vendredi 29 mars 2019

DIAL H FOR HERO #1, de Sam Humphries et Joe Quinones


Dernier titre issu du label "Wonder Comics" de Brian Michael Bendis, Dial H for Hero est à nouveau une relecture d'un vieux concept (1966) de DC Comics. Mais le concept est si bon, si riche que ça aurait été dommage de s'en priver. Surtout que Sam Humphries, en grande forme, et Joe Quinones, déchaîné, sont aux commandes.


Enfant, Miguel a fait une mauvaise chute en plongeant dans une piscine publique. Heureusement, Superman passait par là et l'a conduit à l'hôpital après s'être assuré que sa blessure était bénigne.


Depuis, Miguel n'a eu de cesse de revivre ce frisson, multipliant les activités périlleuses. Ado, il doit pourtant se contenter de vendre des plats à emporter dans le food truck de son oncle Brant. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Summer, une jeune délinquante.


Peu après, en s'amusant avec des copains, il tombe du haut d'une falaise. Un appareil téléphonique lui apparaît et une voix lui commande de composer un numéro sur le cadran pour survivre. Il obéit, trop heureux de cette opportunité.


Le voilà transformé en super-héros : Monster Truck combat prestement des machines diaboliques, en causant un maximum de dégâts matériels collatéraux. Sa mission accomplie, il cède la place à Miguel.


Mais la police débarque. Miguel s'enfuit et Summer, la jeune délinquante, qui a volé le food truck de son oncle, permet au garçon d'échapper aux flics. Le téléphone sonne, il décroche, l'Opérateur le prévient que le dangereux Thunderbolt Club convoîte l'appareil.

La variant cover (extraordinaire) de Nick Derington.

Je place la variant cover de Nick Derington tout de suite parce qu'elle est d'abord fabuleuse mais surtout meilleure que la regular de Joe Quinones, résumant parfaitement le potentiel fou de Dial H for Hero.

A priori le pitch paraît désuet : un vieux téléphone magique qui quand on décroche le combiné et compose un numéro donne à son détenteur des super-pouvoirs, rien de bien folichon... Et pourtant, comme le montre l'image de Derington, c'est une véritable mine, un réservoir de personnages, de situations inépuisables.

Apparu pour la première fois dans la série House of Mystery, le fameux dispositif est réapparu depuis à plusieurs reprises, source d'inspiration pour des auteurs nostalgiques sans doute mais pourtant pas enfermés dans l'année 1966 de ses origines. Avec son apparence de relique d'un autre âge, le téléphone magique a acquis une patine vintage à nouveau tendance.

Cela, Sam Humphries l'a bien compris et l'exploite de manière géniale. Il respecte pourtant à la lettre le dispositif originel du titre : son héros reste un ado en quête d'adrénaline mais complétement et immédiatement dépassé par ce qui lui arrive. Miguel, ici, court après une sensation fondatrice, quand il fut sauvé par Superman (le lien de toutes les séries "Wonder Comics" dirigées par Bendis : l'homme de fer était sollicité par les soldats du Gemworld dans Young Justice, connaît les Wonder Twins, a provoqué les recherches de Naomi sur son adoption, et donc influé le destin de Miguel dans Dial H for Hero), ce shoot d'adrénaline, ce flirt avec le danger.

Passée l'introduction, fulgurante, le scénario fait soudainement baisser la température en présentant le garçon à l'adolescence, dans un petit boulot ingrat. Sa rencontre avec une jeune fille n'a rien d'affriolant, d'ailleurs Humphries se garde soigneusement d'en dire trop à son sujet (elle n'a même pas encore de prénom), mais ensuite elle apparaît comme un signe du destin, celle par qui tout s'accélère.

L'autre apparition est plus purement fantastique avec le téléphone du Heroverse et la voix de l'Opérateur puis la transformation en Monster Truck. Mais alors le récit s'emballe, le rythme devient effréné : comme Miguel, le lecteur est happé dans une aventure insensée.

On mesure alors le choix judicieux d'avoir confié les dessins à Joe Quinones. Cet artiste n'est pas un artiste très productif, sans doute parce que les éditeurs ne savent pas toujours comment employer un style comme le sien. Très expressif, à la limite du cartoon caricatural, et pourtant très élégant et inventif.

