lundi 11 février 2013

LUMIERE SUR... JACK KIRBY

 Jacob Kurtzberg alias Jack Kirby
 Le "King" et ses "Marvels"
 Couverture de la revue Amazing Heroes #100
"Spéciale Kirby", encré par Steve Rude.
 Captain America
 Thor (commission art)
 Fantastic Four
*
Les 14 personnages suivants sont issus du portfolio Gods,
dessiné par Kirby lors de son départ de Marvel en 1970 :
la matrice de ce qui deviendrait "le Quatrième Monde" chez DC Comics.

 Baldurr
 Black Sphinx
 Darkseid
 Enchantra
 Heimdall
 Honir
 Lightray
 Mantis
 Metron
 Mister Miracle
 Orion
 Robot Defender
 Sigurd
 Space Guardian
Et, ci-dessus, le "who's who" définitif des New Gods.

Naissance en 1914. Décés en 1994.
Scénariste, dessinateur, encreur, lettreur, cover-artist, designer, éditeur... The King of comics !
*
Le site consacré à l'artiste : www.kirbymuseum.org

samedi 9 février 2013

LUMIERE SUR... JAMIE MCKELVIE

 Jamie McKelvie
 Une page de Suburban Glamour,
mini-série qu'il a aussi écrite.

 La couverture de Phonogram : The Singles Issue #2
et une page de la série écrite par Kieron Gillen.
 Wings (commission art)
 Dr Girlfriend (commission art)
 Le casting des Young Avengers
de Kieron Gillen et Jamie McKelvie,
pour le relaunch de la série en 2013.

 Teaser pour Young Avengers #1 (ci-dessus)
et collection de cartes pour la Saint-Valentin
avec les membres de l'équipe (ci-dessous).
 Kate Bishop/Hawkeye
 Hulkling
 "Kid" Loki
 Marvel Boy
 Miss America Chavez
Wiccan

Scénariste, dessinateur, encreur, lettreur, cover-artist, designer.
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Le site de l'artiste : www.jamiemckelvie.com

mardi 5 février 2013

Critique 375 : LEGENDS OF THE DC UNIVERSE #12 _ THE AMERICAN EVOLUTION, de Mark Evanier et Steve Rude


Legends of the DC Universe : The American Evolution est le 12ème épisode de l'anthologie de DC Comics. Il a été écrit par Mark Evanier, d'après un synopsis inédit et des personnages créés par Jack Kirby, et dessiné par Steve Rude, publié en 1999.
*
Bernie Sobel est le portier du "Daily Planet",
aussi observateur que froussard...
Mais d'où surgissent ces monstres
auxquels s'intéresse Jimmy Olsen,
le photographe du "Daily Planet" ?
Les sbires de Darkseid, Mokkari et Symian,
sont à l'oeuvre... Mais les héros aussi !
Superman, le pote de Jimmy Olsen,
entre en scène !

Jimmy Olsen, photographe pour le "Daily Planet", s'intéresse à l'apparition récente de monstres lorsque ceux-ci attaquent Metropolis et le siège du journal. Superman s'emploie à les stopper d'un côté tandis que le Guardian infiltre le repaire de Mokkari et Symian, deux agents de Darkseid, le tyran d'Apokolips, à l'origine de la situation. Ceux-ci bénéficient de la complicité de l'homme d'affaires, Mr Edge, lui-même partenaire avec l'Intergang, puissant réseau mafieux, qui va installer dans le globe au sommet du building du "Daily Planet" une machine émettant des ondes capables de transformer la population en monstres.
Jimmy Olsen, Superman, le Guardian et Dubbilex réussiront-ils à empêcher cette catastrophe ?
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Même si cette histoire est tout à fait accessible en soi, il convient pour l'apprécier pleinement d'en situer la genèse : en 1971, Jack Kirby, de retour chez DC Comics, développe (entre autres projets) ce qui restera son grand oeuvre chez l'éditeur, "le Quatrième Monde". 
Il s'agit de trois séries à la fois lisibles indépendamment et interconnectées - New Gods, Mister Miracle et Forever People - puisant à la même source : de nouveaux dieux se sont élevés après le Ragnarok (la fin du monde des anciens dieux) mais en se déclarant une guerre pour la domination des cieux et de la terre. D'un côté, il y a New Genesis, havre de paix, dirigé par le Haut-Père, et de l'autre, il y a Apokolips, monde sinistre, tenu d'une main de fer par Darkseid. Une trêve est conclu à partir d'un échange : Scott Free/Mr Miracle, le fils du Haut-Père, sera élevé sur Apokolips, tandis qu'Orion, l'héritier de Darkseid, grandira sur New Genesis. Mais Darkseid repart en guerre quand Scott Free s'enfuit et se réfugie sur Terre, où le groupe des Immortels se trouve aussi, comptant dans leurs rangs Belle Rêveuse, détentrice de l'équation d'anti-vie, qui permettrait d'assujettir les mortels. Orion va alors mener la défense de la terre sans savoir qu'il s'oppose ainsi à son père biologique...

