mardi 1 août 2023
DARK AVENGERS : THE END IS THE BEGINNING, de Jeff Parker, Kev Walker, Declan Shalvey, Gabriel Hernandez Walta et Neil Edwards
lundi 31 juillet 2023
THUNDERBOLTS : LIKE LIGHTNING, de Jeff Parker, Kev Walker et Declan Shalvey
dimanche 30 juillet 2023
THUNDERBOLTS : VIOLENT REJECTION, de Jeff Parker, Kev Walker et Declan Shalvey
Après les sorties de la semaine, je reprends ce dimanche cette rétrospective consacrée aux Thunderbolts écrits par Jeff Parker au début des années 2010 chez Marvel Comics. Le recueil intitulé Violent Rejection est le premier à bénéficier d'une numérotation et rassemble les épisodes 152 à 157, illustrés par Kev Walker et Declan Shalvey.
mardi 25 juillet 2023
THUNDERBOLTS : SHADOWLAND, de Jeff Parker, Declan Shalvey et Kev Walker
Comme l'indique le titre de ce recueil, la série Thunderbolts est impliqué dans l'event Shadowland de 2011. Du moins pour les deux premiers épisodes (# 148-149), écrits par Jeff Parker et dessinés par Declan Shalvey (qui va devenir le second artiste régulier du titre). Ensuite, Kev Walker revient pour le 150ème numéro anniversaire, avec les Avengers en guest-stars. Puis le n°151 raconte les origines du mystérieux Fantôme. Un programme copieux et varié.
lundi 19 juin 2023
Collection Marvel Gold - Carrefour : THUNDERBOLTS, de Jeff Parker, Declan Shalvey et Kev Walker
Declan Shalvey a repris les dessins et produit des planches exceptionnelles, à l'énergie contagieuse, avec une spontanéité et une capacité d'évocation qu'il me semble avoir perdu depuis. Je peux comprendre qu'il ait voulu autre chose pour sa carrière ensuite, mais quel dommage de ne plus le voir sur du super-héros, avec ce dynamisme, cette inventivité.
Jeff Parker continuera encore un bon moment à remonter le temps avec ces fugitifs, dans des histoires toujours aussi marrantes, improbables et déchaînées - ça me donne envie de relire tout ça, c'était vraiment un run infernal, un comic-book comme il n'y en a plus guère chez Marvel en tout cas (les dernières mini-séries Thunderbolts étaient d'une tristesse...), et même quand la série sera retitrée Dark Avengers, il ne se calmera pas.
Le dernier épisode de l'album (le n°168), dessiné par Matthew Southworth) est dispensable : Luke Cage mène une enquête en solo pour remonter la piste des fuyards et croise Mr. Fear tandis qu'au Raft Songbird et Mach-V expliquent à des officiels que leur boss est un leader méritant mais empêché par des recrues qu'on lui impose (comme le Fléau ou Satana) et qui sont ingérables.
Vous l'aurez compris, j'ai un gros coup de coeur pour ces épisodes, cette époque, cette série, ces personnage (même si, encore une fois, le concept original a été complètement dilapidé). Et si vous ne connaissez pas tout ça, alors jetez vous sur ce tome, pour ce prix-là vous ne risquez rien.
jeudi 24 février 2022
ELEKTRA : BLACK, WHITE & BLOOD #1, de Charles Soule et Mark Bagley, Leonardo Romero, Declan Shalvey et Simone d'Armini
Or, donc, j'étais parti pour acquérir le n°2 de Elektra : Black, White & Blood pour lire l'histoire qu'a écrite et dessinée Greg Smallwood (et dont j'avais parlé dans ma rubrique Des Nouvelles Nouvelles Toutes Fraîches). Et je suis revenu avec le n°1 en plus parce que Leonardo Romero était au générique...