Quinones se fiche apparemment de faire beau, pourtant ses planches sont superbes, avec des découpages dynamiques, ludiques. Tout respire la fantaisie dans ses images et il croque à merveille les moues dépitées, excitées ou sidérées de son héros. Il est complètement à l'aise pour représenter un ado sans produire un personnage cliché. Miguel ressemble à un garçon crédible de nos jours et pourtant intemporel. 

Tout le reste est à l'avenant. L'action pourrait se passer aujourd'hui comme autrefois sans problème. Qu'importe, on se régale, c'est superbe, tonique, et même franchement hilarant quand Quinones délire pour figurer Monster Truck, tout droit sorti d'un comic-book de Rob Liefeld.

Il semble que Dial H for Hero ne soit pour l'instant programmé que comme mini-série. Il fau espérer que le titre rencontre le succès et convainque l'éditeur et ses auteurs d'aller plus loin, quitte à, comme pour Naomi, à être développé en "saisons", avec une pause à la fin de chaque arc narratif. Le plaisir pris avec ce premier épisode donne trop envie que Humphries et Quinones nous régalent encore longtemps avec ce concept magique.  

jeudi 28 mars 2019

ACTION COMICS #1009, de Brian Michael Bendis et Steve Epting


Alors que cette semaine paraît le millième numéro de Detective Comics (je vous en parlerai bientôt), Action Comics poursuit sa marche vers la saga Leviathan, qui débutera en Juin. Brian Michael Bendis a préparé son coup depuis sa reprise en main du titre historique des aventures de Superman et le programme s'annonce très prometteur. Surtout qu'il bénéficie de la contribution inspirée de Steve Epting, comme un poisson dans l'eau dans ce genre de récit.


La Forteresse de Solitude de Superman est devenue la cellule de crise du moment : plusieurs organisations, gouvernementales et terroristes, ont subi des attentats commis par Leviathan, la société secrète de Talia Al Ghul.


Superman a conduit Lois Lane, Amanda Waller et Jimmy Olsen dans son repaire pour faire le point. Waller a survécu à la dernière attaque en compagnie du père de Lois, mais sans pouvoir identifier l'auteur.


Avant d'avertir la journaliste et Clark Kent (dont elle connaît la double identité), elle a fait hospitaliser le père de Lois. Superman part s'assurer qu'il va bien et s'occuper de quelques autres choses en route.


Dans la chambre de Sam Lane, il trouve la Question, également en train d'investiguer sur Leviathan. Il est troublé par le fait que dans tous les immeubles détruits on ne trouve aucun cadavre. Superman lui demande de veiller sur son beau-père.


Puis Superman se rend au Japon : la base de Talia Al Ghul est déserte mais elle lui a laissé un mot, expliquant qu'elle veut la même chose que lui. Après un crochet par la Bat-cave pour remettre un indice à Alfred Pennyworth et sur les ruines de la DEO où le directeur Bones se désole, il retrouve Lois qui le convainc d'enquêter en se faisant passer pour des espions de Spyral - la seule agence d'espions encore intouchée...

Action Comics par Brian Michael Bendis est devenue une série épatante. Non seulement le transfuge historique de Marvel a modifié la direction du titre, lui évitant d'être un doublon de Superman, mais surtout il l'a modelé de manière à en faire la rampe de lancement d'une saga globale à partir de Juin prochain.

Le premier arc expliquait comment à Metropolis des gangsters étaient assez ingénieux pour rester invisibles à Superman. Ce deuxième arc prolonge cela tout en élargissant la voilure et en inversant le procédé. Un ennemi puissant élimine des organisations, criminelles ou gouvernementales, au su et au vu de Superman, mais sans toutefois être identifié. Bien entendu, la "mafia invisible" de Metropolis ne tardera pas à être impactée, mais surtout l'homme d'acier semble condamné à changer ses méthodes pour contrarier l'adversaire.

