dimanche 1 juillet 2012

Critiques 333 : REVUES VF JUILLET 2012

DC Saga 2 :

Justice League (#2 : Aux origines) est dans la droite ligne du premier épisode : Geoff Johns avance à pas comptés, semble gagner du temps plutôt de faire avancer son histoire qui, pendant treize pages, oppose Batman et Green Lantern rejoints par Flash à Superman (le tout avec deux doubles pages) ! Autant dire que l'intrigue ne se développe pas beaucoup, d'ailleurs il n'y a aucun suspense sur l'identité du méchant...

Ce qui surprend, c'est que Johns, autrefois si habile pour animer une équipe de héros (avec la JSA), ne fait aucun effort ici, se contentant de faire trainer plus de raison des scènes de baston avant que les belligérants se rendent compte qu'ils pourraient s'allier. Mais le scénariste ne fait absolument rien pour les rendre attachants, ils sont même tous d'une bêtise affligeante, s'exprimant avec des dialogues d'une nullité abyssale (certes Johns n'a jamais été un bon dialoguiste, mais là...).
Le rythme, quand même curieusement soutenu (surtout parce que l'action domine), compense à peine et rend toutefois la lecture rapide, mais sans plus.

Jim Lee rend une copie au dessin correcte, sans plus : quand il s'agit d'en mettre plein la vue, il est indéniablement habile, mais ses faiblesses (ou son manque d'envie) sont flagrantes quand il doit découper une simple scène de dialogue (la conversation entre le père et le fils Stone étant incroyablement mal composée).
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Superman (#2 : Vol à l'aveuglette) confirme qu'il s'agit du boulet de la revue : il n'y a rien à sauver de cet épisode, aussi (voire plus) mauvais que le précédent. A nouveau le héros doit affronter un monstre, dont le pouvoir (une grande force mais surtout l'invisibilité) souligne grossièrement qu'on va avoir droit à de futurs adversaires élémentaux (l'eau et la terre restent à venir)...

George Pérez a la main encore plus lourde quand il doit caractériser les personnages dans le civil : son Clark Kent est fadasse au possible, les relations père-fils entre le Général Lane et sa fille Lois ou entre le Général et Superman sont un décalque éhonté de Hulk... Les dialogues sont plats, la voix-off omniprésente et aussi lourde qu'inutile. Misérable...

Et ce ne sont pas les dessins affreux de Jesus Merino qui récupèrent quoi que ce soit : le découpage (de Pérez) est sommaire, les plans encombrés... Pénible.
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Flash (#2 : Réactivité) reste, et de loin, la meilleure production de la revue : non seulement, comme scénariste, Manapul propose de nouvelles idées passionnantes, enrichissant les capacités de son héros (sa vélocité appliquée à sa réflexion), mais l'intrigue qu'il développe est vraiment intéressante à suivre (l'ami de Barry Allen instrument de manipulations d'un corps militaire aux mobiles louches).

Le rythme est haletant, le récit toujours accessible et surprenant, les effets bien dosés, les dialogues vivants sans être bavards ou convenus : un vrai régal.

Et ce plaisir est soutenu par des illustrations excellentes : Francis Manapul continue de puiser à la source "Will Eisener-ienne" avec bonheur, osant des compositions inventives, et la colorisation de Brian Buccellato (contrairement à celle de Superman) accompagne cela avec intelligence.
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Supergirl (#2 : Réunion) ferme le ban : dans le droit fil du premier épisode, la prime est donnée à l'action puisque les retrouvailles de Kara Zor-El et Kal-El/Superman sont explosives. Certes, tout cela n'aboutit pas encore à grand'chose puisqu'on y passe son temps à se bastonner copieusement durant la majeure partie de l'épisode, mais la dernière page indique que ça devrait changer...

Michael Green et Mike Johnson ne se forcent donc pas (encore) trop pour raconter une histoire digne de ce nom, mais ils s'appuient, il est vrai, sur leur formidable dessinateur, Mahmud Asrar, qui, lui, tient une forme de champion, alignant les pages avec une énergie formidable (qui manque cruellement à la série de l'autre kryptonien).
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La revue reste inégale, dominée par l'excellent Flash, mais avec le retour de quelques pages rédactionnelles (un article sur le Daily Planet assorti à Superman, et un autre sur l'opération "DC Renaissance") font passer la pilule, en attendant le vrai décollage (imminent) de Supergirl et quelques efforts pour la Justice League.  

Batman Saga 2 :

Batman (#2 : Trahison) mérite ses critiques louangeuses : Scott Snyder est effectivement très habile pour nous embarquer dans son histoire - une habileté qui confine à la roublardise quand on découvre comment il se tire (et son héros) du suspense ouvrant l'épisode.

