dimanche 4 juin 2023
FANTASTIC FOUR OMNIBUS PAR MARK WAID & MIKE WIERINGO
samedi 15 avril 2023
FANTASTIC FOUR #6, de Ryan North et Ivan Fiorelli
Voilà six mois que cette relance de Fantastic Four a démarré. C'est un peu l'heure pour un premier bilan et Ryan North semble l'avoir intégré en proposant un épisode qui fait suite directement à celui sorti le mois dernier. Il est à nouveau accompagné au dessin par Ivan Fiorelli, qui remplace encore cette fois Iban Coello.
vendredi 10 mars 2023
FANTASTIC FOUR #5, de Ryan North et Ivan Fiorelli
Elle est vraiment bonne, cette relance de Fantastic Four ! Et elle est encore meilleure maintenant que nos quatre héros sont réunis, comme si elle avait vraiment décollé. Ryan North a écrit un nouvel épisode auto-contenu (même si la fin est plus ouverte...), et Ivan Fiorelli remplace Iban Coello très efficacement. Que demander de plus ?
North commence par sortir du placard un vilain oublié (Nicholas Scratch, le fils de Agatha Harkness, et les Sept de Salem, ses rejetons, apparus dans Fantastic Four #187 de Août 1977). Il mène un assaut éclair contre nos héros et file sans tarder.
Le lecteur croit qu'il a raté son coup et ressent même un peu de frustration après ce trop bref combat. Mais la méthode de North repose sur ce faux-semblant : tout ça n'est que le début des ennuis pour les FF.
Vient alors le temps de la réflexion : North aime visiblement bien montrer Reed Richards cogiter à voix haute et expliquer avec des mots plus simples à ses camarades ce qui s'est produit et comment y remédier. C'est aussi une façon d'impliquer le lecteur et de faire comme s'il était assis à côté de Mr. Fantastic, écoutant attentivement de quoi il ressort. Malin.
Enfin arrive la séquence spectaculaire où les héros vérifient si l'hypothèse de Reed est exacte et s'ils vont s'en tirer tout en devant affronter un cadre hostile et étrange. La dimension noire permet au dessinateur Ivan Fiorelli de briller.
Mais ne croyez pas que le remplaçant de Iban Coello s'est tourné les pouces avant. Son style est moins énergique, son trait moins dynamique, mais le résultat est aussi soigné et convaincant. Bonne pioche.
Fiorelli s'approprie facilement des personnages et compose des plans très maîtrisés, avec des lignes fermées, un encrage fin. La lecture est fluide, claire, agréable.
Et quand vient le moment de mettre en scène l'incursion des FF dans la dimension noire, Fiorelli rend justice au morceau de bravoure préparé par North, qui, une fois de plus, excelle à valoriser les pouvoirs de ses héros, en particulier ceux de Mr. Fantastic, poussé dans ses retranchements. Mais pas gratuitement.
Je le répète : c'est épatant. La construction des épisodes, leur rythme, sont jubilatoires. Je n'avais pas pris autant de plaisir à lire ce titre depuis longtemps et pour un fan des FF période Byrne ou Waid/Wieringo, cette reprise est un vrai cadeau. Ne vous en privée pas !
jeudi 16 février 2023
FANTASTIC FOUR #4, de Ryan North et iban Coello
vendredi 6 janvier 2023
FANTASTIC FOUR #3, de Ryan North et Iban Coello
jeudi 8 décembre 2022
FANTASTIC FOUR #2, de Ryan North et Iban Coello
vendredi 11 novembre 2022
FANTASTIC FOUR #1, de Ryan North et Iban Coello
samedi 12 septembre 2020
EMPYRE : FANTASTIC FOUR - FALLOUT #1, de Dan Slott et Sean Izaakse
Pour ce second épilogue à Empyre, Dan Slott prend les manettes et place les Fantastic Four au centre de l'histoire. La first family de Marvel a réussi son retour dans un event, bien plus que les Avengers. Pourtant Slott tape parfois à côté et tease à son tour un probable futur event (qui, cependant, ressemble à une arlésienne chez lui). Il est accompagné pour cela de Sean Izaakse au dessin.
L'invisible observe l'agitation qui règne dans la zone bleue de la Lune. Les Cotati sont faits prisonniers de guerre par les Kree et les Skrulls et leur leader, Quoi, refuse de révéler qui lui a fourni les armes non répertoriées dont il s'est servi contre les héros de la Terre.
Toutefois, l'oncle de Quoi, Thor, refuse de le laisser, lui et les Cotati, dans les geôles Kree-Skrulls et avec l'aide de Franklin Richards, les exile sur une planète qu'il terraforme pour qu'ils y résident en paix, dans un environnement approprié à leur condition.
Afin d'expertiser l'arsenal Cotati, Reed Richards fait appel à la Profiteuse, la plus grande dealeuse d'armes de l'univers. Cependant, elle échoue à déterminer leur provenance. Ce qui ne l'empêche pas de réclamer paiement pour son examen : la restitution des deux enfants Kree et Skrull.
La zone bleue est quittée par ses visiteurs. Seul demeure l'Invisible qui procéde à son tour à une tentative de datation des armes Cotati...
Peu ou prou, on trouve dans cet épilogue les mêmes mérites que dans celui consacré aux Avengers, écrit par Al Ewing. Comme son partenaire sur la saga Empyre, Dan Slott est bien plus à l'aise seul qu'accompagné pour dire ce qu'il a à dire. Il n'est pas question de mettre en doute la bonne entente entre les deux scénaristes, mais simplement de souligner que leurs styles et surtout leurs desseins sont sans doute trop affirmés pour se fondre en une entité unique.