Cela passe, comme on le voit ce mois-ci, à suivre l'idée de Lois Lane, soit travailler incognito. Mais, avant cela, à compter ses alliés pour une manoeuvre aussi délicate. On retrouve donc la Question (et, sans spoiler, la saga Leviathan va réintroduire Green Arrow dans le grand concert du DCU). Voir Superman jouer à l'espion et donc abandonner le rapport de force directe, induit par sa seule présence (avec son costume voyant, ses pouvoirs), entraîne toute la série vers quelque chose de différent (qu'on aurait trouvé plus conventionnel avec Batman - qui sera toutefois un acteur majeur de Leviathan).

Par conséquent, l'épisode de ce mois-ci est plus avare en action que les précédents : pas de nouvel immeuble détruit, tout juste l'apparition spectrale du vilain dans un flash-back, au profit de scènes dialoguées, avec une tension palpable (le face-à-face Amanda Waller-Lois Lane est musclé).

Pour illustrer cela, on ne pouvait guère espérer mieux que Steve Epting auquel cette ambiance clair-obscur, entre chien et loup, convient parfaitement. Plus à l'aise pour représenter Superman, il est surtout dans son élément grâce justement aux échanges très intenses entre les protagonistes.

Au coeur de l'épisode, une scène superbe a lieu entre Superman et la Question dans la chambre d'hôpital de Sam Lane. Epting joue en virtuose du peu de lumière de l'endroit, des volutes de fumée autour de Vic Sage (volutes en forme de point d'interrogation - l'effet est magique), et du contraste entre la silhouette puissante et colorée de Superman et celle, ramassée dans un fauteuil, du détective à chapeau mou de la Question.

Bien entendu, on est dans une sorte de prologue qui ne dit pas son nom à une histoire plus vaste, mais il serait erroné de croire que ce numéro n'est que ça. La chute de l'épisode (avec un aspect des pouvoirs étonnant de Superman) prouve que Action Comics en tant que tel n'est pas que le véhicule d'un event mais bien celui d'un super-héros ravigoté par une intrigue inattendue pour lui - et le lecteur.  

La (dernière) variant cover de Francis Manapul

HEROES IN CRISIS #7, de Tom King, Clay Mann, Travis Moore et Jorges Fornes


L'antépénultième épisode de Heroes in Crisis est un curieux objet - même sa couverture a été modifiée (car celle initialement dessinée par Clay Mann a été censurée). L'intrigue de Tom King est plus imprévisible que jamais et visuellement, il a fallu trois artistes pour boucler ce chapitre. Pourtant, malgré ces péripéties, le mystère (et son charme) reste(ent) entier(s).


Débusqués par Batgirl, Blue Beetle et surtout Booster Gold doivent affronter Harley Quinn, qui reproche toujours à ce dernier (et réciproquement) les meurtres commis au Sanctuaire.


Blue Beetle explique à Batgirl qu'il a rétabli le champ de force de Booster Gold en en ayant le contrôle. Elle l'assomme donc tandis que Harley Quinn est sur le point de tuer Booster Gold.


Auparavant. Wally West se confie dans la cabine prévue à cet effet au Sanctuaire. Durant les trois semaines où il y a été admis, il résume ses progrès, évoquant la perte de sa famille, la succession écrasante de Barry Allen, et la prise de conscience de son mal-être.


Harley Quinn épargne finalement Booster Gold et avec lui, Blue Beetle rétabi et Batgirl, elle réfléchit au moyen de confondre l'assassin du Sanctuaire. Leurs soupçons se portent sur Wally West qui aurait médusé tout le monde. Mais il va falloir agir discrètement.


Car, depuis sa Bat-cave, Batman surveille toutes les installations de Ted Kord (Blue Beetle), Flash ayant échoué à retrouver la trace des fugitifs en parcourant le monde. Toutes les alarmes se déclenchent alors.

Depuis le début de la saga, Tom King a suggéré qu'il fallait se méfier des apparences. De fait, après sept mois de conjectures, on n'est toujours pas plus avancé pour désigner le coupable. L'enquête a d'ailleurs été présentée de manière désinvolte, le scénario privilégiant l'analyse pyschologique aux investigations criminelles.

Ce septième épisode de Heroes in Crisis est donc à prendre avec des pincettes car il semble montrer trop franchement un suspect sérieux, sans pour autant dévoiler son mobile. Le massacre commis au Sanctuaire doit s'expliquer autant par qui l'a fait ("whodunnit") que pourquoi il a été fait ("whydunnit") - ces deux points sont d'ailleurs sondés également dans Action Comics # 1009 sorti hier (mais pour une autre histoire).

