plus généralement, ce qui frappe, c'est qu'en presque une année sur le titre (onze épisodes, dont deux dévolus à coller à l'event War of the Realms), Thompson n'a jamais semblé en mesure d'apporter quelque chose de consistant et d'original à la série et son héroïne. La fantaisie dont elle a su faire preuve, avec une inspiration certes inégale, sur Hawkeye et West Coast Avengers est tristement absente. Captain Marvel manque cruellement d'humour, jouant la carte d'un pathos ennuyeux, avec une protagoniste qui n'existe que par rapport à ses amis (le supporting cast devient envahissant sans être très constructif, comme en témoigne la présence de Hazmat, que Carol doit former - ce qu'elle n'a visiblement ni le temps ni l'envie de faire).

La série partait déjà avec un sérieux handicap puisque devant suivre la retcon écrite par Margaret Stohl dans la mini The Life of Captain Marvel, où on apprenait que Carol Danvers devait ses pouvoirs non pas à Mar-Vell mais à sa mère d'origine kree. Thompson s'en est servi de manière plutôt habile, mais en vérité surtout comme un prétexte au début de cet arc pour appuyer la disgrâce de son héroïne.

L'identité du titre demeure nébuleuse. Captain Marvel semble comme à l'étroit dans sa propre série, devant rester sur Terre pour être mieux identifié par les civils et disponible pour les Avengers, mais du coup cantonnée à des adversaires vraiment pas charismatiques (Nuclear Man, Star - à laquelle pourtant Marvel semble croire puisqu'elle aura droit à sa mini-série en 2020 !), et constamment suivie par une bande de filles (soulignant de façon lourdingue le féminisme promis du titre). Thompson, du coup, donne le sentiment d'écrire une suite officieuse de A-Force ou de spin-off d'Avengers. Gênant pour un personnage censée exister de façon aussi affirmée que Captain America, Iron Man, Black Panther, Thor, etc.

Comment la fille qui rédige des épisodes enchanteurs de Sabrina the teenage witch peut-elle être aussi gauche avec Captain Marvel ? A cause de la pression éditoriale (car, avec le succès du film, Marvel veut absolument imposer l'héroïne comme une vedette de comics) ? D'une panne d'inspiration ? D'une perte de motivation (suite aux échecs successifs de Hawkeye et WCA) ? 

Carmen Carnero quitte le navire en tout cas - elle va dessiner la mini X-Corp, qui reviendra sur les vies antérieures de Moira McTaggert, en 2020. Elle me laissera une impression mitigée : c'est une artiste solide, douée, mais à qui il manque ce petit plus pour marquer les esprits, faire la différence (et peut-être un encreur, qui embellirait son trait). Son remplacement par Lee Garbett sera l'occasion d'apprécier la différence entre un dessinateur mûr et sûr de lui et elle qui se cherche encore (à mon humble avis).

Grâce à Garbett justement, je vais sûrement tenter le prochain arc, qui promet de bouger les lignes (Captain Marvel passe du côté obscur). Mais attention quand même car il faudra que Thompson convainque rapidement pour que je ne lâche pas l'affaire !  

vendredi 13 septembre 2019

CAPTAIN MARVEL #10, de Kelly Thompson et Carmen Carnero


Le mois dernier, la lecture de Captain Marvel m'avait notablement irrité, au point de me demander si j'allais poursuivre la série. J'ai décidé de terminer cet arc malgré tout, mais sans grand espoir. Le résultat reste très décevant, même si l'action est au rendez-vous. Kelly Thompson a raté son coup, ça arrive. Carmen Carnero est plus inspirée. Avant des jours meilleurs ?


Après l'avoir trouvée battue à mort, Captain Marvel a transporté Minerva chez Tony Stark pour qu'il la soigne. A peine rétablie, la scientifique kree passe aux aveux : elle reconnaît avoir provoqué la disgrâce récente de Carol Danvers pour la forcer à l'aider à relancer leur peuple.


Avant cela, Minerva avait mené des expériences sur des humains volontaires pour créer des super-soldats. Un seul de ces cobayes a produit un résultat satisfaisant : la super-héroïne Star. Dont la source des pouvoirs provient du fait qu'elle siphonne l'énergie de Captain Marvel.


