mardi 18 novembre 2014

ANNONCE




C'est le cœur lourd que je rédige ce message mais je vous dois bien ça, à vous tous qui lisez et suivez ce blog. Ce ne serait pas poli de vous quitter sans un mot.

L'histoire est tristement simple : samedi dernier (le 15 Novembre), mon ordinateur a chopé un très méchant virus, dont je n'ai pas réussi à me débarrasser. J'ai alors confié mon pc à mon beau-frère, qui est nettement plus calé que moi dans le domaine informatique, en espérant qu'il saurait m'aider. Pour me dépanner, ma sœur m'a prêté le netbook dont je me sers pour l'instant (mais c'est un prêt et je ne veux pas en abuser).

Tout à l'heure, pourtant, les nouvelles concernant mon fidèle ordi n'étaient pas bonnes, mon beau-frère ayant échoué dans ses manœuvres et ma sœur précisant que la suite ne s'annonçait pas bien. Bref, je vais me retrouver sans quoi travailler, et je n'ai pas les moyens de m'équiper. Bien entendu, Noël approche et je pourrais miser sur la générosité de mes proches pour m'offrir un nouvel appareil, mais je ne veux pas compter là-dessus car cela coûte quand même un prix certain et je n'assumerai pas un cadeau dont je sais qu'il aurait demandé un effort trop conséquent.

Cela apparaît trop naturel d'avoir un ordinateur, de surfer sur la toile et de profiter de ses avantages. Jusqu'à jour où une tuile comme la mienne vous tombe dessus et qu'on se trouve en carafe, sans alternative.

Peut-être aussi, malgré tout, que cette situation s'améliorera dans quelque temps, mais je ne suis pas optimiste. Je n'ai jamais voulu parler de moi ici parce que ce n'était pas a vocation de ce blog et que j'estime à la fois qu'un peu de secret est nécessaire et que je n'ai pas à partager mes soucis avec des gens qui viennent lire des critiques de bd.
Je tenais ce blog pour oublier ses problèmes de santé et partager sa passion des comics. Etant de nature solitaire, je retirai du fait d'avoir des lecteurs pour mon blog un vrai réconfort moral.

J'espérai aller plus loin, j'avais des projets d'articles, l'envie intacte. Mais ce n'est plus possible. Il y a plus malheureux que moi, mais ça ne me console qu'à moitié car j'ai quand même bien les boules.

Je vous dis donc "au revoir" sûrement, "adieu" sans doute. Je vous souhaite le meilleur du meilleur, et de bonnes et longues heures de lectures (car c'est là ce que nous partageons tous via ce blog) : ça aura été une chouette aventure et peut-être que j'aurai la chance de la reprendre et de la poursuivre un jour.

Merci pour vos visites.

RDB (18/11/2014).


samedi 15 novembre 2014

LUMIERE SUR... STUART IMMONEN

D'abord, quelques planches écrites et dessinées par
STUART IMMONEN,
à l'époque de son run sur Action Comics (Superman) pour DC :

 
 
 

Puis une collaboration avec Madame Immonen, KATHRYN :

 
 

Critique 528 : SPIROU N° 3996 (12 Novembre 2014)


Les Psys en couverture : la promesse d'un grand moment d'humour pas drôle... Contrairement à la présence sur le bandeau des Cavaliers de l'Apocadispe, enfin de retour !

J'ai aimé :

- Lady S. : ADN (2/6). Shania rejoint son père à Berlin où il a été invité par son collègue, le professeur Grevitz. Lorsqu'elle évoque avec lui la nécessité d'effectuer un test de paternité afin de faciliter sa demande d'asile politique aux Etats-Unis, Abel Rivkas lui fait une terrible révélation.
Malgré son classicisme extrême, j'aime bien cette histoire qui aligne les clichés en les assumant : Aymond, qui écrit et dessine le tout, relève d'ailleurs dans l'interview précédant l'épisode que la paternité parcourt l'oeuvre de Van Hamme (je ne l'avais jamais vraiment remarqué, mais c'est pertinent avec les exemples donnés).
Le dessin est tout aussi académique mais impeccable, avec des personnages bien campés et des décors fouillés.
(Chose curieuse quand même : on trouve dans les pages de la revue une pleine page de pub annonçant que l'album avec cette histoire est déjà disponible en librairie, ce qui court-circuite sa prépublication...)