En échange de la liberté éditoriale pour conduire ses trois séries, Jack Kirby accepte d'en animer une quatrième dans le catalogue déjà existant de DC et il choisit alors un titre de seconde zone sans équipe créative régulière : Superman's Pal, Jimmy Olsen. Il va en faire un vrai laboratoire narratif, avec des intrigues délirantes, le reliant à la saga des New Gods mais aussi à une des anciennes productions qu'il animait avec le scénariste Joe Simon dans les années 40, la Newsboy Legion (où figurait le Guardian, un avatar de Captain America).

Le projet du "Quatrième Monde" ne durera qu'un an, faute de succès, mais alimentera l'univers DC et d'autres auteurs jusqu'à nos jours (ainsi le premier adversaire de la Justice League du reboot de l'éditeur n'est autre que Darkseid, et récemment dans la nouvelle série Wonder Woman, Orion est réapparu).

Mark Evanier, qui fut l'assistant-confident de Kirby, a récupéré un synopsis inédit de Superman's Pal, Jimmy Olsen, et l'a développé pour en tirer le script de cette épisode de 56 pages de l'anthologie Legends of the DC Universe, intitulé The American Evolution.
On y retrouve toute la verve de Kirby : le récit est échevelé, mené sur un rythme infernal, avec des monstres gigantesques, un complot délirant, la présence de Superman, celle du Guardian, de Darkseid - bref, tous les ingrédients originaux de la série. Le "King" aimait aussi à travers ses histoires épiques distiller des messages subtilement transgressifs sur son époque et Evanier a conservé cet élément (il est amusant de constater que les ondes qui doivent transformer les habitants de Metropolis en monstres soient diffusés depuis le "Daily Planet", les médias étant ainsi dépeints comme des organes d'information et d'intoxication, mais aussi que l'autre méchant de l'affaire soit Mr Edge, un homme d'affaires sans scrupules).
Il est surtout épatant de remarquer la fantaisie et la modernité des concepts "Kirby-esques", avec un scénario qui tient en haleine, dispense des séquences spectaculaires, étranges, drôles, en brassant un casting improbable de héros de la rue (le Guardian), de surhommes (Superman), de dieux maléfiques (Darkseid), et d'humains pris au milieu de leurs conflits (traversés par la peur, la lâcheté, la curiosité, l'intrépidité - ici incarnées par Bernie Sobel, le portier du "Daily Planet" qui préfère ne se mêler de rien de crainte de perdre sa place, alors que le monde menace de s'effondrer, et Jimmy Olsen, qui fonce tête baissée dans les ennuis, refusant de laisser les justiciers tout régler seuls).
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Le Guardian : autre acteur de l'histoire, 
apparu à l'origine dans Newsboy Legion,
série des 40's de Kirby et Simon.


Les dessins sont signés par Steve Rude (cette fois encrés par l'excellent Bill Reinhold) : un choix idéal puisque l'artiste est un grand admirateur de Kirby, dont il arrive à imiter le style sans toutefois se contenter de verser dans l'exercice de style.
"The Dude" affiche une forme de champion tout au long de ces 56 pages où l'allure de ses personnages, le soin apporté aux décors, l'inventivité avec laquelle il évoque les machineries complexes et les monstres baroques de Kirby, sont un régal de tous les instants.
Certes, il n'est pas là dans son registre le plus personnel, il est évident que l'opportunité qui s'est présentée à lui de saluer le "King" l'a emportée sur la volonté de réinterpréter complètement les éléments de l'histoire. Mais au moins restaure-t-il le Superman tel que le dessinait Kirby (là où DC, dans la série originale, lui imposait des retouches, par d'autres artistes, craignant que les lecteurs ne reconnaissent pas l'icône). Et Rude maîtrise tellement bien l'Homme de Fer (il en livrera une version encore supérieure dans la mini-série en trois épisodes World's Finest, écrite par Dave Gibbons)que c'est jubilatoire.
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Difficilement trouvable en single issue (car l'épisode date de 1999), sachez quand même que The American Evolution est disponible dans le tpb Superman : 3-2-1, Action !, écrit par Kurt Busiek (avec les épisodes 665 de Superman, dessiné par Rick Leonardi, et d'Action Comics #852-854, dessinés par Brad Walker). Ne vous en privez pas !