Carol n'a pas le choix : elle part défier Star en la provoquant publiquement au centre de New York. Les deux femmes s'affrontent et Captain Marvel tente de compenser son manque de puissance par son expérience du combat.


Pour éviter de mettre les civils en danger, Carol entraîne Star dans l'espace mais elle comprend que cela ne suffit pas. Elle extrait alors de sa poitrine l'implant qui permet à Star de siphonner son énergie. Mais ce faisant, elle provoque leur chute.


Malgré tout, elles survivent, Star davantage que Captain Marvel à qui elle révèle alors la raison pour laquelle elle la déteste tant : sous son masque, elle est la journaliste Ripley Ryan, qui avait kidnappée par la faute de l'héroïne par Nuclear Man. Et, pour ne rien arranger, elle peut désormais aspirer l'énergie vitale des êtres humains...

L'erreur qu'a commise Kelly Thompson pour cette histoire est évidente : lorsqu'on choisit de fournir au lecteur plus d'information que n'en dispose le héros de la série, ce dernier passe pour un imbécile qui met trop de temps à deviner ce qui nous est évident. Or, dans le genre super-héroïque, on attend toujours du héros qu'il soit à égalité avec nous concernant le mystère qu'il doit résoudre afin que nous soyons aussi surpris que lui par la vérité.

Il ne fallait pas être bien futé pour imaginer que Star, cette super-justicière sortie de nulle part, très providentiellement, était liée à la méforme de Captain Marvel. Et il fallait encore être moins naïf pour penser que Minerva, elle aussi surgie d'on ne sait où à un moment critique, avançait innocemment vers Carol Danvers en lui offrant une porte de sortie.

En jouant trop sur ces coïncidences énormes, Kelly Thompson a trop mésestimé l'intelligence et la sagacité de ses lecteurs. Bien entendu, l'explication à laquelle on a droit sur les dessous de l'affaire dans cet épisode présente l'avantage de dévoiler en détail ce qui lie Minerva et Star, l'origine des pouvoirs de cette dernière, l'état dans lequel Captain Marvel a trouvé Minerva à la fin de l'épisode précédent. Et c'est assez habile. Mais le mal est fait. L'intrigue est trop plombée pour mériter l'indulgence.

Le point le plus malin là-dedans, c'est de relier la motivation de Star au sort subi par la journaliste Ripley Ryan apparue dans le premier arc : Kelly Thompson a de la suite dans les idées. Dommage qu'elle manque parfois de rigueur pour les développer (c'est récurrent chez elle, au point parfois de sombrer dans le wtf - comme lorsqu'elle fit de la mère de Kate Bishop une vampire).

On s'achemine donc vers un final spectaculaire avec une bagarre épique entre Captain Marvel et Star, du très convenu en vérité, qui passe par une scène passablement idiote (lorsque Carol s'arrache l'implant dans la poitrine : on se croirait dans ce que Geoff Johns fait de pire). Carmen Carnero fait tout son possible pour ne pas illustrer ça de manière trop grossière et nous épargne des flots d'hémoglobine.

L'artiste réussit peut-être d'ailleurs son meilleur numéro, ce qui est assez ironique vu la médiocrité du script dont elle a hérité. L'épisode est coupé en deux, avec d'abord toute une partie explicative que Carnero met en scène de façon efficace, variant les angles de vue, les valeurs de plan, sans sacrifier les décors et en soignant les expressions. Puis ensuite le duel Captain Marvel-Star est dynamique, avec une belle diversité dans les cadres (tangents, verticaux, horizontaux). Les couleurs de Tamra Bonvillain font le reste.

Après le onzième épisode, qui conclura cet arc calamiteux, la série va s'aventurer dans une direction audacieuse (Captain Marvel passe du côté obscur), avec au dessin Lee Garbett. L'occasion pour Kelly Thompson de regagner mes faveurs sur ce titre pour l'instant peu satisfaisant ? 

vendredi 16 août 2019

CAPTAIN MARVEL #9, de Kelly Thompson et Carmen Carnero


Ce neuvième épisode de Captain Marvel déçoit. Autant être franc : la série affiche ses limites de manière frappante, comme si, soudain, elles apparaissaient en pleine lumière. Comme son héroïne, Kelly Thompson tourne en rond, et Carmen Carnero peine toujours à sublimer le script. Rideau ?