- Mélusine. Les élèves sont interrogés par leurs profs pour trouver qui deale de la drogue dans l'école. Mélusine croit pouvoir faire face mais va avoir une surprise. Clarke poursuit son feuilleton avec un gag hebdomadaire efficace.

- Rob. James et Boris Mirroir éteignent carrément leur robot, mais pas l'humour décalé et bien senti de leur série.

- Zizi chauve-souris. Trondheim et Bianco séparent (eux aussi) leur héroïne de sa bestiole, mais leurs trois strips restent toujours aussi marrants.

- Les Cavaliers de l'Apocadispe et le produit chimique. Libon revient et déjà, ça, c'est une bonne nouvelle (même s'il n'est jamais bien loin puisqu'il illustre chaque semaine le strip d'Animal lecteur, écrit par Sergio Salma, à côté du sommaire et de l'édito). Il ne déçoit pas en livrant une nouvelle aventure (en quatre pages) avec ses trois néo-pieds nickelés, qui s'essaient à la chimie : drôlissime.

- L'Atelier Mastodonte. Féroumont nous gratifie de deux strips pour railler Trondheim : jubilatoire. Et, on est gâté, Nob enchaîne avec deux autre strips sur les risques de dessiner à l'ancienne mais aussi avec l'infographie : jouissif.
 
- Tash et Trash. Dino délivre deux cases pour un nouveau gag aussi concis que remarquable. / Capitaine Anchois. Floris a besoin d'une case de plus mais son strip est encore une fois très rigolo.

En direct de la rédak ne donne pas beaucoup de biscuit cette semaine, si ce n'est (et ce n'est pas négligeable) la réponse de Jousselin (Imbattable) à un lecteur et l'annonce pour la semaine prochaine d'une aventure inédite et interactive de Spirou, Fantasio a disparu, écrite par le même Jousselin.
Les aventures d'un journal revient sur la carrière singulière de Francis, comparse de Tillieux, auquel fut consacré un unique n° spécial.

Pas de Dad par Nob cette semaine (snif !), mais Le Petit Spirou par Tome et Janry (en petite forme tous les deux). Par contre, les abonnés ont droit à la première partie d'un récit en deux volets, Craquelures, par le talentueux Bazile.

jeudi 13 novembre 2014

Critique 527 : LE CHÂTEAU DES ETOILES, d'Alex Alice

LE CHÂTEAU DES ETOILES est une feuilleton en deux saisons, écrit et dessiné par Alex Alice.
Cette première saison compte trois épisodes de 23 pages chacun (1 : Le secret de l'éther, 2 : Les chevaliers de l'éther, 3 : Les conquérants de l'éther), initialement publiés en fascicules (au format de 41,5 x 29,4 cm) de Mai à Juillet 2014,  puis en un album cartonné en Septembre 2014, par les éditions Rue de Sèvres. Anthony Simon a participé aux décors et Alex Nikolavitch a assuré la rédaction.
La seconde saison sera publiée à partir de Mai 2015.
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En 1868, l'aventurière Claire Dulac entreprend de résoudre le mystère de l'éther, soit ce qui transmet la force gravitationnelle, la lumière, la force électrique et magnétique. Mais son voyage en ballon se termine dramatiquement et elle a juste le temps de larguer son journal de bord dans une capsule métallique avant de se perdre dans les cieux.
Un an plus tard, le mari, Archibald, et le fils, Séraphin, de Claire reçoivent une invitation émanant de Bavière et leur apprenant que le journal de bord a été récupéré. Les découvertes qui y sont manuscrites par l'exploratrice intéressent rien moins que le roi Ludwig, mais également le chancelier de Prusse Bismarck, son rival.
Les Dulac père et fils se rendent sur place et acceptent d'aider le monarque à construire une machine volante. Séraphin se lie d'amitié avec le fils du garde-chasse, Hans, et sa demi-soeur, la petite bonne Sophie, qu'il convainc bientôt de la duplicité du chambellan après que celui-ci ait cherché à les tuer, lui et son père, quand ils prirent le train à Lille, et qui veut transmettre les plans de l'appareil au chancelier.
L'entreprise de Ludwig et des Dulac réussira-t-elle à surmonter tous les obstacles, techniques, politiques et humains, qui se dressent devant elle ?