Mais il est indéniable que cette affaire de Cour des Hiboux dont les redoutables agents malmènent aussi bien physiquement qu'intellectuellement Batman a l'étoffe d'une bonne saga. Le scénariste dénoue d'ailleurs rapidement le cliffhanger du précédent épisode pour relancer l'intrigue en s'appuyant sur le passé de Gotham, l'autre héroïne du récit.

Les dessins de Greg Capullo sont très dynamiques, même s'il est plus à l'aise dans les scènes avec Batman en costume (ses personnages non masqués ayant une fâcheuse tendance à tous trop se ressembler), et l'encrage de Jonathan Glapion valorise son sens de la composition et des décors.
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Detective Comics (#2 : La fête est finie) joue un cran en dessous : Tony Daniel, au scénario et au dessin, a choisi d'embarquer la chauve-souris dans une histoire très (trop) glauque, dont la complaisance finit par (déjà) lasser.

Ce n'est pas tant de donner un adversaire encore dérangé à Batman que le sentiment que la série donne de surenchérir pour exister. Par ailleurs, il s'avère que ce titre se déroule effectivement à la même époque que les deux autres (Batman et Batman & Robin), et cette ubiquité du héros ne l'avantage pas - située dans le passé, aux débuts de la carrière du héros, elle aurait mieux trouvé sa place et même fait fructifier les autres...

Graphiquement, c'est inégal : Daniel réussit parfois très bien certains plans, certaines scènes, mais en ratent d'autres ou se contente d'effets faciles et répétitifs (à coup de splash et double pages).
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Batman & Robin (#2 : Mauvais sang) remonte spectaculairement le niveau et confirme son statut de meilleure production de la revue : Peter Tomasi bâtit en fait son scénario sur trois niveaux étroitement liés - la relation de Bruce Wayne et son fils Damian, le nouveau Robin aux tendances psychopathes ; leurs patrouilles, qui assurent le quota d'action ; et l'émergence du vilain Personne, lié au passé de Batman et qui le défie désormais directement sur un argument surprenant.

Cette trame est vraiment fabuleusement tissée, chaque motif enrichissant les autres, et conférant au récit une densité et un tempo imparables.

Ajoutez-y les dessins somptueux de Patrick Gleason, magnifiquement encrés par Mick Gray, avec une utilisation des à-plats noirs, un souci de l'expressivité, un découpage dynamique, et vous comprendez pourquoi c'est une telle réussite.
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Hélas ! Toutes ces qualités précitées font défaut à Batgirl (#2 : Couper court, trancher profond) : Gail Simone , pourtant aux commandes d'une héroïne qu'elle connaît bien, échoue complètement à lui donner vie et chair, et l'entraîne dans une course-poursuite à laquelle on ne parvient pas plus à s'attacher. 

On tourne les pages, piteusement dessinées par Ardian Syaf (et abominablement mal encrées et colorisées), avec un ennui croissant qui font de Batgirl l'équivalent de Superman dans "DC Saga".
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La revue est d'un niveau emballant, surtout grâce aux exceptionnelles réussites que sont Batman et encore plus Batman & Robin. Detective Comics peut mieux faire. Batgirl est au fond du trou (si profond qu'elle ne devrait pas en remonter de sitôt).   

Avengers 1 :

6 mois après son apparition, la revue est donc renumérotée, à l'occasion du relaunch, et son programme modifié. On pourra discuter de ce choix commercial et éditorial, qui surfe sur le succès en salles du film Avengers, quand Panini devra composer avec les conséquences du prochain event (Avengers vs X-Men, qui démarrera en vf en Novembre, et dont on commence à connaître les changements qu'il entraîne)... Mais, pour l'heure, voyons ce que donne cette nouvelle version.
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Avengers (#20-21 : H.A.M.M.E.R. Rassemblement !) remplace donc au sommaire Thor. C'est plus logique pour une revue qui porte le nom de la série, mais l'arc a quand même débuté depuis deux mois... Norman Osborn, qui a réuni plusieurs organisations criminelles (Hydra, A.I.M., la Main), veut en découdre avec les Vengeurs de Steve Rogers et porte l'affaire sur la place publique car il avait été jeté en prison sans procés (après Siege). Les héros partent à sa recherche en petits groupes et leur adversaire va profiter de cette dispersion pour les piéger...

Brian Bendis développe la revanche d'Osborn dans ses deux séries, Avengers et New Avengers (dommage que Panini n'ait pas voulu publier les deux titres dans la même revue), ce qui donne de l'envergure à l'histoire et la mesure des manigances du vilain. En séparant l'équipe en plusieurs binômes, il propose des team-ups intéressantes (comme Rhulk et Tornade) et ménage de vrais surprises quand on découvre les armes d'Osborn. La chute du 2ème épisode laisse les Vengeurs dans une situation compromise qui promet une suite alléchante, ce suspense est appréciable.

