mercredi 5 novembre 2014

LUMIERE SUR... BILL WATTERSON

 BILL WATTERSON a été récompensé cette année par
le Grand Prix du festival de la bande dessinée d'Angoulême.

Retiré des comics depuis 1995, cet immense artiste a fait savoir
qu'il ne se rendra pas sur place l'an prochain mais
il vient de présenter l'affiche originale de la manifestation.
Superbe !

Lisez Calvin et Hobbes !


lundi 3 novembre 2014

Critique 521 : SPIROU N° 3994 (29 Octobre 2014)


Hourra ! C'est L'Atelier Mastodonte qui a l'honneur de la couverture - pas plus de pages que d'habitude mais c'est bien de mettre un coup de projo sur cette BD, l'une des meilleures de la revue.
J'ai aimé :

- Soda : Résurrection 6. Soda affronte KCM dans le squatt jusqu'à ce qu'un tueur professionnel surgisse pour leur régler leurs comptes à tous les deux. L'identité du nettoyeur va surprendre le flic.
Cet avant-dernier épisode est très court (4 pages) mais réussit à relancer l'intrigue : Tome injecte de l'action et une révélation, ce qui rend la lecture très prenante.
Dan illustre ça avec son soin coutumier pour les ambiances crépusculaires, tirant le maximum de chaque plan.

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 9. Fantasio découvre le véritable trésor du labyrinthe puis, avec Spirou, trouve un moyen de duper Don Cortizone. Mais l'oncle de celui-ci, commanditaire de leur expédition a deviné leur ruse : sans rancune et en leur réservant même une sacrée surprise.
Vehlmann clôt la 54ème aventure de Spirou avec habileté et, fidèle à ce qu'il propose depuis le début de son run, un cliffhanger, ce qui a transformé la série en feuilleton - on retrouvera dans le tome 55 une vieille connaissance, trop longtemps éloignée...
Yoann a réussi, lui aussi, une superbe prestation : il s'est vraiment approprié la partie graphique, ses personnages sur cet épisode. Vivement la suite !

- Mélusine. L'affaire de la clinique de l'école se poursuit et Clarke organise une réunion des profs pour l'éclaircir : le gag est bien trouvé (la résolution du dossier est moins bien engagée par contre).

- Katz. Del et Ian Dairin livrent deux strips marrants avec leur minou : pas leurs meilleurs, mais ça reste sympa.

- Rob. James et Boris Mirroir dévoilent le double jeu de leur héros : c'est toujours drôle et je suis curieux de lire comment cela va progresser maintenant.

- Beasts ! Giemsi propose 4 planches très marrantes sur le roi de la jungle (ou presque), en train d'apprendre aux lionceaux l'art de la chasse. Le dessin est aussi enlevé que le script.

- Zizi chauve-souris. Trondheim et Bianco nous donnent trois nouveaux strips de leur mordante gamine, toujours affairée à s'endurcir, quitte à cogner un de ses amis : un vrai régal.

- L'Atelier Mastodonte. Obion va-t-il dessiner le retour de Blueberry ? Trondheim en rigole tandis que le prétendant en rêve : ce feuilleton est vraiment toujours aussi poilant.

- Tash et Trash. Dino, c'est l'efficacité poussée à son maximum : quatre cases, un gag, rien qui dépasse - impeccable, implacable.

- Dad. Vous savez quoi ? Nob reste, en définitive, le plus fort : son gag hebdomadaire est encore une fois merveilleux de finesse et de drôlerie. Avec trois fois rien (papa donne la becquée à sa petite dernière), il vous fait une planche visuellement superbe à la chute imparable. (Voir ci-dessous :)  
 

En direct de la rédak, on a droit à une interview de l'impayable Obion (la star de L'Atelier Mastodonte en ce moment), mais aussi à une annonce jubilatoire : à partir du n° 3997, on aura droit à une aventure de Spirou en 72 strips, écrite par Jousselin (Imbattable) et dessinée par 72 artistes (parmi lesquels Féroumont, Bonhomme, Bodart, ou Yoann). "Elle est pas belle la vie ?" (dixit Gaspard Proust.)
Les aventures d'un journal revient sur l'éphémère série de Tillieux, Bob Slide : une production étonnante du papa de Gil Jourdan, qui inspirera Sammy de Cauvin et Berck.