Je ne connaissais pas du tout Alex Alice avant de découvrir par hasard son projet, Le Château des Etoiles, dans une interview sur le site www.bedetheque.com. En creusant un peu, j'ai alors appris que cet artiste d'une quarantaine d'années devait sa renommée à deux séries, Le Troisième Testament, co-écrite avec Xavier Dorison, et Siegfried, entièrement réalisée par lui.

Alors que la première "saison" du Château des étoiles vient de paraître en album cartonné (un fort bel ouvrage, mais incomplet), je ne saurai que trop conseiller de vous en procurer la version initiale, composée de trois fascicules au format d'un journal avec à chaque numéro de superbes bonus (faux articles de presse, caricatures), ne serait-ce que pour pleinement apprécier l'expérience, avec des pages dont les dimensions rendent toute leur justice au travail de leur auteur.
 
Pour qui a lu et aimé la littérature d'aventures telle que l'écrivait Jules Verne, mais aussi pour ceux qui sont des amateurs de l'univers de l'animateur Hayao Miyazaki, cette bande dessinée hors normes sera un régal rare.
L'intrigue est menée à un rythme très soutenu, au point que lorsqu'on a achevé la lecture du troisième épisode, on est surpris d'être déjà au terme de ce premier acte. Le cliffhanger choisi par Alex Alice est diablement efficace, et l'image qui figure sur la page suivante, en forme de teaser pour la seconde saison, donne irrésistiblement envie de lire la suite et fin de ce feuilleton.

L'auteur a su trouver un équilibre parfait entre les péripéties spectaculaires, l'émotion subtile, et l'humour complice pour que le lecteur soit conquis de la première à la dernière page. Il a mixé des éléments de récit d'espionnage, d'explications scientifiques (même si le prétexte de la découverte de l'éther a depuis été invalidé par la théorie relativiste d'Albert Einstein), de course à la technologie, de conspiration politique, et de suspense avec un dosage exemplaire.

Ses personnages principaux, un trio d'enfants, échappent à toute peinture naïve ou mièvre, et les protagonistes adultes possèdent également du relief. C'est un sans faute.

Mais, au-delà des qualités exemplaires du script, c'est bien sûr le pari esthétique du projet qui subjugue. Alex Alice a travaillé en couleurs directes, sans effacer complètement le trait de ses crayonnés, et le résultat est splendide. Les décors grandioses, pour lesquels il a reçu l'aide d'Anthony Simon, offrent un cadre époustouflant au récit, et le château du roi Ludwig de Bavière est à lui seul un tour de force, tout comme le merveilleux "éthernef" (dont les plans sont scrupuleusement reproduits au centre, sur une double page, du deuxième épisode).

Cette imagerie, aussi belle soit-elle, serait tape-à-l'oeil sans un découpage intelligent, et c'est l'autre bonne surprise du projet car le dessinateur a veillé à trouver des astuces de mise en scène, une disposition des vignettes, qui mettent valeur aussi bien la force de l'histoire que les compositions de ses plans.

Qu'il va être long d'attendre Mai 2015 pour connaître le destin de Séraphin, son père, ses amis et le roi Ludwig ! Mais c'est aussi à cela qu'on mesure la séduction d'une bande dessinée : dans sa capacité à être désirée.