Graphiquement, Daniel Acuña réalise le premier chapitre et s'en sort toujours aussi bien : ses compositions sont soignées, ses personnages expressifs, et sa colorisation vive sert l'ambiance. Par contre, lorsque Renato Guedes le remplace pour l'épisode suivant, on déchante : le dessin n'est objectivement ni beau ni efficace (malgré une bonne idée de découpage dans la bataille aérienne impliquant la Vision et Captain America), c'est un choix de fill-in aussi curieux que mal inspiré.
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Captain America (#6 : Sans défense) reste en place et commence un nouvel arc, qui est toutefois, on s'en rend compte rapidement, étroitement lié au précédent. Steve Rogers est toujours en proie à des cauchemars où il perd ses pouvoirs et demande l'aide d'Iron Man. Oeil-de-faucon, pour lui changer les idées, l'embarque dans une patrouille en ville mais une mauvaise surprise attend les deux héros...

L'attraction de ce nouveau récit réside dans la présence au dessin du mythique Alan Davis, et il est évident qu'Ed Brubaker a écrit cette histoire en voulant tirer avantage des capacités de cet artiste de premier rang. Il convoque un bataillon de méchants familiers (Batroc, Zémo, l'escoude du Serpent...) et jette le Captain dans une situation très délicate.

Davis n'est peut-être pas (pas encore) dans sa plus grande forme, mais il délivre déjà quelques planches de haute volée, avec un découpage éclaté, et un dynamisme irrésistible. La série prend tout de suite une allure qui la distingue du tout-venant. Vivement la suite !
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Enfin, pour boucler le programme, Panini nous sert une curiosité comme eux seuls en sont capables puisqu'il s'agit des deux premiers volets d'une mini-série consacrée à... Iron Man (Transe 1-2), le même mois où "Marvel Icons" fait place à une revue "Iron Man" ! Ce n'est pas banal, et franchement, vu le résultat, quitte à proposer un bouche-trou, on peut déplorer qu'ils n'aient pas trouvé autre chose.

Après un énième malaise cardiaque, Tony Stark décide de s'opérer lui-même pour améliorer ses capacités bio-cybernétiques. Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu...

Alexander Irvine a signé cette histoire (en quatre parties, la suite et fin le mois prochain) pour le label "Marvel Knights" il y a deux ans, et si ça se lit sans ennui, ce n'est pas pour autant passionnant. Lan Medina illustre, colorisé (laidement) par Andy Troy : c'est parfois pas mal, souvent pénible, tout le temps figé. Bref, très dispensable.
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Le bilan de cette relance est mitigé : les Vengeurs tiennent leur rang (malgré l'intérim de Guedes), Captain America emballe, mais la mini-série Iron Man gâche la vue et le plaisir.     

Iron Man 1 :

Bon, on va la jouer rapide puisque je n'achète plus cette revue que pour Les Nouveaux Vengeurs, et comme je l'ai déjà déclaré, après la fin de l'arc en cours, j'arrêterai les frais car débourser 4,80 E pour un seul titre, c'est trop cher.
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Donc Les Nouveaux Vengeurs (vol. 2, #21 : Vengeurs Noirs - la renaissance) reprend directement là où cela s'arrêtait le mois dernier : l'équipe, après avoir affronté la nouvelle formation de Vengeurs Noirs de Norman Osborn (sur tous les fronts dans sa croisade anti-Vengeurs), battait en retraite car le Dr Strange était mal en point. C'est alors que Ragnarok, le clone meurtrier de Thor (apparu dans Civil War, créé par Hank Pym et Tony Stark et qui tua Black Goliath), barre la route des héros !
Cependant, la foule en colère puis les forces de l'ordre assiègent le manoir des Vengeurs pour leur demander des comptes...

La grande majorité de cet épisode se concentre sur l'affrontement entre les New Avengers et Ragnarok et Brian Bendis a choisi de laisser la vedette à Mike Deodato qui restitue avec puissance toute la brutalité de ce combat. L'adversaire permet à Wolverine de laisser libre cours à sa sauvagerie, comme rarement dans cette série, mais réserve aussi deux scènes décapantes avec Luke Cage et Iron Fist.
Cette bataille épique montre aussi la perversité du plan d'Osborn qui veut autant humilier les héros que les discréditer aux yeux du public. Lorsqu'on lit cet arc des New Avengers en même temps que celui des Avengers (HAMMER Rassemblement, dans la revue "Avengers"), on mesure mieux l'efficacité de cette saga à part entière et qui démontre que Bendis brille dans un cadre plus strict que dans un event où tous les acteurs ne sont pas utiles.

Mais, comme je le disais, c'est vraiment l'épisode de Deodato dont la furia visuelle convient idéalement à ce genre d'exercice : il réussit parfaitement à rendre compte du spectacle des belligérants qui ne retiennent plus leurs coups et sèment la désolation sur leur passage. Alors, d'accord, ce n'est que de la baston mais quelle belle bagarre !
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Pour le reste, hé bien, "Marvel Icons a donc vécu et est devenu "Iron Man", avec deux épisodes de la série écrite par Matt Fraction et dessinée par Salvador Larroca.