Ses pouvoirs défaillant, sans emploi, impopulaire, Captain Marvel peut néanmoins encore compter sur le soutien d'Abigail Brand du SWORD et surtout de Rhodey. Elle l'entraîne d'ailleurs jusque dans le repaire de Minn-Erva pour connaître ses intentions réelles.


Ils y découvrent une créature semblable à celles qu'a affront Carol récemment. De quoi confirmer la théorie d'un piège ourdi par Minn-Erva. Quand le monstre se réveille, il faut l'intervention, providentielle, de Star, pour sauver les civils exposés.


Cette fois, Carol se rend à l'évidence : elle accepte de se soumettre à des tests médicaux chez Tony Stark. En présence de Spider-Woman, ils remarquent dans la poitrine de Captain Marvel un curieux implant.


Si Tony ne l'identifie pas, Carol a son idée. Spider-Woman la suit jusqu'à Harpswell, dans le Maine, où Captain Marvel a installé sa base secrète, sous la maison de ses parents. Et où elle a un implant, d'origine Kree, identique à celui découvert dans sa poitrine.


Plus de doute pour Carol : Minn-Erva s'est jouée d'elle en provoquant sa chute et la régression de ses pouvoirs. Mais en retournant dans le repaire de sa rivale, elle la trouve inconsciente et enchainée devant un message menaçant à l'adresse de Captain Marvel.

En vérité, l'échec de Captain Marvel version "Fresh Start" n'est pas une surprise. Je me suis montré indulgent, trop sans doute, pour me rendre à l'évidence avec ce numéro.

Jusqu'alors, j'ai été très clément avec les comics écrits par Kelly Thompson chez Marvel parce que la scénariste y faisait preuve d'une fraîcheur bienvenue. Je considérai ses échecs commerciaux injustes, que ce soit avec sa reprise de Hawkeye et de West Coast Avengers (même si, dans ce dernier cas, Marvel n'a rien arrangé en dépouillant le titre de son artiste initial).

Pourtant, il faut bien revenir sur ces bides pour tenter de comprendre ce qui ne va pas avec Captain Marvel. Beaucoup de fans de comics prétendent que les auteurs qui savent écrire des séries avec des groupes de héros sont moins inspirés avec des séries centrées sur un seul héros, et vice-versa. Kelly Thompson s'est fait connaître en co-écrivant deux team-books (le tie-in à Secret Wars, Captain Marvel and the Carol Corps, avec Kelly Sue DeConnick ; puis A-Force, avec G. Willow Wilson). Et c'est comme si, depuis, elle voulait reproduire cette formule.

Hawkeye avait un supporting-cast fourni et la série avait fini avec la réunion de Kate Bishop et Clint Barton. WCA reprenait les choses où s'arrêtait Hawkeye. Et le premier arc de Captain Marvel voyait l'héroïne bien entourée par des collègues féminines (une sorte de A-Force bis qui ne disait pas son nom).

Mais, là où Hawkeye avait un vrai charme et le début de WCA une fantaisie exquise, Captain Marvel se traîne. Il n'y a pas cette étincelle qui transforme une BD sympa en bonne BD, ce je-ne-sais-quoi qui vous convainc que la scénariste ajoute quelque chose de neuf à la série et son personnage principal. Thompson nous sert plutôt du réchauffé avec des monstres, des super-vilaisn ringards, une héroïne en rade malgré sa détermination. Rien qui passionne, qui fasse vibrer. 

Tout paraît téléphoné malgré le mystère que veut entretenir Thompson : on devine, bien plus facilement que Carol Danvers, que Star, cette nouvelle justicière, n'a pas surgi de nulle part ni que Minn-Erva est une suspecte trop évidente (donc une fausse coupable). Déjà rendue peu sympathique par Bendis (dans Civil War II) ou intéressante par Stohl (dans The Life of Captain Marvel), Carol lasse à être toujours aussi paumé et revêche (avec Tony Stark, qui lui a pourtant pardonné de l'avoir quasiment tué). On est loin du personnage animé par Kelly Sue DeConnick et David Lopez.

Ce plantage n'est pas nuancé par le dessin. Carmen Carnero livre son meilleur boulot, mais ce n'est pas à l'évidence une artiste capable de transcender l'ouvrage. Elle est appliquée, pas maladroite, mais pas renversante. Ses planches sont solides mais jamais épatantes. C'est illustratif, classique, sans vraie personnalité.

