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mercredi 20 mars 2024

PINE & MERRIMAC #3 (Kyle Starks / Fran Galan)


L'affaire sur la disparition de Tabitha rappelle à Linnea son passé dans la police où elle a eu beaucoup de mal à composer avec la violence des crimes sur lesquels elle investiguait. Aujourd'hui, avec Parker, elle est en planque devant l'hôtel où doit se tenir une cérémonie secrète qu'ils infiltrent pour en savoir plus...


C'est un curieux épisode que ce troisième numéro de Pine & Merrimac, qui confirme la singularité de cette mini-série policière. Kyle Starks ne semble pas apprécier les lignes droites et se paie le luxe de ne pas enchaîner directement avec qu'il a raconté le mois dernier mais par un flashback sur Linnea.


Ce n'est d'ailleurs pas dénué d'humour puisque la jeune femme fraîchement entrée dans la police ne supportait pas de découvrir des scènes de crimes violents et vomissait sans arrêt. Jusqu'à ce qu'elle trouve un truc pour se tenir devant ses collègues. Mais son astuce fit long feu et tout le monde - psy, médecin, ami - lui fit comprendre qu'elle devait changer de vie.


L'autre aspect, plus sentimental de la série s'incarne alors dans Parker, son compagnon, qui accepta de tout lâcher - boulot, entourage - pour la suivre à Jamesport et ouvrir avec elle une agence de détectives privés. Mais une affaire hante encore Linnea : le dossier Munson.
 

Sans trop en dire, il présente des similarités troublantes avec l'affaire Tabitha. Et la suite de l'épisode joue beaucoup sur cette ressemblance, l'idée que l'histoire se répète et que Linnea doit encore et toujours se battre contre ses démons. La disparition de Tabitha la renvoyait déjà à la mort de sa propre soeur, souvenez-vous.

Je ne vais évidemment pas spoiler ce qui se passe dans la seconde moitié de cet épisode mais il m'a semblé y lire une référence directe à Eyes Wide Shut de Kubrick et le cliffhanger est encore une fois redoutablement efficace mais aussi compromettant pour le couple de héros. Il y a moins d'action dans ce numéro qui fait la part belle à Linnea et laisse Parker en retrait, mais on ne s'ennuie vraiment pas. Surtout Kyle Starks sait surprendre après deux épisodes un brin trop classique dans leur déroulement et leur répartition des rôles. Là, on ne sait clairement plus à quoi s'attendre et avec encore deux épisodes à paraître, ça promet beaucoup.

Evidemment, le charme de Pine & Merrimac repose beaucoup sur la qualité graphique des planches de Fran Galan, et c'est encore un vrai festival. L'expressivité des personnages est ici primordiale pour traduire les émotions de Linnea et apprécier son évolution depuis ses débuts dans la police jusqu'à aujourd'hui, en passant par la parenthèse consacrée à l'affaire Munson (tout droit sortie d'un film de Lynch cette fois).

La colorisation directe est somptueuse et on ne peut qu'être ébloui par la maîtrise de l'artiste espagnol. Ses compositions sont variées, son découpage évite toute redite, c'est du grand art. Il y a ce côté cartoony qui perce fréquemment, avec cette pointe d'exagération dans les proportions, les perspectives, les enchaînements de plans. Mais Galan réussit toujours à ne pas en faire trop pour éviter que l'histoire ne sombre dans une sorte de parodie de polar, de detective story.

Pine & Merrimac ne révolutionne pas les codes du genre, même si la tournure que prennent les choses devient très surprenante, mais l'écriture et le dessin aboutissent à un résultat de très belle facture auquel il est impossible de résister.

mercredi 28 février 2024

PINE & MERRIMAC #2 ( Kyle Starks / Fran Galan)


Linnea et Parker ont découvert que Tabitha avait pu être emmenée sur une île au large de Jamesport et Jody les y conduit à bord de sa péniche. Sur place, ils font une découverte sordide impliquant le sénateur Lockridge en campagne pour l'élection présidentielle...