Puis Les Quatre Fantastiques sont de retour.

Mais bon, j'ai essayé de lire ça complètement, et dans les deux cas, ça m'est tombé des mains.
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"Marvel Icons" n'était déjà plus gâté depuis longtemps, mais ni son relaunch ni son changement de titre n'arrangent son cas. Reste New Avengers : c'est peu, vivement que cet arc se termine, je ferai des économies... 
Wolverine 1 :

La revue consacré au griffu canadien repart aussi au n°1, avec un peu plus de pages (64 au lieu de 48) et la série-titre cohabite avec Wolverine & the X-Men. Intrigué par la réputation flatteuse du scénariste, Jason Aaron, j'ai décidé de voir pour juger sur pièce.
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Wolverine & the X-Men a donc droit à deux épisodes (#1-2 : Bienvenue chez les X-Men ! Et à mort !) - la série sera diffusée à cette dose pour être raccord au moment où débutera la parution du prochain event Avengers vs X-Men à partir de Novembre, qui l'impactera.
Ce nouveau titre découle directement de la mini-série X-Men : Schism (publiée dans la revue "X-Men") au terme de laquelle deux camps de mutants se sont formés : d'un côté, l'option isolationniste prônée par Cyclope sur l'ïle d'Utopia au large de San Francisco ; de l'autre, la frange cohabitionniste défendue par Wolverine qui a choisi de se réinstaller dans l'institut Xavier (rebaptisé institut Jean Grey) de Westchester. La séparation s'est fondée sur le fait que Wolverine ne voulait plus que les jeunes mutants soient utilisés comme des soldats et réapprennent à vivre en paix avec les homo sapiens.
Wolverine a reçu le soutien de Kitty Pryde, du Fauve, d'Iceberg (et Malicia, Gambit, Rachel Grey, Rocket entre autres) mais aussi du Pr X (même si celui-ci reste en retrait, n'adhérant pas non plus à la philosophie de Cyclope).
Deux inspecteurs académiques viennent donc visiter l'institut, et la visite n'est pas de tout repos, surtout lorsque Kade Kilgore, le nouveau roi noir du nouveau Club des Damnés, vient défier Wolverine en promettant de détruire l'établissement et de provoquer une nouvelle haine anti-mutants...

Jason Aaron a eu une drôle d'idée en faisant de Wolverine un directeur d'école-enseignant, après avoir formalisé la rupture avec les disciples de Cyclope dans Schism... Mais, contre toute attente, non seulement cette idée fonctionne mais est traîtée sur le mode de la comédie (avec quand même pas mal d'action) ! Or, s'il y a bien un mélange délicat à réussir, c'est la mariage de la fantaisie et des super-héros (à moins de verser dans la parodie). Mais là encore, le scénariste fait mouche et emballe son affaire avec beaucoup de verve.
Les situations sont effectivement savoureuses, les dialogues piquants, la caractérisation bien sentie : on s'amuse franchement et quand Kilgore et son gang déclenche les hostilités, l'histoire bascule dans un joyeux délire avec tremblement de terre (dont l'origine est totalement foutraque), pluie de monstres de Frankenstein armés de lance-flammes, transformation des inspecteurs académiques... 
Tout ça, c'est la partie rigolade. Pour la dose d'action, c'est assez corsé avec Wolverine qui péte les plombs et, surtout, un authentique morceau de bravoure où le personnage d'Iceberg, souvent sous-exploité, hérite d'une scène d'anthologie. Le cliffhanger laisse augurer d'une nouvelle escalade dans l' "hénaurmité".

Au dessin, on retrouve Chris Bachalo. C'est un dessinateur qui m'a toujours posé problème : son style ne manque pas de puissance, dans un registre baroque-cartoony, mais avec des effets de découpage, d'encrage et de colorisation qui rendent l'ensemble parfois confus et pénible.
Il y a encore des plans un peu trop sombres, aux compositions alambiqués, qui nuisent à la lisibilité et donc à l'efficacité, mais pour le reste il faut reconnaître que c'est un choix judicieux car il traduit parfaitement plusieurs aspects du projet (la visite de l'école, avec un vrai soin apporté au décor, puis le chaos qui s'ensuit où tout part en vrille). Il est capable de croquer des gueules terribles à certains personnages comme de dessiner Kitty Pryde mignonne à croquer.
L'un dans l'autre, ce n'est pas parfait, mais il y a là des planches jubilatoires, à la (dé)mesure du script.
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Le premier épisode de Wolverine & the X-Men étant plus long que d'ordinaire (28 pages), pour boucler le sommaire, Panini propose donc un bouche-trou de 8 pages, issu du n°1000 (!) de la série Wolverine : il s'agit d'un bref flash-back sur Logan durant la seconde guerre mondiale, écrit par Vince Hernandez et joliment illustré par Luke Ross.
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Un relaunch décapant qui mérite qu'on s'y arrête - ne serait-ce que pour découvrir l'hilarant programme dispensé par l'institut Jean Grey...  