Pardonnez cet écart de langage, mais cette série est emmerdante. Elle se lit, ce n'est pas un navet. Mais ce n'est pas palpitant. Je ne sais honnêtement pas si je vais poursuivre : finir cet arc m'ennuie, car je ne sens pas un redressement possible.

jeudi 18 juillet 2019

CAPTAIN MARVEL #8, de Kelly Thompson et Carmen Carnero


Après deux mois où la série a dû coller aux événements de la saga War of the Realms, Captain Marvel reprend le cours de ses propres aventures. Kelly Thompson est en forme, exploitant habilement des éléments de la mini The Life of Captain Marvel. Carmen Carnero n'est pas en reste, malgré quelques faiblesses récurrentes.


Carol Danvers s'est réfugiée dans la maison de sa famille à Harpswell, Maine. Elle se remémore les six derniers jours où sa vie a été mise sans dessus-dessous. Tout à commencer par une attaque de vaisseaux spatiaux à New York...


Avec le renfort de Spider-Woman et Hazmat, Captain Marvel parvient à faire face mais l'intervention d'une nouvelle héroïne, Star, est décisive. La bataille finie, Carol découvre aux commandes d'un vaisseau un soldat Kree.


Les jours suivants, tout s'enchaîne : les médias, mis au courant des origines Kree de Captain Marvel, s'interroge à son sujet. L'opinion publique se retourne contre elle alors que, dans le même temps, Star a les faveurs de la foule.
  

Renvoyée de l'USAF, Carol se retire donc à Harpswell. Elle y reçoit la visite de ses meilleures amies - Jessica Jones, Jessica Drew, Jennifer Takeda, Monica Rambeau, Maya Lopez, Jennifer Walters - qui tentent de la réconforter.
  

Bien qu'elle devien qu'on l'a piégée, Captain Marvel ne sait plus quoi faire. Elle songe à tout plaquer - la Terre, les Avengers... Lorsqu'elle reçoit une offre séduisante de la part d'une vieille connaissance.

Le premier arc de la série était pas mal mais un peu frustrant, comme si Kelly Thompson se perdait en route avec un supporting cast encombrant et un méchant peu charismatique. La scénariste a donc visiblement décidé de corriger un peu le tir.

Si elle ne renonce pas à doter Captain Marvel d'une nouvelle version (qui ne dit pas son nom) d'A-Force (une équipe d'Avengers exclusivement féminine), l'intrigue se concentre davantage sur Carol Danvers et ses origines. Kelly Thompson pioche dans la calamiteuse mini-série The Life of Captain Marvel, qui a modifié le passé de l'héroïne pour en faire une métisse mi-humaine mi-Kree, pour lui tendre un piège.

L'épisode est assez dense pour qu'on savoure ce traquenard express raconté sous la forme d'un grand flash-back : en une semaine, Carol perd tout - sa santé (elle se met à saigner du nez en plein combat sans savoir pourquoi), sa notoriété (une nouvelle justicière lui vole la vedette), la confiance de l'opinion publique, sa place dans l'armée de l'air.

Bien entendu, comme elle et Spider-Woman, on devine que quelqu'un l'a piégée - et d'ailleurs ne le pressentait-on pas à la fin du #5 avec ce mystérieux personnage qui, dans l'ombre, avait assisté à son périple dans la dimension de Nuclear Man. Thompson, qui comme d'habitude connaît bien la biographie de son personnage, montre Captain Marvel sur le point de sombrer à nouveau dans l'alcoolisme et même céder (apparemment) une offre provenant pourtant d'une vieille connaissance de peu de confiance. La scénariste insiste aussi sur le lien indéfectible entre Spider-Woman et Captain Marvel (sans aller aussi loin que Bendis à l'époque de New Avengers, où il suggérait une attirance amoureuse entre elle - mais c'était avant que Kelly Sue DeConnick n'établisse la liaison entre Carol et Rhodey).

On ne s'ennuie pas et de nombreuses pistes promettent une histoire fournie. Il y a même un peu de la malice que j'apprécie chez Thompson dans quelques scènes (comme l'apparition de She-Hulk dans le rôle de défouloir ou les répliques sarcastiques de Hazmat).