Wally West serait-il le tueur ? Pourtant on l'a vu violemment attaqué par Harley Quinn après qu'il ait découvert le corps sans vie de Roy Harper/Arsenal, qui, lui, paraissait avoir été abattu par Booster Gold. Mais, et si les actes apparemment perpétrés par ces deux-là avaient été provoqués par l'Intelligence Artificielle du Sanctuaire ? S'ils avaient voulu se défendre ou s'ils avaient répondu à une simulation, devenant ainsi la couverture pour le vrai meurtrier des patients ?

Le récit pousse le lecteur à envisager, extrapoler, phosphorer avec intensité. C'est un des plaisirs subtils de la saga, laisser au fan le loisir d'écrire son propre script, tandis que Tom King cache son jeu jusqu'au prochain tour (l'identité du tueur serait révélé le mois prochain, et le dernier épisode explorerait les conséquences de l'échec du Sanctuaire).

Ce qui paraît certain, même si ça ne prouve pas la culpabilité de Wally West, c'est que celui-ci allait vraiment très mal et en avait pris conscience au bout de trois semaines de présence dans le Sanctuaire. Il avait ses raisons : le deuil de sa famille, le poids écrasant d'un jeune héros qui avait remplacé son oncle et représentait l'espoir pour la communauté super-héroïque... Une sévère dépression accablait Wally West, qui aurait pu le faire craquer. Au point qu'il se soit suicidé ? En ayant anticipé sa propre mort (dont il aurait fait de Poison Ivy le témoin) ? Une scène étrange et étonnamment belle va dans ce sens.

King oppose aussi les enquêteurs en situation : Batman guette le moindre mouvement suspect depuis sa Bat-cave, Flash court le monde sans succès, et surtout le quatuor avec Batgirl et Blue Beetle d'une part et Harley Quinn et Booster Gold d'autre part produit un mix détonant où les fous et les imbéciles cogitent avec plus d'acuité que les sages et les savants. Ce qui est certain, apparemment là encore (toujours rester prudent), c'est que ce beau monde converge dans une même direction : Batman et Flash suivent Harley Quinn et Booster Gold sans savoir qu'ils sont accompagnés de Batgirl et Blue Beetle. Jusqu'à Wally West, encore vivant ? Ou le vrai tueur, non identifié ?

Ce passionnant jeu de pistes où le temps semble se figer tout en montrant des éléments passés troublants fait passer un graphisme instable. Il a en effet fallu trois artistes pour boucler ce chapitre.

J'ignore pourquoi (même après l'épisode précédent entièrement réalisé par Mitch Gerads, qui signe ici la couverture régulière) Clay Mann n'a pas été capable de prendre le relais seul. On ne lui reprochera pas d'avoir livré en tout cas des planches baclées, au contraire. Il signe les pages 1 à 6, 11, 17 à 19 et 23 à 24, et parmi tout ça, il y a vraiment des merveilles - en particulier la double page montrant Wally au milieu d'un champ de fleurs (qui par la magie des couleurs de Tomeu Morey trace le titre de la série).

Travis Moore, lui, s'est occupé des pages 8 à 10, 13 à 16 et 20-21. Si Mann tire un peu la langue, pourquoi DC ne fait-il pas confiance à Moore pour le suppléer sur un épisode entier ? Son style est similaire, le résultat très soigné.

Enfin, récent collaborateur de King sur Batman, Jorge Fornes a eu à s'occuper justement des scènes dans la Bat-cave (pages 7, 12, 22). C'est sobre, et finalement judicieux car ces moments-là se détachent narrativement et graphiquement du reste.

Heroes in Crisis #7 est donc un peu hétéroclite formellement, mais l'un dans l'autre, cela colle avec le développement de l'histoire. On est proche de la résolution, et le récit conserve intact son mystère. En soi, c'est un tour de force. Plus généralement, cette saga confirme qu'elle ne fait vraiment rien comme les autres et demeurera sans doute un prototype.
La variant cover de Ryan Sook.

mercredi 27 mars 2019

MCU (MARVEL CINEMATIC UNIVERSE) TIMELINE

Et si on révisait un peu notre MCU un mois avant
la sortie en salles de Avengers : Endgame ?