jeudi 28 juin 2012

Critique 332 : KINGDOM COME, de Mark Waid et Alex Ross



Urban Comics, le label de Dargaud, qui détient maintenant les droits d'exploitation des comics DC en France, vient de rééditer début Juin un grand classique : Kingdom Come, écrit par Mark Waid et illustré par Alex Ross, publié à l'origine en 1996.
En Avril 2009, j'en avais écrit une première critique (ma 24ème), d'après l'édition proposée par Semic, et je ne vais donc pas y revenir. Mais, voici le lien qui y mène :  


Petit rappel des faits tout de même :

Kingdom Come est une version du crépuscule des dieux dans l'univers des super-héros DC.

L'action se déroule dans un contexte futuriste alternatif à la continuité traditionnelle, les justiciers classiques se sont retirés, supplantés par une nouvelle génération de métahumains aux méthodes plus musclées, dont le chef de file est Magog. Ce dernier a précipité la retraite de Superman après avoir abattu le Joker, coupable d'un énième attentat qui a coûté la vie à la rédaction du Daily Planet (et donc de Lois Lane, la compagne de l'homme d'acier), un acte salué par l'opinion il y a dix ans.
Mais lorsque le même Magog et sa bande dévastent le Kansas en essayant d'arrêter le Parasite, Wonder Woman va demander à Superman de revenir pour rassurer le monde et rééduquer (au besoin par la force, comme elle le suggère) cette nouvelle vague de redresseurs de torts.
A contrecoeur, l'homme d'acier reprend du service et reforme la Ligue de Justice pour l'aider à mater les récalcitrants, allant jusqu'à enfermer les plus incorrigibles dans un goulag. Ce choix suscite la méfiance de l'ONU et précipite les manoeuvres du Front de Libération de l'Humanité dirigé par Lex Luthor. Lequel reçoit une proposition d'alliance inattendue en provenance de Batman, qui a lui aussi tout un bataillon derrière lui, bien décidé à ne pas obéir à toutes les initiatives du kryptonien et de sa bande.
La situation va progressivement et rapidement dégénèrer, entre les doutes de Superman, l'autoritarisme de Wonder Woman, les manipulations de Batman et le terrible atout secret de Luthor...
Témoin de tout cela, Norman McCay, un pasteur ami du défunt Sandman, est sollicité par le Spectre, bras armé de la vengeance de Dieu, pour arbitrer la situation in fine.


Kingdom Come a connu plusieurs éditions en France : celles de Semic, puis de Panini (qui reproduisait la version "Absolute" pour fêter les 10 ans de la saga), et désormais celle de Urban Comics. Cette dernière reprend l'intégralité du matériel de l'Absolute, soit les quatre épisodes de la mini-série initiale, ses deux épilogues (Un an après..., où Superman et Wonder Woman se retrouvent avec Batman pour lui annoncer une grande nouvelle ; et L'avenir, le final de Justice Society of America #22, trois pages, 8 vignettes muettes dévoilant plusieurs dates du futur de cet univers) et près de 100 pages de bonus - constitués de précisions sur la conception de la série par Mark Waid, des notes renvoyants aux planches pour en identifier tous les acteurs et repérer tous les clins d'oeil, la galerie complète des sublimes croquis des personnages - redesignés majoritairement par Alex Ross, plus Tony Akins, Barry Crain, Dave Johnson... - , un arbre généalogique géant de tous les héros et vilains, les couvertures des diverses éditions, les posters et images promotionnels... N'en jetez plus, la coupe est pleine !

De quoi rassasier le plus exigeant des fans et instruire le plus ignare des néophytes ! Le tout dans un album de 336 pages, impeccablement traduit par Jean-Marc Lainé, avec une couverture rigide, une impression exemplaire, une présentation à la fois sobre et élégante... Et pour seulement 28 E (là où Panini vendait le même contenu pour plus de 50 E) !


C'est, indiscutablement, un des plus bels albums de bande dessinée de super-héros dont on puisse rêver, et Urban Comics l'a fait, pour un prix défiant toute concurrence. La qualité de l'oeuvre est à la mesure de l'édition proposée, et sa relecture permet d'estimer pleinement la richesse impressionnante et l'influence qu'a eu ce projet sur les comics de son époque et depuis (on pense bien sûr à sa meilleure prolongation, approuvée et conduite par Alex Ross, dans l'arc Thy Kingdom Come de Justice Society of America, co-écrit par Geoff Johns, mais aussi à Civil War, de Mark Millar et Steve McNiven, chez Marvel).
Ross et Waid, dans une moindre mesure (même si les deux hommes se sont plus ou moins brouillés ensuite à cause de la "sequel", The Kingdom, écrite par le second sans l'assentiment du premier, et d'ailleurs progressivement négligée depuis), ambitionnaient de réaliser un ouvrage qui pourrait siéger aux côtés de classiques comme Watchmen d'Alan Moore et Dave Gibbons ou The Dark Knight returns de Frank Miller (tout en étant une sorte de réplique aux comics "gim'n'gritty" issus de ces deux séries).
16 ans après, le temps a jugé et confirmé l'accomplissement de ce souhait. Kingdom Come est effectivement devenu un "must-have", un incontournable, narrativement impressionnant et visuellement prodigieux.