D'habitude, je suis pas client de ces anthologies trichromatiques, que ce soit chez DC ou Marvel. Je n'ai rien contre, et même au contraire, ça peut être intéressant de voir comment des auteurs se débrouillent avec un format court et des contraintes graphiques. Mais en revanche je suis beaucoup plus perplexe sur le fond de l'affaire qui consiste surtout à mettre en avant des personnages réputés pour leur violence (en tout cas chez Marvel) sous couvert d'exercices esthétiques (tandis que chez DC, pour Superman et Wonder Woman, le spectre des histoires est plus large, même si la forme est gadget).
Mais, donc, Greg Smallwood et Leonardo Romero, deux artistes dont je suis fan, et qui m'ont convaincu de débourser quelques Euros. Pour quel résultat ?
Dans ce premier numéro, on a droit à trois récits. L'héroïne est donc Elektra. Noir, blanc et sang sont des couleurs qui lui correspondent sans problème. La création de Frank Miller reste un personnage qui conserve un pouvoir de fascination intacte, comme si rien ne pouvait l'abîmer. Pourtant Marvel semble souvent ne pas savoir quoi faire d'elle : véritable méchante, ou créature plus équivoque, éternelle femme fatale dans le sillage de Daredevil, elle fut même un temps membre des Thunderbolts (durant le bref run de Daniel Way et Steve Dillon) ! Elle a subi des relookings souvent hasardeux puis on lui a rendu son look d'origine, indépassable. Et si en fait Elektra résistait à tout ?
Partant de là, quel risque court-on de l'animer dans une anthologie consacrée à ses "exploits" ? Au moins, cela présente l'avantage de l'écrire et de la dessienr hors de toute continuité et au gré de la fantaisie de chacun. Si elle tombe entre de mauvaises mains, ce sera vite oublié. Si elle est bien dirigée, ce sera un bon point de plus à son palmarès.
On a une bonne idée avec ce premier numéro de ce à quoi peuvent ressembler ces expérimentations. Prenez Charles Soule et Mark Bagley : le premier a scénarisé Daredevil mais, curieusement, sans s'être vraiment servi d'Elektra (sinon dans un très bref arc), et le deuxième n'a, à ma connaissance, ajmais dessiné la tueuse au cours de sa longue carrière. Leur récit est étrange, funèbre, et pourtant envoûtant. Bagley est étonnamment bon sur ce coup et Soule très sobre. Ce n'est pas renversant mais intéressant.
Leonardo Romero leur succède et se montre très inspiré. Il puise à la source de Frank Miller en évoquant la période où le personnage d'Elektra est apparu et où le lecteur ne la situait pas du tout. Elle assassine plusieurs membres de la pègre et traque un asiatique qui veut fuir New York à la suite de ces carnages. En s'apercevant qu'il emmène avec lui sa fille, Elektra ne se résoud pas à la tuer mais complètera quand même son contrat. C'est cruel, hyper dynamique, et visuellement magnifique. Romero mériterait vraiment une seconde chance, lui qui m'avait ravi sur le run de Kelly Thompson avec Hawkeye et qui, depuis, vivote d'éditeur en éditeur.
Enfin, Declan Shalvey raconte un dernier segment métaphorique sur le thème de l'assassin ultime. C'est violent, sanglant, et étrangement beau malgré tout. Dommage qu'il n'ait pas dessiné également (mais il est fort occupé par ailleurs). C'est donc à Simone d'Armini, un artiste italien encore méconnu, qu'échoît la partie visuelle. Le résultat ne manque pas de style mais souffre parfois d'un manque de lisibilité, ce qui ne pardonne pas quand on travaille avec seulement trois couleurs. Toutefois, belle idée de colorer la tenue d'abord virginale d'Elektra avec le sang de ses adversaires pour qu'elle soit écarlate telle qu'on la connaît.
L'ensemble se lit donc bien, même si, sans surprise pour ma part, Leonardo Romero domine les débats. Un constat qui se confirmera avec le deuxième numéro. Mais ça, je vous en parlerai demain...










