Naissance des Pierres d'Infinité à la suite d'irrégularités cosmiques
prééexistantes à notre univers.


Le Collectionneur et le Grand Maître prennent vie
en même temps que la planète pensante Ego.


Chute d'une météorite de Vibranium sur Terre, 
qui deviendra la ressource du Wakanda.


- 2988 :
Odin empêche la destruction des Neuf Royaumes par
Malekith et les Elfes Noirs. Il emprisonne sa fille Héla qui
s'était retournée contre lui.
- 965 :
- Après une bataille contre les Géants des Glaces, il adopte Loki.


1940 :
Johan Schmidt devient Crâne Rouge à cause d'un sérum
du Super-Soldat défaillant.


1942 :
Crâne Rouge trouve le Tesseract en Norvège.


1943 :
Steve Rogers devient Captain America.


1945 :
Capture de Arnim Zola.
"Mort" de Bucky Barnes.
Captain America affronte Crâne Rouge qui se téléporte
sur Vormir grâce au Tesseract.


1949 :
Bucky Barnes, récupéré par les Russes, devient le Soldat de l'Hiver.


1978 :
Ego prend forme humaine et rencontre Meredith Quill sur Terre.
Elle donnera naissance à Peter Quill/Star-Lord.


1984 :
Hank Pym met au point la combinaison de Ant-Man.


1987 :
Thanos adopte Gamora et Nebula dont il a tué les parents.
Janet Van Dyne est piégée dans le Monde Quantique.


1988 :
Mort de Meredith Quill.
Peter Quill est recuelli par Yondu Udonta.


1989 :
Démission de Hank Pym du S.H.I.E.L.D. à qui il refuse
de livrer le secret de ses particules rétrécissantes.
Assassinat de Howard et Maria Stark par le Soldat de l'Hiver.


1995 :
Retour sur Terre de Carol Danvers en tant que Captain Marvel.
Rencontre avec Nick Fury.
Découverte de la présence de Skrulls infiltrés.


2005 :
Exposition aux rayons Gamma de Bruce Banner qui devient Hulk.


2010 :
Prise d'otage de Tony Stark en Afghanistan. 
Création de la première armure de Iron Man.


2011 :
Affrontement Thor-Loki.
Tony Stark devient consultant pour le SHIELD.
dans le cadre de l'Initiative "Avengers".


2012 :
Bataille de New York entre les Avengers et Loki allié aux Chitauri.


2013 :
Retour de Malekith pour la conquête de l'Ether.


2014 :
Affrontement entre Captain America et le Soldat de l'Hiver.
Nick Fury et Black Widow découvrent que le SHIELD est infiltré par l'HYDRA.


2015 :
Les Gardiens de la Galaxie affrontent successivement
Ronan l'Accusateur puis Ego.
Captain America et le Faucon capturent le Soldat de l'Hiver.


2015 :
Création de Ultron par Tony Stark et Bruce Banner.
Ultron est vaincu par Vision, né de la fusion 
de la Pierre de l'Esprit et de l'Intelligence Artificielle
J.A.R.V.I.S..


2016 :
Vote de la loi de recensement de super-héros.
Schisme au sein des Avengers.
Stephen Strange part au Népal apprendre la magie auprès de l'Ancien.


2017 :
Le Dr. Strange piège Dormammu dans une boucle temporelle et sauve la Terre.
Hank Pym avec l'aide de Scott Lang et Hope Van Dyne ramène Janet Van Dyne 
du Monde Quantique.


2017 :
T'Challa devient Black Panther et roi du Wakanda.
Son cousin Killmonger lui dispute le trône.


2017 :
Mort d'Odin. 
Hela affronte Thor, Loki, Hulk et Vakyrie.
Destruction d'Asgard.


2018 :
Thanos rassemble les Pierres d'Infinité.
Extermination de la moitié de la population de l'univers pour rétablir l'équilibre.
Nick Fury envoie un S.O.S. à Captain Marvel.
Ant-Man est coincé dans le Monde Quantique.


2019 :
"Avenge the Fallen."