jeudi 14 août 2014

LUMIERE SUR... ROBERTO ZAGHI

 ROBERTO ZAGHI
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Ce dessinateur italien, qui travaille aussi chez nous (la série Thomas Sillane),
illustre le fumetti Julia, écrit par Giancarlo Berardi, publié en vo par Bonelli.
Qui pour traduire ce bijou, dont l'héroïne, une détective,
a les traits d'Audrey Hepburn ?
 
 
 
 
 
 
 
 

Critique 492 : JOHAN ET PIRLOUIT, TOME 13 - LE SORTILEGE DE MALTROCHU, de Peyo


JOHAN ET PIRLOUIT : LE SORTILEGE DE MALTROCHU est le 13ème tome (et la 20ème histoire) de la série, écrit et dessiné par Peyo, publié en 1970 par Dupuis.
C'est également le dernier album de la série entièrement réalisé par Peyo.
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Geneviève de Boisjoly, la fille du Sire du domaine du même nom, aime le chevalier Thierry qui l'aime aussi et avec lequel elle a projeté de se marier, avec le consentement de son père. Mais le baron de Maltrochu convoite aussi la belle demoiselle et, à travers elle, sa dot, le territoire tout entier. Avec l'aide d'un alchimiste, il acquiert une potion magique qu'il réussit à faire boire à Thierry lors d'un festin et qui le transforme en chien.
Le chevalier ainsi transformé est trouvé par Pirlouit et Johan lors d'une chasse menée par le Roi. Le lutin a juré que l'animal était doué de parole et, dans l'intimité du château du souverain, son ami écuyer en a la preuve. Ainsi mis au courant de l'infortune de Thierry, Johan et Pirlouit décident de l'aider à recouvrer apparence humaine et d'empêcher les noces de Maltrochu avec Geneviève.
Mais pour cela, il faut trouver un antidote et déjouer la méfiance du vilain noble tout en arrivant avant que le mariage soit célébré : beaucoup d'obstacles à surmonter pour les héros pour qui l'aide de l'enchanteur Homnibus et du Grand Schtroumpf ne sera pas de trop !

Pour ses adieux à la série qu'il avait créée (et qui continuera avec d'autres auteurs, mais sans qu'il en soit toujours satisfait), Peyo réussit magistralement sa sortie avec cette histoire de 60 planches riche en rebondissements et graphiquement superbe.

Dès la première page, on est plongé dans un univers de conte avec la présentation des protagonistes, de leur situation (l'amour contrarié de Geneviève et Thierry à cause des manigances de Maltrochu), et Peyo ne perd pas de temps pour relier les évènements de ce prologue aux héros de la série. Le surnaturel est convoqué avec l'usage de l'alchimie grâce à laquelle le méchant écarte son rival mais aussi dont Pirlouit apprend les rudiments (de manière maladroite et donc humoristique, en changeant la couronne en or du Roi en plomb). Plus tard, l'enchanteur Homnibus puis le Grand Schtroumpf interviennent aussi de manière décisive dans la résolution de l'intrigue.
 
On peut ainsi constater que Peyo manie un casting abondant entre le duo de héros (Johan et Pirlouit), le Roi, le Sire de Boisjoly et sa fille Geneviève, le chevalier Thierry, le baron de Maltrochu, l'alchimiste, l'enchanteur Homnibus, les Schtroumpfs, et Bertrand (avec une petite armée amie du chevalier). Tous ces personnages sont utilisés de façon importante, en faisant toujours avancer le récit, en étant solidement caractérisé, en ayant des interactions très dynamiques, ce qui démontre une écriture très maîtrisée et dense, avec un rythme de narration soutenu. C'est de la grande aventure, au sein de laquelle se glissent des séquences humoristiques, de belles batailles, des cavalcades, et où défilent donc beaucoup de décors (châteaux, tavernes, baraques de sorciers, forêts...).
 