D'une certaine manière, Slott bénéficie davantage de la saga que Ewing car Empyre a prouvé au moins une chose : les Fantastic Four sont bien de retour au premier plan et ont eu davantage de poids dans l'histoire. Ou du moins ils ont mieux existé.
En effet, avec le (léger) recul dont on dispose désormais, il est évident que la gestion du quatuor a été mieux écrite que celle des Avengers. En les dispersant sur les points chauds de la saga (Johnny Storm auprès de Captain Marvel et Hulkling, Ben Grimm et Sue Richards auprès de Mantis, Reed Richards auprès de Tony Stark), les FF ont été présents au bon endroit au bon moment avec les personnages essentiels.
Par ailleurs leurs compétences ont été mieux utilisés que celles des Avengers, dont l'amateurisme a été dangereux et la naïveté confondante. Maintenant que les X-Men font bande à part dans l'univers Marvel, ce retour des 4 Fantastiques est une aubaine. Et avec le renfort de RB Silva comme nouveau dessinateur régulier de leur série, nul doute que Slott va pouvoir en profiter.
Cependant, le scénariste tape parfois complètement à coté. Le fait que Mr Fantastic fasse appel à la Profiteuse pour expertiser les armes des Cotati est une bizarrerie absurde parce qu'on devine immédiatement ce qu'elle réclamera, qu'elle réussisse ou non à identifier la provenance de cet arsenal (ce qu'elle n'est pas fichue de faire par dessus le marché !). N'y a-t-il pas un autre personnage capable d'enquêter prestement sur ces armes au lieu de s'en remettre à une dealeuse ?
L'autre élément incongru, mais celui-ci indépendant de Slott, est ce que fait Thor dans cet épilogue. Le tie-in Empyre : Thor n'ayant finalement pas été publié, le rôle du dieu du tonnerre a été complètement gâché. Il a disparu au deuxième épisode de la saga et a resurgi au dernier, muni de nouveaux pouvoirs, sans que le lecteur ait su comment il les avait acquis et où il était passé entretemps. Slott a bien du mérite d'attribuer à Thor une fonction d'arbitre quand il sauve la mise de Quoi et des Cotati en les téléportant, avec l'aide de Franklin Richards, sur un monde lointain où ils pourront vivre tranquillement - et sans plus menacer la Terre.
Comme cet épisode est un vrai yo-yo narratif, on appréciera que Slott ait choisi de mettre en scène, même de loin, l'Invisible. Petit rappel : l'Invisible est le nouveau Gardien depuis l'assassinat d'Uatu et il s'agit en fait de Nick Fury. On doit cette "brillante" idée à Jason Aaron qui a ainsi sorti de la scène Fury (pour faire de la place à son rejeton qui a la tête de Samuel L. Jackson) à l'issue de son event, Original Sin (à côté duquel Empyre passe pour un chef d'oeuvre). Depuis, donc l'ex-super espion de Marvel erre sur la Lune, traînant de lourdes chaînes et toisant les terriens et leurs alliés ou ennemis d'un air sévère.
Mais Slott, donc, est plutôt inspiré en se servant de lui car à la toute fin de l'épilogue, il lui fait procéder à sa propre expertise de l'arsenal des Cotati. Et cela aboutit à une scène alléchante (je ne spoile pas). Comme Ewing donc, Slott tease un probable event futur, mais à ceci près que celui-ci est une arlésienne pour le scénariste. En effet, Reckoning War est une idée qu'a Slott depuis des années, il a voulu la développer durant son run sur Amazing Spider-Man, puis on a cru qu'il allait la caser dans ses épisodes de Silver Surfer. Peut-être que ce sera pour Fantastic Four. Ou une saga qu'il écrirait (car Slott est le seul scénariste vedette de Marvel à n'avoir jamais eu cette opportunité !).
En tout cas, Marvel laisse ses scénaristes actuels faire beaucoup d'annonces et on peut douter de leur réalisation à toutes. Aaron voudrait un match retour à Avengers vs X-Men, Donny Cates dans Thor #6 a affiché ses ambitions, Ewing aussi dans Empyre : Fallout - Avengers, et maintenant Slott. On se souviendra que Ed Brubaker, en son temps, avait voulu, sans succès, signer une saga sur le Phénix, puis avancé des pions dans Captain America : Reborn (avec une menace liée au fait que Steve Rogers reprenne son bouclier et une invasion de tripodes identiques à ceux de La Guerre des Mondes de H.G. Wells). Déjà que Marvel enchaîne désormais pratiquement sans interruption les events, là, c'est déjà l'embouteillage.
Côté dessin, cet épilogue est réalisé par Sean Izaakse, qui contribue déjà à Fantastic Four. Voilà un dessinateur intéressant, solide, sans être renversant. Marvel paraît ne pas lui accorder une confiance folle et ne l'employer que pour jouer les pompiers de service, un peu comme un Paco Medina.
Il affiche pourtant de bonnes intentions et une technique séduisante. Il lui manque cependant ce qui distingue un bon dessinateur d'un artiste qui va marquer les esprits : quelque chose dans le trait trop sage, dans le découpage sans folie, les compositions sans génie. Mais j'ai plutôt envie de le féliciter car sa copie est très soignée, il produit des plans bien remplis, des personnages expressifs, maîtrise leur représentation.
Empyre, c'est donc fini. Slott, comme Ewing, n'ont pas spécialement brillé dans cette affaire, qui a souffert de la crise sanitaire et de l'amputation de tie-in. Mais leurs épilogues sont plus qu'honorables.




















