Carmen Carnero, qui a profité des deux derniers mois pour faire un break, revient elle aussi bien. Si on peut regretter qu'elle ne fasse pas plus confiance à ses idées de mise en scène (pourquoi avoir découpé la page où Spider-Woman va sauver Captain Marvel alors que la composition est tellement fluide ?) et qu'elle rate quelques angles de vue (la découverte du soldat Kree dans l'habitacle du vaisseau, avec une contre-plongée foirée), l'ensemble est très efficace.

Pour ma part, je pense que Carnero gagnerait à avoir un encreur, ce qui la soulagerait et lui permettrait de rectifier ces petites boulettes, mais aussi parce que son dessin gagnerait en élégance. Sinon, c'est solide : elle est à l'aise avec les personnages, soigne ses décors, et bénéficie d'une excellente colorisation de Tamra Bonvillain. Le design de Star n'est pas renversant mais j'ai l'impression que ce personnage est un prétexte dans la machination qui s'abat sur Captain Marvel (même s'il me semble trop simple de croire qu'il s'agit de Minn-Erva).

Enfin, lisez bien le numéro jusqu'à la fin : vous aurez des nouvelles de Goose, le chat de Carol, avec une page muette signée Clay McLeoad Chapman et James Stokoe (qui tease aussi l'event Absolute Carnage de la rentrée - un beau nanar en perspective...). 

vendredi 10 mai 2019

CAPTAIN MARVEL #5, de Kelly Thompson et Carmen Carnero


Fin du premier arc de Captain Marvel et le bilan est mitigé. Kelly Thompson boucle son histoire sans génie, comme si elle avait sacrifié une bonne partie de sa personnalité dans le projet. Carmen Carnero livre des planches solides, sans plus. Si le personnage est sur les rails de nouveau, c'est au détriment de tout piment.


Nuclear Man, sur le point d'être dominé, a révélé à Carol Danvers qu'il avait placé une bombe parmi ses troupes. Tandis que Rogue occupe le méchant, Captain Marvel rassemble ses alliées à qui elle communique la nouvelle.


Echo, qui n'a pas cessé de surveiller Som, le fils de Nuclear Man, suggère qu'il est la bombe en question. Ce qui se vérifie rapidement lorsque les pouvoirs du jeune homme s'activent, sans qu'il sache les contrôler.


Appelée à la rescousse, Rogue absorbe le pouvoir de Som. Une réaction en chaîne s'ensuit : la barrière interdimensionnelle créée par Nuclear Man disparaît et Hazmat et She-Hulk récupèrent leurs capacités.


Nuclear Man riposte mais Rogue amortit son coup afin de laisser à Carol le soin de le neutraliser. Défait, le vilain se téléporte en embarquant son fils. Les civils, hommes et femmes, sont évacués vers les secours.


Rogue et Captain Marvel se séparent, rabibochées. Deux jours après, Carol découvre l'article rédigé par Ripley Ryan durant leur aventure, à charge contre elle. Ce qui réjouit déjà un nouvel ennemi de Captain Marvel...

Il y a deux manières d'apprécier ce premier arc de Captain Marvel conçu par Kelly Thompson.

La première, c'est de constater que le contrat est rempli. Il s'agissait de redonner une série attractive à la super-héroïne alors que son film cartonne en salles. De ce point de vue, la copie rendue est satisfaisante : cinq épisodes, c'est parfait, ni trop long, ni trop court, et Thompson a su établir le statut du personnage - puissante, féminine, leader - au coeur d'une intrigue solide. C'est classique, mais au moins il n'y a pas de décalage flagrant entre la version papier et celle au ciné.

La seconde, c'est de noter que, malgré toutes ces bonnes intentions, le résultat n'est pas aussi jubilatoire qu'attendu. En effet, impossible d'affirmer qu'on vient de lire une histoire passionnante, originale, qui positionne Captain Marvel comme un personnage qui sort du lot. Thompson a échoué à lui donner ce qu'elle était parvenue à faire avec Kate Bishop dans Hawkeye, une sorte de fantaisie, de singularité aussi : c'est en fait juste une justicière très puissante, avec un premier ennemi moyen, dans une intrigue où, c'est le comble, elle partage la vedette avec beaucoup de monde.