Les abonnés ont droit à un beau fan-book avec les Nombrils.

La semaine prochaine, début de la prépublication du nouveau récit de Lady S. et fin de Soda.

vendredi 31 octobre 2014

Critique 520 : SPIROU N° 3993 (22 Octobre 2014)

Me voici installé dans mon nouveau repaire et donc en mesure de reprendre la rédaction des articles du MYSTERY COMICS. Tous les cartons ne sont pas déballés et le déménagement a été sportif, mais je vais tâcher d'alimenter à nouveau régulièrement mon blog. J'espère que vous tous, fidèles ou curieux de passage, continueraient à me lire (et à commenter ce que je dirais, si le coeur vous en dit).
*
 

La couverture, très marrante, met à l'honneur le retour de Zizi chauve-souris, la création de Lewis Trondheim et Guillaume Bianco, ce qui nous vaut aussi un édito savoureux par ce dernier.

J'ai aimé :


- Soda : Résurrection 5. L'enquête de Soda le mène dans un squatt reconverti en refuge pour artistes. Il l'ignore mais le terroriste présumé qu'il traque l'y attend et un tueur à gages est aussi en route pour faire le ménage.
L'épilogue approche pour ce récit (en 7 épisodes) et finalement Tome aura réussi à me mener par le bout du nez avec cette étrange poursuite au ralenti au coeur de la nuit et des bas-fonds new-yorkais sur fond de complot terroriste. On comprend aussi que ce qui est posé ici est la base pour une suite d'ores et déjà annoncée.
Les dessins de Dan servent comme d'habitude à merveille cette filature inquiétante, avec notamment de superbes pages dans le squatt.

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 8. Les deux héros touchent au but dans le labyrinthe, bien aidés par Spip, mais face à une ultime énigme.
Avant-dernière station pour cette aventure qui aura tenu toutes ses promesses et permis à Vehlmann de réussir son meilleur opus : l'exploitation du décor offre de nouvelles péripéties accrocheuses tout en ménageant des moments comiques bien sentis.
Yoann a également livré une performance exemplaire, avec même une merveille de découpage (planche 39 avec un "gaufrier" de 12 cases).

- Mélusine. Clarke feuilletonne depuis peu ses gags en se servant de l'infirmerie très spéciale de l'école des sorciers : à la clé, un nouveau gag bien malin et habilement mis en images.

- Zizi chauve-souris. Suzie Wendell et sa chauve-souris qui parle s'entraînent pour écarter le nouvel petit ami de sa mère. Il va falloir apprendre à être impitoyable et c'est pas gagné : l'adversaire est coriace et la formation ardue.
L'infatigable Lewis Trondheim s'allie à Guillaume Bianco (le scénariste d'Ernest et Rebecca) pour cette série en strips très drôle, dont l'héroïne a le caractère bien trempé - et il le faut dans cet univers bien barré. Impossible de ne pas être conquis par l'humour fantastique du projet.
Les dessins sont au diapason, soulignant toutes les qualités de l'écriture. Encore !

- Givrés ! Amalric et Madaule s'amusent sur la non-violence et c'est très très drôle, avec une chute bien assénée.

- Capitaine Anchois. Floris ne déçoit jamais : son gag offre une chute pleine de malice.

- Minions. Didier Ah-Koon et Renaud Collin dans leurs oeuvres : une idée toute simple transcendée par un traitement très efficace.

- Rob. James et Boris Mirroir continuent eux aussi à exploiter le dérèglement de leur robot et la gestion du problème par son propriétaire : c'est toujours aussi inspiré, marrant et original.

- L'Atelier Mastodonte. Lewis Trondheim joue un mauvais tour à Obion et Obion tente de rattraper le coup : la série se mue en feuilleton avec la reprise de Blueberry en jeu. Et c'est toujours aussi rigolo.