On ne le mentionne que rarement, et pourtant c'est un élément important, mais le lettrage de l'histoire est magnifique : comme je l'avais mentionné dans ma critique (n°490) du tome 7 (La Flèche noire), Peyo se chargeait de cette tâche et employait une police de caractère en minuscule pour faciliter la lecture des plus jeunes lecteurs. Il soigne aussi son oeuvre en typographiant le prologue à la manière gothique (voir planche ci-dessus), et voyez comme il souligne ses effets sonores en exagérant la taille des lettres à certains moments, ou en s'amusant avec le langage des Schtroumpfs pour créer des gags savoureux (page 52, quand Pirlouit cherche à instruire des chevaliers et qu'il se fait corriger par une des créatures bleues : "Mais alors si je schtroumpfe au schtroumpf ou je schtroumpfe au schtroumpf, ce n'est pas la même chose ? - Absolument pas !").
 
Visuellement, l'album est merveilleux. Le découpage est d'une fluidité imparable, avec des plans splendides (le château de Maltrochu fournit des scènes aux ambiances puissantes, et cadré en plongée page 53, donne une image saisissante). Le plus épatant, quand on se replonge dans ces "vieilles bédés", c'est de voir comment en quatre bandes et une dizaine de plans en moyenne par page, les artistes de l'époque réussissaient à non seulement animer leurs planches comme des séquences propres mais aussi à les enchaîner avec une intensité rare, et cela sans abuser de décadrages, de valeur de plans, d'angles de vue. Tout était toujours montré à la bonne distance, très simplement - même si cette simplicité et cette justesse étaient bien entendu l'aboutissement d'un long travail sur la bonne manière de raconter en images un récit.
Franquin avait raison en affirmant que Peyo composait ses pages admirablement, en sachant à la fois ménager et stimuler le regard du lecteur. Son dessin est d'une grande beauté, avec ses rondeurs élégantes, la disposition de ses vignettes, le tout toujours au service de l'histoire.
Il est bien dommage que, suite à des problèmes de santé, un manque de motivation et la charge de travail que lui réclamait les Schtroumpfs (dont le succès allait de toute façon décider d'abandonner Johan et Pirlouit), il se soit arrêté là, quand il était au sommet de son art, en pleine possession de ses moyens, animant à la perfection son tandem de héros.
 
Ce sortilège opère encore pleinement sur le lecteur et cet album est un épilogue épatant de son créateur à ses créatures.  

dimanche 10 août 2014

Critique 491 : SPIROU N° 3981 (30 Juillet 2014)


Voici, donc, ma critique (tardive) du n° 3981 de Spirou. J'ai un peu modifié ma manière de le commenter, pour essayer de rendre ça plus tonique.


La couverture indique donc, comme le numéro précédent l'annonçait, la suite et fin de la série Ralph Azham de Lewis Trondheim. La productivité de cet auteur me sidérera toujours, même si je le préfère comme scénariste que comme dessinateur, tout en reconnaissant que j'ai finalement lu très peu de ses albums (acheter tout ce qu'il fait oblige ses fans à avoir un gros budget).
 

Comme je le signalai plus haut, je vais un peu changer ma façon de commenter la revue, car certaines bandes ne m'inspirent guère et, donc, ne fourniront pas une lecture de mon article bien passionnante.
Procédons donc avec un classique (mais efficace) "j'ai aimé / j'ai moins ou pas aimé".

J'ai aimé :

- Les Tuniques bleues : les bleus se mettent au vert 2/6. L'histoire de Cauvin est, comme l'explique son dessinateur Lambil dans un petite interview, un vrai petit défi car le scénariste esquive les classiques scènes de bataille au profit de la quête de légumes et fruits frais par Blutch et Chesterfield. J'ai donc bien aimé que ça sorte des sentiers battus, avec nos deux soldats obligés de négocier avec des fermiers peu enclins à leur donner leur production. On arrive à 20 planches, et je suis curieux de voir la suite.