Que Kelly Thompson apprécie Carol Danvers et soit capable de l'animer correctement, ça ne fait guère de doute. Elle profite par ailleurs du contexte (Marvel ayant visiblement tout fait pour que ce soit une femme qui écrive la série, comme le fait qu'un black écrive Black Panther - je ne m'étendrai pas sur ce côté "discrimination positive" qui a ses vertus mais aussi ses limites).

En revanche, la scénariste affiche des limites indéniables. A moins qu'on les lui impose (ce qui rend alors la situation - une femme pour écrire une série avec une héroïne - moins évidente). Il me semble clair que Marvel n'est pas disposé à autoriser n'importe quel délire avec un personnage dsormais stratégique, et donc Thompson a dû composer avec des contraintes nouvelles.

Plus problématique cependant restent certains choix réellement imputables à la scénariste : Thompson apprécie les vilains improbables et elle a donc sorti de son oubliette Nuclear Man (apparu dans Fantastic Four). Dans un ultime rebondissement, elle le laisse filer et annonce clairement qu'il reviendra se venger. Mais Captain Marvel ne mérite-t-elle pas mieux que Nuclear Man, ce vilain de troisième zone, sans charisme ? Si Marvel mise sur Captain Marvel, alors qu'il laisse à Thompson des adversaires plus coriaces et connus ou, au besoin, les lui indique, parce que sinon les lecteurs risquent fort de pas se passionner longtemps pour les nouvelles aventures de Carol Danvers.

Enfin, Thompson n'a jamais caché le plaisir qu'elle avait eu à écrire, brièvement, la défunte A-Force (et Brie Larson a exprimé son souhait de la voir adaptée à l'écran). Néanmoins, en créer un ersatz pour accompagner ce premier arc n'est pas un service à rendre à Captain Marvel, dont la scénariste a pour mission d'imposer le personnage sans renfort. Le résultat, là encore, laisse à désirer car, en fin de compte, Echo, Spider-Woman, She-Hulk mais surtout Hazmat et Ripley Ryan (qui étaient les deux sujets de préoccupations initiales de l'héroïne) existent à peine dans cette intrigue.

Dans tout ça, la prestation de Carmen Carnero passe au second plan. Je continue de trouver qu'elle n'a pas un grand talent même si sa copie est très honorable. On ne sent pas une grande solidité chez cette artiste dont le découpage n'est guère inventif, les compositions fébriles, et l'expressivité des personnages limités.

Et je passe sur ses "characters designs" façon Mad Max : Fury Road hasardeux... Tout ça manque de caractère, de tonus. Carnero aussi semble avoir été choisie parce qu'elle était une femme, donc plus à même de dessiner une série avec une femme (?!). Mais du coup, on se rend vite compte que ça ne suffit pas. Tout est trop programmé en fait dans cette série (même les couvertures, ratées, sont signées par une artiste, Amanda Conner, de même que les couleurs, réalisées par Tamra Bonvillain).

Vais-je poursuivre cette série ? Je n'en sais rien. Je vais zapper le prochain numéro, sans conséquence puisqu'il s'agit d'un tie-in à la saga War of the Realms. On verra à quoi ressemble l'épisode de Juillet pour aviser. 

jeudi 11 avril 2019

CAPTAIN MARVEL #4, de Kelly Thompson et Carmen Carnero


Ce quatrième épisode de Captain Marvel rebondit agréablement après le coup de moins bien du mois dernier. Kelly Thompson a de la ressource, comme son héroïne, et Carmen Carnero le traduit bien à l'image. Ce qui n'empêche pas quelques faiblesses, récurrentes, et aussi de grosses ficelles.


Captain Marvel affronte donc l'arme secrète de Nuclear Man en la personne de Rogue. Elle parvient difficilement à vaincre la mutante mais cela la laisse très affaiblie. Trop pour ne pas perdre connaissance devant l'ennemi.


Au refuge de la rébellion, Som et Spider-Woman expliquent à Jennifer Walters, Echo et Hazmat la situation. Spider-Woman veut organiser le sauvetage de Carol Danvers mais Jen s'y oppose pour élaborer un assaut plus important contre la citadelle de Nuclear Man.