Comme le conclut Norman McKay : Amen !

lundi 25 juin 2012

LUMIERE SUR... DARWYN COOKE (2)

Déjà Vu,
écrit et dessiné par Darwyn Cooke
(publié dans Solo #5, puis Batman : Ego and Other Tails,
DC Comics)














Cette courte histoire de 12 pages est un hommage à l'épisode Night of the Stalker, écrit par Steve Engelhart et dessiné par Sal Amendola et Dick Giordano  paru dans les années 70, qui a nourri la passion de Cooke pour le personnage et les comics en général.
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Dr Fate,
écrit et dessiné par Darwyn Cooke
(publié dans JSA All-Stars, DC Comics)







Cette courte histoire est parue comme back-up de JSA All-Stars #5 (Challenging The Fate).   
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Avec mes remerciements à Joe Bloke et son blog : http://www.grantbridgestreet.blogspot.com/

Critique 331 : BATMAN - EGO AND OTHER TAILS, de Darwyn Cooke et Paul Grist, Bill Wray, Tim Sale



Batman : Ego and Other Tails est un recueil de plusieurs histoires, de différents formats, publiées en 2000, 2002, 2004 et 2005 par DC Comics. Darwyn Cooke a écrit et dessiné Batman : Ego, Selina's Big Score et Déjà Vu ; il a écrit Date Knight dessiné par Tim Sale, The Monument dessiné par Bill Wray ; et a dessiné Here Be Monsters écrit par Paul Grist.
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Batman : Ego démarre par une course-poursuite entre Batman et un ganster en cavale après un braquage. Alors qu'il est sur le point d'être arrêté, le malfrat préfère se suicider. De retour à la Batcave, Batman est hanté par cet échec : c'est le début d'une longue nuit où il va devoir faire face à son double, ses choix de justicier, son passé et son avenir. A terme, continuera-t-il à incarner le protecteur de Gotham ?

Dans ce roman graphique de 65 pages, qui a été son premier comic-book pour DC Comics, Darwyn Cooke orchestre un face-à-face entre Bruce Wayne et Batman, apparaissant comme une créature difforme, gigantesque, surgi de son esprit. Leur dialogue sert d'instrospection pour Wayne qui vient de voir mourir sous ses yeux un malfaiteur alors qu'il tentait de le capturer.
Cooke joue sur le fait que Wayne est blessé, a perdu du sang, est fatigué : il rentre d'une ses patrouilles nocturnes, elle a mal tourné, et il est évident qu'il est victime d'une hallucination. Dans le même temps, le Batman qui vient le harceler possède une forme impressionnante, cauchemardesque, qui est à la fois son double et peut-être une entité qui a attendu que Wayne devienne son hôte après la perte de ses parents et sa décision, plus tardive, d'appliquer la justice sous le masque et la cape du Dark Knight. 
Le récit est ponctué par des splash-pages qui servent à souligner les étapes de l'existence à la fois de Bruce Wayne (le meurtre de ses parents dont il a été témoin, avec au passage un retour sur l'origine du collier que portait sa mère la nuit du drame) et de ses actions en tant que Batman (où les questions sont posées de savoir si la présence du justicier provoque la naissance des criminels de Gotham ou encore s'il ne devrait pas adopter des méthodes plus radicales pour réellement mettre fin au banditisme de la ville - ce qui renvoie au Batman des débuts, quand le personnage portait des pistolets).
Les figures de Harvey Dent/Two-Face (le procureur playboy défiguré et devenu fou, comme un autre double de Wayne/Batman), de Robin (le sidekick du héros qui n'est, après tout, qu'un gosse entraîné dans de dangereuses aventures), du père (Thomas Wayne, un médecin qu'une fois Bruce a vu échouer à sauver un patient) et bien sûr du Joker (dont Batman a provoqué l'état alors qu'il le poursuivait quand ce n'était qu'un vulgaire voyou sous le casque de Red Hood - Cooke adresse un clin d'oeil à The Killing Joke, d'Alan Moore et Brian Bolland) sont convoqués pour cet examen de conscience douloureux.