Critique 374 : THE SHADE #4, de James Robinson et Darwyn Cooke


The Shade : Family Ties (Part III) est le 4ème épisode de la mini-série créée et écrite par James Robinson, et dessiné par Darwyn Cooke, publié en Mars 2012 par DC Comics.


 "Ahh, Opal City in 1944. Was there ever such
an exciting and wonderful place ?"

The Shade, l'autre protecteur (avec Starman) d'Opal City, revient sur un épisode de son passé, révélant par là-même un secret sur sa famille. En 1944, inquiet de la menace nazie, le héros équivoque soutire à un indic, Nathan Dayne, des informations sur Darnell Caldecott, un inventeur-entrepreneur anglais établi en Amérique et qui veut lutter auprès des alliés en Europe.
Alors que Caldecott accepte de se cacher pour échapper à un assassinat, sa femme, Grace, est enlevée. The Shade fait appel au Vigilante, un justicier masqué, pour la retrouver. Mais c'est un piège ourdi par l'épouse de l'industriel qui veut hériter de sa fortune, quitte à devenir la complice des nazis.
Heureusement pour Caldecott, the Shade tient à le sauver pour des raisons personnelles et peut compter sur un autre partenaire dans la place...
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Le personnage de the Shade était un des (sinon le) seconds rôles les plus attractifs de la série Starman, écrite par James Robinson : cet individu ambigü, aux pouvoirs magiques, oeuvrait littéralement dans l'ombre, aidant Jack Knight (et avant lui son père, Ted), tout en dissimulant nombre d'informations sur les tenants et aboutissants des ennemis d'Opal City.
Son apparence même le distinguait du tout-venant : il ressemblait à un dandy inquiétant dans son costume noir, coiffé d'un haut-de-forme, et manipulant une canne. 
Néanmoins, ses origines demeuraient un mystère et son charme provenait aussi beaucoup de ce qu'on ignorait  à son sujet. Aussi, en entreprenant de lever un peu le voile sur lui avec une mini-série en 12 épisodes lancée fin 2011, James Robinson prenait un risque certain, celui d'amoindrir le charisme de son personnage.
Plusieurs graphistes, aux styles tous très différents et forts (comme Cully Hamner, Jill Thompson, Frazer Irving ou Javier Pulido), ont accompagné Robinson dans son projet (que DC l'a laissé mener à son terme, malgré des ventes décevantes). Sa collaboration au 4ème épisode avec Darwyn Cooke promettait d'être un des sommets de la série.

Pourquoi the Shade tient-il tant 
à sauver Darnell Caldecott ?

Le résultat tient toutes ses promesses avec ce one-shot, accessible sans avoir lu ce qui a précédé (y compris la série Starman) ou ce qui a suivi. James Robinson nous entraîne dans un récit plein de suspense, au rythme trépidant, à l'atmosphère envoûtante.
Personne ici n'est ce qu'il paraît être, ce que donne à voir chaque personnage surprend en permanence : the Shade est égal à lui-même et il faut attendre les dernières pages pour apprendre pourquoi il tient tant à sauver Caldecott. Avant cela, il a malmené un informateur, eu un complice auprès de l'entrepreneur (sans que ni ce dernier ni le lecteur n'aient pu le deviner), eu recours à un partenaire improbable mais efficace (le Vigilante - un vieux personnage de DC, avec un costume de cowboy, une moto et des méthodes musclés), découvert  le double-jeu de Grace, la femme de l'industriel anglais... Tout ici est masques, coups de théâtre, péripéties, jeu de dupes. Tout est aussi affaire de relations, au propre comme au figuré : relater un épisode du passé, révéler des secrets (de couple, de famille), nouer des relations avec des acolytes inattendus, dénouer un complot... Tout va très vite et en même temps il y a une densité dans l'histoire, une succession de situations : l'équilibre entre cette vitesse de narration et le nombre de rebondissements est magistral.
Robinson est vraiment à son meilleur niveau avec cet univers, ces personnages qu'il affectionne et anime enexpert. La voix-off rappelle aussi le langage appliqué dont l'auteur est capable et qui correspond parfaitement à son héros.
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Et Darwyn Cooke ? Hé bien, sans surprise, il produit des planches sensationnelles, sans donner, c'est là le plus fort, l'impression de forcer son talent. Pour l'occasion, il refait équipe avec J. Bone, son encreur sur sa reprise de The Spirit.
Comme s'il avait toujours dessiné cette série, Cooke s'empare des personnages, des décors, reconstitue l'époque, avec une économie qui ne cède jamais rien à la lisibilité et l'efficacité. Son storytelling est d'une fluidité et d'un dynamisme imparables, avec des cadres toujours simples et justes, des effets dosés impeccablement.
C'est impressionnant.
Mentions aussi pour la colorisation de Dave Stewart et le superbe lettrage de Todd Klein.
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J'ignore si, et comment, DC va compiler les douze épisodes de cette série en recueil, mais ce serait une heureuse initiative - que devrait ensuite reprendre en français Urban Comics (avec une réédition, à un prix abordable, de Starman ?).