Ce dernier a organisé dans son arêne un combat entre Rogue et Captain Marvel afin de déterminer laquelle sera sa reine et la mère de sa progéniture. Carol convainc la mutante d'absorber toute son énergie pour mieux renverser leur ennemi commun.


Cependant, la rébellion avance sur la citadelle de Nuclear Man en trois groupes, par les airs (avec Echo et Ripley Ryan), sur terre (avec Hazmat et Jennifer Walters), sous terre (avec Spider-Woman et Som).


Rogue investie des pouvoirs de Captain Marvel attaque Nuclear Man tandis que les rebelles donnent l'assaut. Mais alors que l'ennemi semble dépassé, Nuclear Man révèle qu'une bombe détruira Manhattan s'il lui arrive malheur.

Depuis le temps que je suis les productions de Kelly Thompson, des récurrences se révèlent plus nettement. Elles soulignent les points forts de la scénariste, mais aussi ses faiblesses. Même si ces dernières ne sont peut-être pas toutes de sa responsabilité.

A cet égard, ce nouveau numéro de Captain Marvel est très instructif, surtout après la parution récente du premier épisode de Sabrina the teenage witch qu'elle écrit pour Archie Comics, avec visiblement plus de liberté que ne lui en octroie Marvel.

Parmi les éléments qui reviennent dans les séries Marvel de Thompson, on peut ainsi pointer le fait qu'elle n'emploie pas de méchants de premier ordre. On peut l'interpréter comme une volonté de renouveler la galerie des vilains, mais aussi comme le fait que l'éditeur lui refuse l'accès aux vedettes du côté obscur. Nuclear Man n'a pas le charisme d'un Kang, d'un Loki par exemple, et c'est tout de même un peu embêtant quand il s'agit de donner un ennemi pour l'héroïne supposément la plus puissante de Marvel.

En même temps, donc, cela introduit une dose de suspense supplémentaire et incite Thompson à trouver chez ce second couteau des dispositions capables d'inquiéter Captain Marvel, comme le démontre le cliffhanger final, classique mais efficace (en gros, les rebelles croyaient renverser le tyran mais il les a attirées dans un piège). Reste qu'il faut espérer que la série bénéficiera d'opposants plus charismatiques dans l'avenir.

L'autre récurrence, c'est le goût de Thompson pour les équipes. Peut-être parce qu'elle savait en rédigant cet épisode que West Coast Avengers était annulé, elle a subverti le titre pour mettre en scène un groupe et non pas seulement Captain Marvel. Si la caractérisation est bonne pour certaines (Spider-Woman, Jen Walters), pour d'autres il s'agit juste de figuration (Hazmat, Echo, et la journaliste Ripley Ryan). Là encore, il faudra voir si, dans le futur, Captain Marvel continuera d'agir avec des collègues ou vivra de vraies aventures en solo.

Carmen Carnero dessine son meilleur ouvrage à ce jour. Il faut dire qu'elle a de quoi faire et elle ne se démonte pas. L'épisode est riche, dense, on va et vient entre le refuge des rebelles et la citadelle de Nuclear Man, avec à chaque fois des décors fouillés (l'arêne, la salle de guerre, le déploiement des forces rebelles, etc).

Surtout l'artiste donne vie avec énergie à tous les personnages. Elle manque visiblement de temps pour leur donner des physiques distincts, seules leurs coiffures et couleurs de cheveux permettent vraiment de les distinguer (et selon que vous serez sensibles au look Mad Max : Fury Road, vous apprécierez le design général de l'épisode). Mais il est indéniable que Carnero ne réduit pas ces femmes à des objets de séduction aux proportions invraisemblables et aux costumes aguicheurs.

Il faut aussi saluer le travail sur les couleurs de Tamra Bonvillain, qui tout en appliquant une gamme sobre sur l'ensemble des planches, obtient des ambiances toniques, en particulier quand il s'agit de représenter les pouvoirs (de Rogue, qui n'a désormais plus besoin de contact pour aspirer l'énergie d'autrui, ou de Captain Marvel, qui prend de faux airs de Phénix quand elle s'active).