Malgré de bonnes idées, une ambiance intense et un rythme trépidant, Cooke ne parvient cependant pas complètement à convertir son argument en une vraie bonne bande dessinée. Techniquement, c'est irréprochable, même si son dessin n'a pas encore atteint la maturité fabuleuse de ses oeuvres-phares (comme La Nouvelle Frontière ou les Parker), les influences de Bruce Timm et de Mike Mignola sont visibles.
Le souci est plus narratif car cet échange entre Batman et son essence en quelque sorte n'a pas la puissance, la profondeur souhaitées : Cooke n'est pas un auteur cérébral comme Neil Gaiman ou Alan Moore où le propos compte presque plus que les personnages, il est (et il est resté) un adepte du "character driven", jamais plus à l'aise que dans une histoire où le(s) héros conduisent l'intrigue, avec des personnalités fortes, iconiques.
Ici, il a voulu sonder l'âme de Batman, imaginer une discussion entre le héros et son esprit, mais leur débat ne dépasse jamais l'inventaire, les lieux communs, les clichés. Rien de ce à quoi Cooke aboutit ne remet en cause la détermination, le fondement ou la futur de Batman et/ou Bruce Wayne. C'est plus une sorte de mise à jour, de confrontation ponctuelle, dont le héros et l'homme sortent renforcés, dans leurs convictions, leurs comportements, qu'une histoire qui relancerait le personnage dans une direction surprenante.

Bref, Ego ne manque pas d'allure, mais d'envergure, même si visuellement on assiste au surgissement d'un futur maître-és storytelling, avec des fulgurances esthétiques prometteuses.
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Selina's Big Score est l'autre morceau de choix de ce recueil, Darwyn Cooke le présente même dans son introduction comme son travail favori (à l'époque de son inclusion dans l'ouvrage).
Chronologiquement, cette histoire de 87 pages se situe avant Catwoman: The Dark End of the Street, lorsque Cooke dessinait la série écrite alors par Ed Brubaker. Mais l'auteur utilise davantage le personnage de Selina en civil qu'en costume (elle n'apparaît en tenue que dans quelques images et une pleine page, en flash-back).

Selina Kyle, après un cambriolage foireux au Maroc, revient à Gotham.





Elle profite du fait que tout le monde la croit morte mais a besoin de se refaire et, grâce à un ami fourgue, Swifty, accepte le gros coup que lui propose une prostituée, Chantel : un casse audacieux où il faut intercepter 24 millions de dollars appartenant à la pègre, convoyés dans un train. Elle obtient le concours de son ex-amant et mentor, Stark, et d'un autre complice, Jeff. Mais l'affaire va se compliquer quand Falcone, le mafieux qui possède Chantel, découvre qu'elle l'a trahi, et que le détective Slam Bradley, engagé par le maire de Gotham pour enquêter sur la disparition de Selina, découvre qu'elle n'est pas morte et mêlé à ce fameux casse...

Ce graphic novel mérite une relecture : la première fois que je l'ai lu (en vf, dans l'album Batman : Ego, chez Panini), il m'avait déçu (comme la première histoire), surtout pour le style frustre du graphisme. J'ignorai alors sa place, dans l'oeuvre, sinon dans le coeur, de Cooke, et en comparaison avec La Nouvelle Frontière, le résultat me semblait bien inférieur.
Replacé dans son contexte, Le Gros Coup de Selina apparaît en vérité comme une sorte de brouillon - mais quel brouillon ! - de ce que son auteur accomplira plus tard avec ses adaptations des Parker de Richard Stark/Donald Westlake. D'ailleurs, la mention à Stark avec le personnage du mentor de Selina explique déjà l'inspiration de Cooke, féru de séries noires au moins autant (sinon plus) que de super-héros.
De manière plus générale, Cooke connaît d'ailleurs bien ses ses classiques,et  l'hommage est parfaitement exécuté. Il truffe son récit de clins d'oeil savoureux (comme Chantel qui a le physique de l'égérie de la blaxploitation Pam Grier ou Stark qui a l'aspect de Lee Marvin, qui incarna Parker dans le film Le Point de Non-Retour de John Boorman). Le casse lui-même est superbement imaginé, spectaculaire, découpé avec une maestria bluffante.

Graphiquement, Cooke a incroyablement développé son style depuis Ego, mais l'aspect brut de son dessin pourra déconcerter ceux qui ne connaissent que La Nouvelle Frontière ou Parker. Il a utilisé des feutres, des markers, et le pinceau pour des à-plats noirs massifs.
La colorisation de Matt Hollingsworth accentue encore ce look "primal", avec une gamme chromatique réduite (des bleus foncés constratant, dans les scènes de jour, avec une palette très basique). C'est audacieux mais d'une vivacité remarquable, comme une sorte de super-storyboard, où le passé de Cooke dans l'animation (à l'époque de Batman Beyond, de Bruce Timm) est évident.