- Tash et Trash. Un nouveau bijou en deux cases.

- Dad. Toujours aussi jubilatoire : Nob sait, comme personne, marier le rire, la délicatesse, le sens visuel. Vivement l'album (prévu pour le début 2015) ! (Voir ci-dessous :)  

En direct de la rédak propose une très bonne interview de Guillaume Bianco.
Les aventures d'un journal revient sur la reprise éphémère de Valhardi dessiné par René Follet : un projet qui a vite capoté.

Bon, j'avoue que je me suis ennuyé avec Buck Danny et Pinpin reporter, et c'est pourquoi je n'en parle pas cette fois : on va voir si ça s'améliore. La bonne nouvelle, c'est que la semaine prochaine, L'Atelier Mastodonte a droit à la couverture.

vendredi 24 octobre 2014

Critique 519 : DECOUPE EN TRANCHES, de Zep


DECOUPE EN TRANCHES est un album de 22 chapitres, écrit et dessiné par Zep, publié en 2006 par les éditions du Seuil.
*

En 22 chapitres, Philippe Chappuis alias Zep livre ses réflexions amusées ou mélancoliques sur divers thèmes personnels : Terre (sentiments sur son existence), Cartes (situations sociale et sentimentale), Pouvoirs Extraordinaires (1/ voyager dans le temps, 2/ voir à travers la matière, 3/ voler), Carnets (dessiner dans des carnets), Coeur (avoir le coeur brisé et s'en remettre), Muscles (être le fils et petit-fils d'hommes sportifs sans l'être sans soi-même), Déprimé (faire face à une déprime passagère), Tête (résister à la flatterie), Technologie (composer avec différents instruments technologiques qu'on ne maîtrise pas), Engagé (avoir envie de s'engager sans s'y tenir), Guitare (acquérir une guitare en hésitant à en jouer), Larmes (se laisser aller à pleurer), Beaux-Arts (être auteur de bandes dessinées au milieu d'artistes contemporains), Sexe (faire face aux affres du célibat), Rock (rêver d'être un musicien), Deuil (vivre malgré différentes pertes), Pluie (pleurer selon les occasions), Horreur (surmonter sa peur des films d'épouvante), Personnalité (souhaiter ressembler à divers modèles), et My Generation (comparer le futur qu'on nous avait promis et celui qui s'est exaucé).

C'est un ouvrage difficile à résumer et tout à fait atypique dans l'oeuvre de son auteur, même s'il s'accorde régulièrement ce genre de sorties. Tout le monde connaît Zep, le créateur de la série Titeuf, un personnage de gamin très moderne qui, comme pour beaucoup d'autres bédétistes avant lui, a fini par l'engloutir : désormais, quoi qu'il fasse, comme Philippe Geluck avec Le Chat, les lecteurs et le grand public en général associent Zep à Titeuf.

Pourtant, comme il l'a raconté, Philippe Chappuis a essuyé bien des refus avant de publier la série qui le rendit célèbre, rêvant quand il commença sa carrière de travailler pour le journal de Spirou. Désormais, ces affres sont loin et Zep, tel qu'il s'est surnommé après ses débuts dans un fanzine en hommage à Led Zeppelin ("Led Zep"), est devenu un véritable phénomène d'édition, dont les ventes phénoménales lui permettent des échappées ponctuelles hors de la bande dessinée pour la jeunesse.

La collection de 22 saynètes qui forme Découpé en tranches donne à découvrir davantage l'homme que l'artiste et, autant prévenir tout de suite ceux qui comptent trouver un album humoristique, ce qu'il nous raconte de lui ici est étonnamment délicat et sombre. Comme beaucoup de "comiques" Zep cache un individu qui n'est guère amusant, se confiant sans ménagement, avouant ses nombreuses déceptions (sur lui et le monde qui l'entoure) sans détour.