Comme promis, ,je vais vous parler du deuxième épisode (sur les cinq prévus) de Pine & Merrimac. Ce numéro m'a vraiment convaincu d'investir sur ce titre après un début très classique mais entraînant. L'intrigue prend de l'ampleur et nous plonge dans des développements inattendus.


Kyle Starks s'appuie toujours sur son duo de héros, qui sont également un couple, et joue sur leur complémentarité tout en insistant davantage sur les démons qui les hantent. Dans le premier chapitre, on apprenait que Linnea avait perdu sa soeur, kidnappée et laissée morte quand elle était encore jeune fille. Un événement suffisamment traumatisant pour faire naître sa vocation de détective d'abord au sein de la police puis au sein d'une agence privée.


De son côté, Parker a eu aussi affaire aux forces de l'ordre alors qu'il était une vedette des rings et qu'il a failli être accusé à tort d'un meurtre. Mais la sagacité de Linnea, chargée de l'affaire, et l'amour qu'ils éprouvèrent l'un pour l'autre lui a permis d'en sortir blanchi. De quoi souder les deux époux dont le fonctionnement repose sur la pugnacité de Linnea et la force de Parker.


Mais Starks ne se contente pas de brosser des portraits trop simplistes de ses héros : ainsi, les investigations de Linnea et Parker les conduisent sur une île au large de Jamesport où aurait pu être emmenée Tabitha, la jeune fille que ses parents cherchent après son enlèvement par des bikers. Le décor est magnifiquement exploité pour engendrer une ambiance angoissante et malaisante.

Fran Galan accomplit un travail somptueux en couleurs directes pour cet épisode qui se déroule entièrement en une nuit. Ses aquarelles montrent la péniche de Jody sur les flots avec un rayon lumineux qui déchirent les ténèbres environnantes. Puis, une fois sur l'île, en suivant Linnea et Parker, c'est un nuancier de bleus extraordinaire qui donne au site un aspect presque surnaturel. On est à deux doigts de penser que la série va basculer dans le fantastique.

Mais on reste dans un thriller. D'un côté, on le regrette un peu, mais ce qu'on perd sur ce plan, on le gagne sur l'intensité de ce qui suit. Starks, en refusant d'investir un registre, donne du poids à chaque découverte de ses deux héros et le lecteur est saisi comme eux, devinant plus qu'il ne sait ce qui se trame de glauque sur ce bout de terre au milieu de l'eau. Le découpage de Galan est d'une intelligence imparable, cadrant toujours justement et composant avec les premiers et second plan comme quand Linnea et Parker surprennent l'échange entre deux hommes dans la même pièce qu'eux.

Le récit s'emballe dès que nos détectives sont mis à jour et doivent fuir. Là encore, Galan accompagne de manière magistrale le mouvement, suggérant la panique qui s'empare aussi bien des fugitifs que de leurs poursuivants. On ressent de manière très physique la confusion, la peur, l'urgence, comme rarement une BD permet de la partager.

Au passage, c'est aussi dans ces pages-là que Kyle Starks creuse la caractérisation de ses personnages : Parker est écoeuré par ce qu'il a vu et corrige les malfrats moins pour les écarter de son chemin dans sa fuite que pour les punir tandis que Linnea démontre qu'elle sait réagir de façon radicale quand le danger est proche (voir le moyen qu'elle trouve pour empêcher les poursuivants de leur tirer dessus, elle et Parker, quand ils atteignent l'embarcadère).

L'intrigue, comme écrit plus haut, s'enrichit considérablement en impliquant un politicien dans un traffic sordide. Cette difficulté ajoutée rend encore plus passionnante l'histoire et préfigure les obstacles qu'auront à franchir Linnea et Parker pour faire éclater la vérité sur ce scandale. C'est palpitant.