- Passe-moi l'ciel : Janry fait désormais aussi équipe, comme scénariste, avec Stuf, aux dessins, pour des gags bien sentis sur l'au-delà. Le découpage minimaliste (juste quatre cases-bandes) met bien en valeur le comique de situation absurde à souhait.

- Mélusine : Clarke est un auteur très malin et ses gags en une planche avec sa jolie sorcière sont une petite douceur. Cette fois, il s'amuse avec le balai des magiciens, dont une fée a bien tort de se moquer. Efficace et amusant.

- Givrés : Amalric et Madaule y vont de leur gag sur la romance présidentielle française (François Hollande et Julie Gayet), mais en prenant le parti de s'amuser du fait que toute cette affaire a été survendue alors que c'était dérisoire. Bien vu.

- Capitaine Anchois : Floris a aussi un vrai talent pour détourner les clichés, en l'occurrence ceux des récits de pirates. Son gag est bien construit, avec des personnages à la bêtise réjouissante.

- Marzi : Marzena Sowa et Sylvain Savoia signent mon coup de coeur de ce numéro. Je ne connaissais pas ce titre et je me suis renseigné après avoir lu ces deux pages. La scénariste raconte en fait son histoire avec Marzi, jeune ado polonaise des années 70-80, et elle le fait avec un style très touchant, plein de poésie. Le dessins sont simples mais rendent le résultat encore plus fondant.

- Le Labo : Jean-Yves Duhoo s'attaque dans sa série à la bd éducative, un genre en soi mais très casse-gueule si c'est mal fait. Là, il nous explique la microfabrication de composants électroniques, et c'est limpide : moi qui suis une vraie quiche en informatique, j'ai tout compris, c'est fascinant. Le seul bémol concerne le lettrage des bulles qui, s'il était plus soigné, rendrait ça encore meilleur.

- Rob : le robot de James et Boris Mirroir me séduit bien avec ces deux strips à l'humour décalé. C'est une vision du monde du travail bien exprimée (notamment quand Rob apprend le fonctionnement d'un logiciel grâce à une humaine).

- L'Atelier Mastodonte : Mazan puis Obion poursuivent le délire du moment de la série avec les dinosaures et les fossiles. Ce qui est réjouissant, c'est de voir Lewis Trondheim, la tête pensante du titre, dépeint comme un type sinistre puis dont l'exaltation atterre ses collègues (mention spéciale aux deux strips muets d'Obion).

- Game Over : Patelin, Midam et Adam imaginent un nouveau gag sinistre mais bien ficelé avec un clin d'oeil au Marsupilami (on voit que le retour de la bestiole chez Dupuis réjouit tout le monde).

- Dad : comme toujours, Nob nous offre une page sensationnelle de son père de famille, bien angoissé par un bouton dans le cou. C'est impeccable : bien écrit, très bien dessiné. Cette série est un bijou. (Voir la planche ci-dessous : ) 

J'ai pas aimé :

- Lucky Luke : Les tontons Dalton (5), toujours aussi peu drôle et qui n'avance pas ; Les Psy et Cédric de (encore) Cauvin et Laudec, ça fait beaucoup de Cauvin (et du pas bon) ; Tamara, dont la page ne vaut pas tripette ; Bulbox, dont je me demande qui trouve ça bien ; Nelson, en toute petite forme ; Ralph Azham, parce que débarquer là-dedans maintenant et accrocher relève de l'exploit (c'est peut-être quand même pas mal mais j'arrive trop tard) ; Tash et Trash et Cramés !, là aussi peu en verve.