Critique 526 : UNCANNY AVENGERS, VOLUME 3 - RAGNAROK NOW, de Rick Remender, Salvador Larroca, Daniel Acuña et Steve McNiven


UNCANNY AVENGERS : RAGNAROK NOW rassemble les épisodes 12 à 17 de la série, écrits par Rick Remender et dessinés par Salvador Larroca (#12), Daniel Acuña (#13) et Steve McNiven (#14-17), publiés en 2013-2014 par Marvel Comics.
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(Extrait de Uncanny Avengers #15.
Textes de Rick Remender, dessins de Steve McNiven.)

Scarlet Witch (Wanda Maximoff) et Wonder Man (Simon Williams) ont décidé de suivre les jumeaux d'Apocalypse, Uriel et Eimin, dans leur projet : séparer définitivement la race mutante des humains en transportant magiquement la première sur une planète qui lui serait propre. Mais la Sorcière Rouge compte en vérité trahir ses  commanditaires pour rallier une armée de mutants afin de les terrasser.
Ce qu'elle ignore, c'est qu'Eimin, grâce à ses dons de voyance, connaît son plan et, avec Uriel, a pris les précautions nécessaires pour ne pas être doublés. Ce que ne sait pas non plus Wanda, c'est que Rogue et Sunfire ont trouvé Wolverine agonisant (après avoir été torturé par son fils, Daken, ramené d'entre les morts par les jumeaux) et qu'ils sont déterminés à éliminer Scarlet Witch, qu'ils jugent responsables de tous les problèmes.
De leur côté, la Guêpe (Janet Van Dyne) va tenter de neutraliser le barrage à tachyons mis en place par les jumeaux pour empêcher que Kang ne pénètre, avec des renforts issus de différentes lignes temporelles, dans leur base. Havok tente d'assurer les arrières de son équipière, dont il s'est sentimentalement rapproché ces derniers temps. Quant à Captain America et Thor, ils essaient de soumettre les jumeaux alors que le Céleste Exitar le bourreau est sur le point de détruire la terre, dont les habitants ont été jugés indignes de vivre.  

Pour continuer à bien situer l'enjeu principal de la série, il faut se rappeler que depuis les premiers épisodes le scénariste Rick Remender martèle une même idée : intégrer les mutants au reste de la communauté super-héroïque et humaine. Une fois qu'on garde ce thème bien en tête, c'est comme une ancre pour suivre un récit qui ne nous ménage pas avec d'autres artifices narratifs (voyage dans le temps, double jeu, destruction planétaire, vengeance).

Au début de ce troisième recueil, Remender enfonce le clou en revenant sur la jeunesse traumatisante d'Uriel et Eimin, détenus dans un camp de concentration par Crâne Rouge investi des pouvoirs de feu Charles Xavier et qui a infligé aux mutants le même traitement que les nazis aux juifs durant la seconde guerre mondiale. Le scénariste y fait preuve de sa "délicatesse" coutumière pour bien nous expliquer à quel point, finalement, les jumeaux ont des raisons d'en vouloir aux humains et Kang. Il en profite aussi, encore une fois, pour saluer la saga mythique des Uncanny X-Men, Days of future past (par Chris Claremont et John Byrne), ce qui nécessite pour le lecteur d'être bien à jour sur ses connaissances en matière de classiques des comics Marvel (tout ça date quand même de plus de trente ans), avec en prime des apparitions-éclair de personnages comme Broo, Deathlock, Dr Doom (version 2099), Talisman, etc. 

Tout chez Remender exige de la concentration, comme s'il voulait à la fois opérer une synthèse dans plusieurs éléments du Marvelverse et tester les connaissances de ses lecteurs (sur ce dernier point, je reste dérangé parce que je n'aime guère les scénaristes qui étalent leur science ainsi en me faisant bien sentir qui est le plus fort). Quand on manie des personnages comme Eimin, qui peut voir dans le futur, et Kang, spécialiste des voyages dans le temps (sous plusieurs identités et aspects, comme Immortus), il faut quand même s'accrocher, et peut-être des spécialistes plus savants que moi auront repéré quelques paradoxes temporels dans ce bouillon.