Parfois, mais rarement, l'auteur retrouve un peu de légèreté et d'ironie : il plaisante avec les pouvoirs extraordinaires qu'il aimerait posséder, déplore de n'avoir pas hérité de la solide constitution physique de son père et de son grand-père (champions de karaté et de lutte), se fait sarcastique vis-à-vis de l'art contemporain (pas le meilleur des segments d'ailleurs), voit des sexes partout alors qu'il est célibataire, ou trouve une (demi) solution pour ne plus avoir peur en regardant des films d'horreur.

Mais la grande majorité de l'album présente des réflexions dépressives sur sa condition d'être humain, d'artiste, de citoyen. Dès la première page, il s'interroge sur ce qu'il fiche sur cette planète. Plus loin, il comprend qu'il n'est pas (n'a jamais été, comme il le croyait) le centre du monde, ni un grand musicien, qu'il gère tant bien que mal (plus mal que bien) la tristesse qui l'étreint lors de coups de blues passagers ou de peines plus durables - ces chapitres-là sont les plus réussis, les plus poignants, traités avec subtilité et même poésie.

Le deuil est presque le coeur (deuil et coeur donnant d'ailleurs le titre à deux segments) du livre : Zep nous dit qu'exister, grandir, vieillir, travailler, aimer, c'est souvent abandonner nombre d'illusions, de certitudes, de convictions, d'espoirs. Le constat est désenchanté, mais finalement juste : on se déleste de beaucoup de choses en avançant et ce dont on ne sépare pas volontairement, le cours ordinaire des choses se charge de vous le retirer. A la fin de l'album, qui boucle la boucle avec brio, l'auteur revient sur le monde qu'on nous avait promis et celui dans lequel on vit : l'écart entre les deux permet de mesurer toutes les désillusions auxquelles on est confronté quand on est devenu adulte (avec la découverte du Sida, l'urbanisation, la géopolitique, jusqu'au fait de passer du statut de fils à celui de père de famille).

Pour illustrer son propos, Zep a choisi des planches aérées, avec des images sans cadres et en nombre limité par page (pas plus de quatre). Son trait rond et très expressif, aussi bien pour les visages que pour les attitudes, évoque celui du grand Dubout.
On a affaire là à un dessinateur en pleine possession de ses moyens, avec une science très affirmée de la composition. Quelques éléments sommaires de décors lui suffisent à situer ses personnages dans l'espace, un espace d'abord intime, pour des vignettes qui pourraient facilement être isolées sans perdre leur pertinence.
La colorisation est minimaliste, une seule teinte par séquence, qui traduit là aussi l'émotion visée, traitée en à-plat. L'aspect apparemment sommaire de l'entreprise exprime en fait une épure dont on devine qu'elle a réclamée à Zep un effort particulier pour choisir chaque image et son traitement en fonction de l' "état" (comme en parlait Nathalie Sarraute) qu'il souhaitait décrire.

Enfin, et par ailleurs, cet album est un plaisir à lire dans son maniement même : publié par un éditeur prestigieux qui donne du cachet au projet et du prestige à son auteur, le papier est épais qui montre que ces planches n'ont pas été imprimées n'importe comment tout en ne transformant pas ces bandes dessinées en un simili-beau livre prétentieux.

Un ouvrage étonnant, riche et subtil, original et émouvant, merveilleusement mis en images : Zep y réussit à se confier comme rarement, et donne à découvrir qui est Philippe Chappuis, un auteur épatant qui s'affirme au-delà de son pseudo référentiel et de son héros emblématique. 

dimanche 19 octobre 2014

Critique 518 : SPIROU N° 3992 (15 Octobre 2014)


La couverture met à l'honneur le Marsupilami dont la famille compte un nouveau membre : c'est parti pour une prépublication de 6 semaines (supeer...).