Bref, Pine & Merrimac mérite vraiment le détour et n'a aucun mal à accrocher le lecteur qui s'y plonge. Vite la suite !

samedi 24 février 2024

PINE & MERRIMAC #1 (Kyle Starks / Fran Galan)

 

A Jamesport, Missouri, à l'angle des rues Pine et Merrimac, se trouve l'agence d'enquêtes privées de Linnea et Parker Kent. Elle est une ancienne flic qui a perdu sa soeur, assassinée durant leur enfance. Lui un ancien lutteur. Lorsqu'un couple vient leur demander de retrouver Tabitha, leur fille, Linnea accepte l'affaire malgré les souvenirs qu'elle fait remonter en elle...



J'avais acheté ce premier épisode le mois dernier, lors de sa sortie, mais je l'ai gardé sous le coude en attendant de voir ce que donnerait le deuxième numéro pour savoir si j'allais en tirer des critiques. Et je peux vous dire que je vais vous reparler de Pine & Merrimac dès la semaine prochaine et par la suite car c'est un gros coup de coeur.


J'avais vu ici et là (La mini Assassin Nation, des apparitions aux générique de Batman : The Brave and the Bold) le nom de Kyle Starks, scénarite et co-créateur de cette série, mais c'est surtout Fran Galan qui m'a motivé à acheter Pine & Merrimac. En effet, l'an dernier, Marvel avait publié un one-shot, Werewolf by Night, illustré par l'artiste espagnol, qui avait été une de mes lectures favorites et j'étais impatient de savoir où Galan rebondirait.
 

Boom ! Studios est une maison d'édition indépendante qui propose des choses très intéressantes et dont le succès de Something is killing the children (et ses spin-off) de James Tynion IV et Werther Dell'Edera a mis en lumière le reste de son catalogue. Cette fois, il s'agit d'un polar à l'ancienne sur un couple de détectives privés dont le titre pourrait faire croire qu'il s'ait de leur identité alors qu'en vérité cela désigne l'adresse de leur agence à Jamesport dans le Missouri.
 

Dans ce décor loin des métropoles américaines, on suit donc Linnea et Parker. Leur passé est résumé au début du premier épisode, de manière rapide mais claire : elle est une ancienne flic qui a vécu un drame durant son enfance (sa soeur a été enlevée et retrouvée morte) puis qui a rencontré son futur mari, lutteur, lors d'une enquête. Ils se sont mariés et reconvertis en enquêteurs. La plupart de leurs dossiers concernent des affaires d'adultère.

Jusqu'à ce qu'un couple vienne leur demander de retrouver leur fille, Tabitha, disparue. Même si Linnea s'est jurée de ne jamais accepter ce genre d'investigations, elle ne résiste pas à l'envie de réconforter ces parents. Avec Parker, elle remonte la piste de bikers qui évoquent une île voisine où il se passerait de drôles de choses...

Kyle Starks ne cherche pas à réinventer la roue. L'intrigue démarre de su des bases très classiques : les deux héros sont un peu la tête (Linnea) et les jambes (ou les muscles - Parker). Le cadre de Jamesport fournit un environnement a priori paisible et sans histoire mais cachant en réalité des secrets glauques. Les enquêtes du couple leur valent la rancune des gens dont ils ont mis à jour les tares, mais aussi des amitiés solides, notamment avec leur voisin, Jody, qui tient un stock de surplus militaire, une sorte de bazar avec des articles à bas prix.

La caractérisation des personnages est elle aussi basique : Linnea est une femme qui a traversé des choses dures mais que sa silhouette frêle ne laisse pas deviner. Parker est un type un peu rustre mais follement épris de sa femme et dont l'expérience du ring fait un partenaire utile quand l'ambiance se met à chauffer. Les parents de Tabitha sont des gens ordinaires frappés par un drame auquel nul ne peut rester insensible.

On est donc dans un épisode d'exposition, où les protagonistes et le décor sont présentés. Mais le rythme file à toute allure, c'est un vrai page-turner, très efficace et quand on arrive à la fin de ce premier chapitre (pour l'instant, les auteurs se gardent de dire si le titre sera une série limitée ou une ongoing, attendant de voir comment il sera accueilli par les lecteurs, mais les ventes sont excellentes donc tous les espoirs sont permis), on a envie de lire la suite car on s'est attaché sans difficulté aux héros.