C'est vraiment une histoire de Selina Kyle et non de Catwoman, comme un segment parallèle à la série que Cooke illustrait à l'époque. Mais cet appendice possède un réel intérêt et une qualité à part entière, qui mérite d'y revenir.
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Le reste du programme est constitué d'histoires courtes, d'une pin-up (de Catwoman - superbe) et de deux couvertures (Batman : Gotham Adventures #45 & #50 - cette dernière dans le plus pur style Bruce Timm).

*Here be monsters, écrit par Paul Grist, paru dans Gotham knights #23, compte 8 pages et oppose Batman à Madame X, une terroriste évoquant à la fois Two-Face (elle est défigurée) et Scarecrow (elle inflige à Batman des hallucinations grâce à des fumigènes).

Réalisée pour la série Batman : Black and White (#23), à la demande de Mark Chiarello, un éditeur qu'apprécie beaucoup l'artiste, c'est son traitement graphique qui le distingue : le découpage est très influencé par les cartoons de Bruce Timm, et Cooke l'a illustré en utilisant un crayon, un feutre et de l'encre pour les surfaces noires.   

 *The monument, écrit par Cooke et dessiné par Bill Wray, paru dans Gotham Knights #33, est un pastiche savoureux dans lequel Batman assiste à l'édification d'une statue à sa gloire - statue qu'il se fera un malin plaisir de détruire en arrêtant Hugo Strange.

Le dessin de Wray exagère celui de Frank Miller dans The Dark Knight Returns tandis que le script de Cooke se moque de manière croustillante du "über-Batman" durant 8 pages.

*Date night, écrit par Cooke et dessiné par Tim Sale, paru dans Solo #1, compte 9 pages : Batman surprend Catwoman lors d'un cambriolage, mais il s'agit d'un leurre pour la minette qui entraîne le justicier dans une folle série de cascades dans Gotham.

Bien avant Superman : Kryptonite, Cooke avait rédigé ce récit pour Sale : ironiquement, comme il l'avoue dans la préface, le texte a été conçu selon la méthode Marvel, soit un vague pitch sur lequel a brodé le dessinateur. C'est très beau et la chute est pleine de malice.

*Enfin, Déjà vu, écrit et dessiné par Cooke, paru dans (le collector introuvable) Solo #5, est une exceptionnelle nouvelle dans laquelle Batman traque un gang après un braquage qui s'est soldé par la mort de deux innocents.

C'est un hommage à une histoire (Night of the Stalker) de Steve Englehart, Sal Amendola et Dick Giordano, publiée dans les années 70 qui compte 12 pages et Cooke l'avait d'abord proposé à Bruce Timm pour un épisode du dessin animé Batman : The Animated Series, avant de la retravailler. Le héros n'y prononce pas un mot mais c'est une fantastique capture du personnage, hanté par ses origines, d'une efficacité implacable, à l'ambiance puissante. Le plus souvent découpé en gaufrier de 8 cases, ce chapitre est un vrai résumé du génie de Cooke pour la mise en images, une leçon à étudier pour n'importe quel aspirant dessinateur.
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Ce recueil propose donc un programme varié et d'une qualité indéniable, prouvant encore le talent impressionnant de Darwyn Cooke. Mon seul regret est de n'avoir pas pu me procurer l'édition comprenant l'intégralité de Solo #5, considéré comme un des sommets de l'oeuvre de son auteur mais introuvable aujourd'hui en fascicule, et qui avec Batman : Ego et Selina's Big Score étaient le troisième élément incontournable de cet album.

samedi 23 juin 2012

LUMIERE SUR... MASSIMO CARNEVALE

Massimo Carnevale

Clint Eastwood dans Gran Torino (de C. Eastwood)

Jane Seymour dans Barry Lyndon (de Stanley Kubrick)

Tom Cruise dans Collateral (de Michael Mann)

Sharon Tate dans Le Bal des Vampires (de Roman Polanski)

Nicole Kidman dans Eyes Wide Shut (de Stanley Kubrick)

Chloe Moretz dans Kick-Ass (de Matthew Vaughn)

Max et les Maximonstres (de Spike Jonze)

Norah Jones et Jude Law dans
My Blueberry Nights (de Wong-Kar Wai)

Michael Madse dans Reservoir Dogs (de Quentin Tarantino)

Marilyn Monroe dans Certains l'aiment Chaud (de Billy Wilder)

Jeff Bridges dans True Grit (de Joel et Ethan Coen)

Patricia Arquette dans True Romance (de Tony Scott)

Clint Eastwood dans Impitoyable (de C. Eastwood)

Anna Karina dans Vivre sa Vie (de Jean-Luc Godard)
Clint Eastwood/Le Bon...

Lee Van Cleef/La Brute...

Eli Walach/... Et Le Truand (de Sergio Leone)

Naissance en Italie en 1967.
Dessinateur, cover-artist, peintre.
couverture de Y The Last Man #50
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Le blog de l'artiste : http://www.sketchesnatched.com/