La rubrique "En direct de la rédak" confirme (entre autres) que Le Petit Spirou va être adapté au cinéma (sortie prévue à l'été 2016), et celle des "Aventures d'un Journal" reviennent sur la mort de Lucky Luke (l'histoire est savoureuse).
"Le Grand Référendum de l'été" présente un nouveau projet par Sergio Salma et Simon Léturgie, Little Europa. Je voterai bien pour lire un album avec cette histoire.
"Cartes blanches" donne à voir trois essais de lecteurs : le gag de Geoffrey Delinte est étonnant. Celui de Philippe Decressac est hilarant, digne de Reiser. Celui de Alexandre Arlenne est également très réussi. Ils pourraient remplacer certaines séries citées plus haut.

mercredi 6 août 2014

Critique 490 : JOHAN ET PIRLOUIT, TOME 7 - LA FLECHE NOIRE, de Peyo


JOHAN ET PIRLOUIT : LA FLECHE NOIRE est le 7ème tome de la série (et la 12ème histoire), écrit et dessiné par Peyo, publié en 1959 par Dupuis.
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Le Royaume est la cible d'attaques répétées par une bande de voleurs qui pillent les convois partant du château du Roi. Ce dernier décide de faire escorter les marchands mais rien n'y fait, les malfrats frappent toujours en emportant leur butin. C'est à croire qu'ils sont prévenus des déplacements de leurs futures victimes et des troupes qui les accompagnent...
Le Roi confie par ailleurs une mission à Johan et Pirlouit en leur demandant d'aller chercher une coupe en or qu'il a fait ciseler par un orfèvre à Boursval et qui sera remise au vainqueur du tournoi qu'il organise dans une semaine.
En chemin, lors d'une halte, Pirlouit, parti chercher du bois, s'en prend à deux hommes qui en agresse un troisième. Celui-ci pour le remercier le conduit tout droit au camp des voleurs dont il fait partie ! Pirlouit introduit Johan comme son complice afin de profiter de la situation pour mettre fin aux agissements de la bande. Ils apprennent rapidement qu'effectivement un complice au château du Roi les avertit au sujet des convois. Mais qui est ce traître ?
Les deux héros sont cependant démasqués après avoir découvert que le chef des voleurs en veut à Messire de Tréville qui va participer au tournoi. Arriveront-ils à sauver le chevalier tout en stoppant les brigands ? 

C'est mon 600ème article, et ma 490ème critique, et même si je n'y avais pas fait attention, si je n'avais rien prévu de spécial pour la circonstance, je suis content de fêter ça avec une bande dessinée que j'ai aimée.
Pourtant, je dois avouer que je connais mal l'oeuvre de Peyo (alias Pierre Culliford), un des grands noms de "l'école de Marcinelle" (comme Jijé, Franquin, Morris, Roba, etc), d'abord parce que je n'ai jamais été client de ses Schtroumpfs, les personnages qui ont formé l'oeuvre majeure de cet auteur au point de devenir un phénomène, au-delà de l'édition, comme Astérix ou Tintin. J'avais lu, il y a fort longtemps, quelques albums de Johan et Pirlouit, série dans laquelle sont justement apparus en premier les Sctroumpfs, mais sans en garder un souvenir précis. Puis j'ai eu l'occasion d'emprunter deux tomes ce mois d'Août (les 7 et 13)...

Peyo était un ami d'enfance de Franquin et quand tous deux devinrent des bédétistes, le second permit au premier d'entrer chez Dupuis en casant ses premières pages dans "Le Journal de Spirou" puis en lui prodiguant quelques conseils avisés pour le dessin. Plus tard, Franquin exprima toute l'admiration qu'il avait pour le travail de Peyo, dont il louait entre autres le génie de la composition en expliquant que c'était le meilleur dans ce domaine (il disait ainsi qu'en collant une planche de Peyo sur un mur et en reculant de cinq pas, on pouvait apprécier tout ce qui s'y trouvait, avec une lisibilité parfaite). C'était là sans doute un enseignement retenu de ses années passées dans l'animation (où il débuta comme Franquin et Morris dans les années 40).

La Flèche Noire a commencé à paraître dans "Le Journal de Spirou" en 1957 et indique des évolutions notables dans le style de son auteur : d'abord, il y modifie son lettrage (avec des lettres en minuscules au lieu des traditionnelles majuscules afin d'être lues par les plus jeunes qui les apprennent en premier à l'école). C'est aussi à partir de cette histoire qu'il découpe différemment ses pages en abandonnant des "gaufriers" de 12 cases au profit de vignettes de formats différents (selon l'action).