Tout n'est pas parfait donc, mais il y a du mieux. Si Marvel ne bride pas sa scénariste et que celle-ci se détache de quelques tics, alors Captain Marvel a tout pour s'imposer comme le hit qui manque à son auteur. 

mercredi 27 mars 2019

MCU (MARVEL CINEMATIC UNIVERSE) TIMELINE

Et si on révisait un peu notre MCU un mois avant
la sortie en salles de Avengers : Endgame ?


Naissance des Pierres d'Infinité à la suite d'irrégularités cosmiques
prééexistantes à notre univers.


Le Collectionneur et le Grand Maître prennent vie
en même temps que la planète pensante Ego.


Chute d'une météorite de Vibranium sur Terre, 
qui deviendra la ressource du Wakanda.


- 2988 :
Odin empêche la destruction des Neuf Royaumes par
Malekith et les Elfes Noirs. Il emprisonne sa fille Héla qui
s'était retournée contre lui.
- 965 :
- Après une bataille contre les Géants des Glaces, il adopte Loki.


1940 :
Johan Schmidt devient Crâne Rouge à cause d'un sérum
du Super-Soldat défaillant.


1942 :
Crâne Rouge trouve le Tesseract en Norvège.


1943 :
Steve Rogers devient Captain America.


1945 :
Capture de Arnim Zola.
"Mort" de Bucky Barnes.
Captain America affronte Crâne Rouge qui se téléporte
sur Vormir grâce au Tesseract.


1949 :
Bucky Barnes, récupéré par les Russes, devient le Soldat de l'Hiver.


1978 :
Ego prend forme humaine et rencontre Meredith Quill sur Terre.
Elle donnera naissance à Peter Quill/Star-Lord.


1984 :
Hank Pym met au point la combinaison de Ant-Man.


1987 :
Thanos adopte Gamora et Nebula dont il a tué les parents.
Janet Van Dyne est piégée dans le Monde Quantique.


1988 :
Mort de Meredith Quill.
Peter Quill est recuelli par Yondu Udonta.


1989 :
Démission de Hank Pym du S.H.I.E.L.D. à qui il refuse
de livrer le secret de ses particules rétrécissantes.
Assassinat de Howard et Maria Stark par le Soldat de l'Hiver.


1995 :
Retour sur Terre de Carol Danvers en tant que Captain Marvel.
Rencontre avec Nick Fury.
Découverte de la présence de Skrulls infiltrés.


2005 :
Exposition aux rayons Gamma de Bruce Banner qui devient Hulk.


2010 :
Prise d'otage de Tony Stark en Afghanistan. 
Création de la première armure de Iron Man.


2011 :
Affrontement Thor-Loki.
Tony Stark devient consultant pour le SHIELD.
dans le cadre de l'Initiative "Avengers".


2012 :
Bataille de New York entre les Avengers et Loki allié aux Chitauri.


2013 :
Retour de Malekith pour la conquête de l'Ether.


2014 :
Affrontement entre Captain America et le Soldat de l'Hiver.
Nick Fury et Black Widow découvrent que le SHIELD est infiltré par l'HYDRA.


2015 :
Les Gardiens de la Galaxie affrontent successivement
Ronan l'Accusateur puis Ego.
Captain America et le Faucon capturent le Soldat de l'Hiver.


2015 :
Création de Ultron par Tony Stark et Bruce Banner.
Ultron est vaincu par Vision, né de la fusion 
de la Pierre de l'Esprit et de l'Intelligence Artificielle
J.A.R.V.I.S..


2016 :
Vote de la loi de recensement de super-héros.
Schisme au sein des Avengers.
Stephen Strange part au Népal apprendre la magie auprès de l'Ancien.


2017 :
Le Dr. Strange piège Dormammu dans une boucle temporelle et sauve la Terre.
Hank Pym avec l'aide de Scott Lang et Hope Van Dyne ramène Janet Van Dyne 
du Monde Quantique.


2017 :
T'Challa devient Black Panther et roi du Wakanda.
Son cousin Killmonger lui dispute le trône.


2017 :
Mort d'Odin. 
Hela affronte Thor, Loki, Hulk et Vakyrie.
Destruction d'Asgard.


2018 :
Thanos rassemble les Pierres d'Infinité.
Extermination de la moitié de la population de l'univers pour rétablir l'équilibre.
Nick Fury envoie un S.O.S. à Captain Marvel.
Ant-Man est coincé dans le Monde Quantique.


2019 :
"Avenge the Fallen."