Voyons voir ce que le sommaire propose de plus enthousiasmant que le retour du Marsu dans sa série.
J'ai aimé :

- Soda : Résurrection 4. Soda, avec l'aide de Bab's, a identifié le terroriste présumé croisé par sa mère dans le métro. Il refait son parcours en se fiant aux caméras de vidéo-surveillance et aux drones qui espionnent la ville, mais ses recherches sont découvertes par une organisation secrète qui ordonne l'exécution du prêtre-policier.
C'est toujours sur ce faux rythme assez déroutant que Tome déploie son intrigue : le lecteur n'en sait pas beaucoup plus que Soda, si ce n'est à la fin de cet épisode. Pourtant, comme le héros, on remonte la piste de cette ténébreuse affaire avec intérêt, en s'interrogeant sur ses tenants et aboutissants. C'est davantage un récit d'ambiance que d'action.
Les dessins de Dan sont au diapason, même s'il ponctue ce chapitre avec un très bon gag visuel (planche 28).

- Spirou et Fantasio : Le Groom de Sniper Alley 7. Les deux héros, après la disparition de Poppy Bronco, poursuivent leur progression dans le labyrinthe d'Ibn Sena. Spip joue les narrateurs en résumant les obstacles tous plus tordus les uns que les autres auxquels ils ont fait face.
Vehlmann aborde la dernière partie de son aventure en employant une astuce narrative bienvenue (la narration des faits par Spip : très drôle) et en passant plus vite sur les épreuves traversées par Spirou et Fantasio. Tout ça reste très divertissant, inventif, tout en faisant référence aux classiques du genre récit d'aventures.
Yoann s'en donne vraiment à coeur joie : un monstre, un dédale délirant, des rebondissements illustrés dans de larges cases occupant toute la bande avec un soin spécial pour le décor.

- Mélusine. Il faut se méfier de l'infirmerie de l'école de magie et Clarke en tire un très bon gag à la chute savoureuse.

- Katz. Del et Ian Dairin produisent encore deux fois deux strips très rigolos avec leur chat prêt à tout pour bouffer des poissons rouges.

- Les Cavaliers de l'Apocadispe : dans la jungle. Libon et ses trois héros complètement crétins reviennent enfin pour rendre un hommage à leur manière au Marsupulami et surtout à la jungle palombienne : c'est désopilant, et on aimerait revoir ce trio d'imbéciles jubilatoire plus souvent.

- L'Atelier Mastodonte. Obion fait marcher Trondheim sur sa prétendue réussite au jeu : un régal. Puis Pascal Jousselin plonge en plein doute après avoir comparé sa dernière planche avec celle de ses collègues : brillantissime jeu en huit cases muettes.

- Buck Danny : Duel sur Mig Alley 3/10. Sonny ronge son frein à la base depuis que Buck et Tumb sont partis préparer le Mig livré par un dissident coréen. Mais il tombe dans un piège et se fait kidnapper.
L'histoire de Zumbiehl se lit bien : ça n'avance pas très vite, c'est trop bavard, et très convenu, mais pas déplaisant. Idem pour les dessins d'Arroyo, parfois maladroits (moins à l'aise avec les personnages qu'avec les coucous). Tout ça ne mange pas de pain, même si je préférerai lire autre chose, de plus neuf et original.

- Tash et Trash. Dino rend lui aussi un hommage très marrant au Marsu. / Capitaine Anchois. Floris suit la marche et y va de son strip aussi rigolo sur la bestiole.

- Dad. Nob continue son sans-faute : encore une fois, cette semaine, il a écrit et dessiné, superbement, un gag bien tourné où, pour une fois, son héros réussit à retourner la situation à son avantage, face à ses gamines. (Voir ci-dessous :) 

En Direct de la Rédak propose une interview de Sti, le dessinateur du Guide de survie dans la jungle palombienne, bonus des abonnés de la semaine, et une délicieuse réponse aux lecteurs par Mathilde Domecq. 
Les Aventures d'un Journal revient sur la première "une" du Marsupilami en 1981, tout en pointant bien le pari d'une telle série.

La semaine prochaine : Zizi chauve-souris de Bianco et Trondheim revient (c'est déjà plus emballant que le quota de gags pas drôles que nous inflige Cauvin chaque semaine).