L'idée de l'intrigue n'est pas nouvelle pour Peyo, il a recyclé un récit qu'il avait placé dans "Le Soir" sous le titre de L'attaque du château, dans laquelle un traître profitait déjà de la nuit pour informer ses complices des mouvements extérieurs à venir. Grâce au personnage de Pirlouit, qui n'est apparu que dans le tome 3 de la série (Le Lutin du Bois aux Roches), Peyo a l'opportunité de développer davantage ce récit en articulant mieux le suspense et en y injectant de l'humour.
C'est ainsi qu'un fil rouge traverse l'aventure lorsque Pirlouit achète pour un écu (prêté par Johan) une guitare et fournit un gag récurrent, puisque le compagnon de l'écuyer est aussi piètre musicien que chanteur. En soi, ça n'a l'air de rien (ou en tout pas grand-chose), me direz-vous, sauf que cette idée inspirera Goscinny et Uderzo pour la création du barde Assurancetourix dans Astérix !

Tout au long des 44 planches de La flèche noire, on n'a pas le temps de s'ennuyer : le récit est admirablement construit, entre l'infiltration accidentelle de Johan et Pirlouit dans le "gang" des voleurs, le mystère autour de l'identité du (ou des ?...) traître(s) dans le château du Roi, le sort réservé à Messire de Tréville, le tournoi (présenté dans un plan d'ensemble, occupant l'espace de deux bandes, et effectivement fabuleusement disposé - la suite de la séquence est d'ailleurs un vrai morceau de bravoure où Peyo orchestre l'action avec un dynamisme sensationnel).
Le casting est abondant mais chaque protagoniste est bien caractérisé, à commencer par le tandem des héros car si Pirlouit est un personnage comique et énergique, Johan, bien qu'incarnant la figure du valeureux chevalier, est une figure dont la position est très intéressante : en effet, quand Peyo lança la série, ce n'était qu'un page, c'est-à-dire un jeune noble placé auprès d'un seigneur (le Roi) pour y apprendre le service d'honneur et le métier des armes, et il est ensuite devenu un écuyer et un des hommes de confiance du souverain, mais aussi le maître de Pirlouit, dont il doit subir les plaisanteries (et les chants) tout en profitant de sa débrouillardise et de sa loyauté. Arrivé à ce 7ème tome, Johan et Pirlouit forment une paire bien complémentaire, aussi bien rodée que les meilleurs binômes de la bande dessinée de l'époque.

Le trait rond, d'une clarté et d'une élégance imparables, de Peyo rappelle à chaque page combien cette bande dessinée d'alors, pour tout public, servait des histoires denses et énergiques. L'artiste eût pourtant souvent fort à faire avec la censure (de son éditeur et des bien-pensants communistes et catholiques qui veillaient sévèrement sur les publications pour la jeunesse d'alors) car en situant sa série au Moyen-Âge, il montrait un monde volontiers violent et donc des personnages et des situations en relation. Aujourd'hui, bien sûr, ce qu'on lit là apparaît bien inoffensif, mais se rappeler du contexte permet aussi de mesurer l'ingéniosité d'un auteur face aux contraintes.

Quel régal et quelle leçon que de relire ces classiques, qui fournissent aussi l'occasion de (re)découvrir une série éclipsée par l'autre titre qui fit la gloire de son auteur !  

lundi 4 août 2014

LUMIERE SUR... STEPHANE ROUX

 STEPHANE ROUX
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 Bettie Page & Marilyn Monroe
 Black Canary
 Black Cat
 Black Panther
 Black Widow
 Crystal
 Emma Frost
 Ms Marvel
 Harley Quinn & Poison Ivy
 Spider-Woman
 Stargirl
 Watchmen
 Wonder Woman
Zatanna