Fran Galan assure le dessin et sa colorisation et le résultat est aussi beau que sur Werewolf by Night. S'il est impossible d'être catégorique sur la technique employée, vu les ressources actuelles de l'infographie qui permet de copier n'importe quoi, il me semble quand même évident que Galan dessine sans encrage et utilise de l'aquarelle ensuite. Ce qui suppose une compétence très solide car évidemment on ne peut pas rattraper ce qu'on a raté : soit la planche est parfaitement exécutée, soit il faut la refaire entièrement.

Galan ne s'inscrit pas dans un registre purement réaliste, il exagère subtilement les proportions, les expressions, souligne les physionomies, accentue les perspectives, ce qui ajoutent au dynamisme de l'ensemble. Le rôle joué par les lumières et les ombres est déterminant et magnifiquement accompli. C'est impressionnant et Kyle Starks sait qu'il dispose d'un artiste de première classe, à même de transcender son script.

Au risque de me répéter et de paraître prudent, Pine & Merrimac est très classique, mais surtout possède un fort potentiel, de quoi en faire un sleeper, le titre que personne n'attend et qui conquiert une fan base de fidèles supporters. Alors, ne passez pas à côté et rejoignez la bande !

vendredi 15 septembre 2023

WEREWOLF BY NIGHT, de Derek Landy et Fran Galan


Décidément, c'est une très bonne semaine pour les nouveautés chez Marvel : un bon relaunch de Daredevil, un bon lancement pour Avengers Inc., et pour couronner le tout, ce one-shot Werewolf by Night, excellent. On doit cette surprise au romancier Derek Landy et au dessinateur Fran Galan. Et on n'a qu'une seule envie après l'avoir lu : qu'il y ait une suite !


Jack Russell alias le Loup Garou de la Nuit, pénètre dans le château du Dr. Nekromantik pour libérer une jeune fille qu'il a enlevée pour lui faire subir des expériences comme celles pratiquées sur less monstres qui gardent sa demeure. Elsa Bloodstone, la chasseuse de monstres, a la même mission mais ignore que Jack est dans les murs...


Il y a un an, Disney + diffusait un unitaire Werewolf by Night réalisé par Michael Giacchino, une curiosité filmée en noir et blanc comme un hommage aux films de monstres du studio Universal. Et, contre toute attente, c'est sans doute, avec le recul, ce qu'a produit de meilleur la plateforme de streaming qui soit attaché au MCU dans la Phase IV.


Pourtant Marvel Comics n'avait rien produit en parallèle : la dernière fois que l'éditeur avait sorti un comic-book avec le personnage du Loup-Garou de la Nuit remonte à 2020, un projet co-scénarisé par Taboo, membre des Black-Eyed Peas.
 

Marvel n'a même pas attendu Halloween pour ressortir Jack Russell de son placard. Mais le résultat est franchement jubilatoire. C'est même certainement le meilleur one-shot publié par la "maison des idées" depuis un bail, certainement la meilleure parution de ce mois chez eux.
  

En vérité quand on se plonge dans ce fascicule d'une trentaine de pages, ce qu'il évoque, ce sont ces one-shots de Hellboy que Mike Mignola co-écrit régulièrement, en particulier au moment de Noël, avec un artiste de prestige (comme Adam Hughes). Et on se prend à rêver que Marvel fasse la même chose que la vedette de Dark Horse en sortant une aventure de Hulk en Afrique, de Morbius en Terre Sauvage ou quelque chose d'improbable dans ce genre.

Car il fut une période où Marvel gâtait les fans avec la Légion des Monstres, avec des récits consacrés à Man-Thing, Satana, la Momie, le monstre de Frankenstein, Dracula... Avec des auteurs et artistes de première classe (Archie Goodwin, Neal Adams, Dave Cockrum...)

L'histoire imaginée par Derek Landy est simple : un savant fou versé aussi dans l'occultisme enlève une jeune fille dans un village et la retient dans son château reconstitué tel qu'il était dans les Alpes bavaroises. Jack Russell part la délivrer à la nuit tombée quand il se transforme en loup-garou.