lundi 4 février 2013

Critique 373 : A + X # 002, de Chris Bachalo, Peter David et Mike Del Mundo


A + X est une nouvelle série déclinée après la fin de la saga Avengers vs X-Men, publiée en 2012 par Marvel Comics. Chaque numéro contient deux récits complets de 10 pages chacun, réalisés par une équipe artistique différentes, et chaque histoire réunit un Vengeur et un X-Man (A pour Avengers, X pour X-Men).
Ce 2ème numéro, paru en Novembre 2012, propose donc un épisode avec la Veuve Noire et Malicia, écrit et dessiné par Chris Bachalo, et un autre avec Iron Man et Kitty Pryde, écrit par Peter David et dessiné par Mike Del Mundo.  
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La meilleure (et la plus belle) espionne...
Une mutante pouvant absorber n'importe quel pouvoir...

Deux jolies filles, un robot-tueur géant : Natasha Romanoff aka la Veuve Noire croyait pouvoir profiter d'un jour de repos quand elle est attaquée par une sentinelle, un de ces colosses mécaniques programmés pour traquer les mutants. Elle va recevoir l'aide de Malicia, membre des X-Men de l'école Jean Grey où a été détecté l'activité du robot, volé par l'organisation terroriste A.I.M. à deux élèves d'université qui en étudiaient les mécanismes.

Chris Bachalo écrit et dessine cet épisode qui se distingue par son action spectaculaire non-stop et son humour pince-sans-rire. L'artiste s'est visiblement amusé à animer le tandem formé par la Veuve Noire, dépeinte comme une héroïne dont le jour de repos est gâché mais aussi parce que sa voiture est détruite dans l'affaire, et Malicia, dont le pouvoir est la source de bons mots et de situations savoureuses - voir ci-dessous :
"Good kisser." : la scène la plus émoustillante de l'année !
L'association de ces deux personnages peut surprendre mais Bachalo la justifie de manière très habile (Black Widow, avant d'être agressée, reçoit une alerte mais n'y répond pas, comptant sur Ms Marvel pour s'en occuper, alors que Malicia, elle, a un vieux contentieux avec la même Carol Danvers - elle lui avait volé ses pouvoirs dans le passé).

Les dessins sont explosifs : on en prend plein la vue ! Et Bachalo a le chic pour camper des héroïnes sexys sans les représenter de manière vulgaire. Son style qui flirte avec le cartoon donne un rythme échevelé au récit avec une alternance très maîtrisée de petites cases et de plans larges.

C'est absolument exquis, drôle et pêchu.
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Une allergie carabinée...

Deux génies, des extraterrestres : Kitty Pryde répond à l'invitation de Tony Stark aka Iron Man qui veut l'embaucher. Mais affectée par un rhume, la jeune mutante provoque une invasion de Broods dans les laboratoires de l'entreprise...

Peter David (le scénariste d'X-Factor - auquel tous les fans de comics pensent amicalement en ce moment, alors qu'il se remet d'une attaque cérébrale) a concocté une friandise à l'humour finalement très british en organisant la rencontre entre Iron Man (Tony Stark plus dragueur et suffisant que jamais) et Kitty Pryde (grippée mais toujours aussi piquante). L'action met un peu de temps à démarrer et le combat contre les Broods (référence explicite à la récente "grossesse" de Kitty dans la série Wolverine et les X-Men, de Jason Aaron) est aussi vite expédié. Mais les dialogues entre ces deux grosses têtes sont irrésistibles, avec une chute hilarante (voir ci-dessous).
Mike Del Mundo (cover-artist de grand talent, comme en témoigne la variant cover de la revue ici) signe les planches en couleurs directes. Son style n'a rien à voir avec ce qu'on a l'habitude de voir dans les comics traditionnels, mais ses personnages sveltes, très expressifs, sa palette vive, son découpage alerte, servent à merveille le script spirituel de David.

Une pure friandise.
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Deux épisodes jubilatoires (avec mention spéciale pour Chris Bachalo quand même). Espérons que Paninicomics ait la bonne idée de réserver une place à cette anthologie (qui rappelle les Marvel Team-Up d'antan) dans ses revues, avec le relaunch annoncé post-Avengers vs X-Men.