Malgré tout, et c'est ce qui est intéressant quand on lit (et critique ensuite) le travail d'un scénariste qui vous pose des problèmes (sur votre capacité à comprendre son récit mais aussi à apprécier son entreprise dans son ensemble), je dois admettre que la grande force de Remender réside dans sa capacité à développer une intrigue très dense, aux rebondissements abondants, avec beaucoup de spectacle, avec adresse et efficacité. 
La multiplicité des acteurs, le rythme soutenu des péripéties, demande une narration avec des décors toujous bien identifiables, même le temps d'une scène. Là, c'est très réussi, y  compris quand Kang recrute des alliés dans différents futurs (et ce, même si on peut chipoter sur le choix du casting, qui tient visiblement plus du bon plaisir d'un auteur-fan - Stryfe en 3806, Venom d'Earth X en 2033, Dr Doom en 2099, Arno Stark en 2020, la magistrate Betsy Braddock en 2043, Ahab en 2014, Abomination-Deathlock en 2055 - que d'un metteur en scène choisissant réellement des renforts à la mesure de la menace à affronter).

Le dernière partie de ce troisième arc est aussi bigrement prenante et impressionnante, Remender ne lésinant pas sur l'issue de la bataille, alignant une suite de bagarres ahurissante, à la fois hyper-violentes (avec, évidemment, son lot d'images chocs comme des éventration, brûlure, défiguration... Bon appétit !) et glaçantes. Comment rebondir après ça ? On a envie de le savoir et donc de lire la suite : c'est très bien joué. 

Visuellement, après un précédent tome qui gagnait en cohérence, ce recueil offre des prestations qui nuisent à nouveau à son unité esthétique. Daniel Acuña ne pouvant pas (parce qu'il assure dessin, encrage et coleurs) enchaîner plus de cinq épisodes d'affilée, Marvel a fait appel à Salvador Larroca pour assurer l'intérim durant le 12ème chapitre : je n'ai jamais caché que je ne n'aimais pas le style de ce dessinateur et donc j'ai été déçu de le voir s'occuper, même brièvement, de cette série. Sa prestation est au piètre niveau de ce que j'ai déjà (trop) vu avec lui, avec en prime une colorisation (par Frank Martin) très laide.

Heureusement, la suite est d'un autre calibre, d'abord avec le bref retour d'Acuña, qui, grâce à son sens de la couleur et un découpage superbement dosé, nous offre un 13ème épisode de toute beauté, à l'ambiance soignée (on peut être rassuré en sachant qu'il réalisera l'intégralité du 4ème arc).

Puis, c'est au tour de Steve McNiven de prendre en charge les planches. Marvel a fait appel à lui pour deux raisons évidentes : c'est à la fois un artiste possédant une grosse côte auprès du lectorat (depuis le triomphe de la saga Civil War, puis la mini-série Old man Logan, toutes deux écrites par Mark Millar) et son style détaillé promet des pages très fournies au moment où l'intrigue elle-même atteint une intensité dramatique et exige une grande puissance visuelle dans les combats.
McNiven, connu pour être lui aussi fâché avec les deadlines, doit être soutenu par, parfois, trois encreurs, mais Jay Leisten, John Dell et (surtout) Dexter Vines (qui avait déjà assisté le dessinateur sur Civil War et Old man Logan) réussissent à conserver à ses images une bonne cohérence, aidés aussi par la contribution aux couleurs de l'excellente Laura Martin (qui sait valoriser les dessins sans les noyer sous des effets). 
Mc Niven s'y entend plus pour impressionner son monde avec des splash-pages où un griffu (mais pas Wolverine) en embrôche un autre, ou aligner plusieurs cases occupant toute la largeur de la planche (et même parfois de deux) figeant des héros dans des poses iconiques (Thor armé de son marteau et du bouclier de Captain America).

Le récit cède donc un peu le pas aux questions existentielles sur les difficultés de l'intégration pour s'engager dans un flot d'action musclée. Le divertissement est garanti et la suite imprévisible mais prometteuse. La saga de Rick Remender, soutenue par des dessinateurs plutôt à leur avantage (même si on aurait préféré qu'un ou deux artistes seulement se relaient), est ambitieux, parfois escarpé, mais l'aventure est au rendez-vous.