Au même moment, un jet privé survole les Rocheuses avec à son bord la chasseuse de monstres Elsa Bloodstone. La fille d'Ulysses philosophe, un verre à la main, sur son apparence : habillée d'orange, avec sa chevelure rousse, elle ne passe pas inaperçu, ce qui peut être un problème dans son job. Sauf si on veut que l'ennemi vous voit arriver de loin. Des ennemis, elle en a à bord puisque le jet appartient à des vampires qu'elle tue avant de sauter en parachute au-dessus du château. Car elle aussi est venue s'occuper de la jeune Charlotte.

Evidemment, Jack et Elsa se croisent rapidement et s'allient. Il est suggéré qu'ils ont eu une liaison autrefois - ce qui est peu commun pour une chasseuse de monstres et un type qui se transforme en loup-garou, mais qui dénote un humour jouissif de la part de Landy. Tout aussi vite ils surgissent dans la pièce où leur adversaire commun, le Dr. Nekromantik, s'apprête à sacrifier sa captive. Sauf qu'il ne les a pas attendus pour ça et que l'expérience entamée est destinée à une opération de plus grande ampleur...

Le rythme est soutenu, on ne s'ennuie pas une minute. La dynamique entre le Loup-Garou de la Nuit et Elsa Bloodstone est similaire à celle d'une screwball comedy, c'est l'union de deux individus que tout oppose mais qui, ensemble, pourtant, fonctionne parfaitement. Et le plus féroce n'est peut-être pas celui qu'on croit. Quant au grand méchant de l'épisode, son plan va connaître des complications dramatiques... Pour lui.

C'est déjà sympa comme ça. Mais en plus c'est divinement mis en images et sur ce point Marvel a eu du flair en recrutant l'artiste Fran Galan. Il a surtout travaillé en Europe, pour Glénat, mais c'est un sacré bon. Il réalise en effet ses planches en couleurs directes, ce qui requiert une technique solide. Mais attention, ce n'est pas Alex Ross : Galan a un style quasi-cartoony, très expressif et énergique.

A-t-il été inspiré par le film de Michael Giacchino l'an dernier ? En tout cas, il adopte une esthétique similaire. Le récit commence en noir et blanc avec des dégradés de gris, entièrement produits au lavis, et c'est juste sublime (comme vous pouvez le voir plus haut). Lorsque Elsa Bloodstone entre en scène, elle est représentée en couleurs, avec sa chevelure rousse flamboyante et son costume orange (tel que celui qu'elle portait dans Nextwave). Elle est la seule à bénéficier de ce traitement comme pour la distinguer encore plus dans cette ambiance nocturne et horrifique.

Toutefois, ça et là, Galan ajoute un peu de rouge pour les yeux des créatures de l'ombre qui garde le château de Nekromantik. Ces petites touches augmentent l'effet produit et contribuent à souligner le caractère inquiétant des monstres sur lesquels Nekromantik a pratiqués ses expériences.

Le découpage prouve la virtuosité de Galan pour orchestrer une histoire où l'action domine, dans des décors impressionnants et des tonalités intenses. L'humour est aussi présent dans le trait avec les expressions surjouées des personnages, à fond dans leurs rôles. Tout tend à cette caractérisation qui s'amuse des clichés des films de monstres, des récits d'épouvante, du look rétro. On mentionne les Avengers, Hulk, mais tout paraît détaché du reste de l'univers Marvel, et c'est aussi pour cela qu'on se dit que l'éditeur serait bien inspiré de développer une série Werewolf by Night par cette même équipe artistique pour explorer et exploiter ces recoins délaissés.

J'ignore si ce one-shot aura du succès, noyé dans la flot des sorties plus calibrées de la semaine. Mais ce dont je ne doute absolument pas, c'est qu'il séduise totalement ceux qui le liront et qui en voudront plus. Parce que c'est excellent, atypique, amené à devenir culte. La balle est dans le camp de Marvel.