dimanche 14 juin 2015

Critique 643 : LES GARDIENS DE LA GALAXIE #6 (Juin 2015)

Une autre revue (lancée suite au film éponyme, avec la série-phare transférée de défunte revue Iron Man... La politique éditoriale de Panini est toujours aussi chaotique) que j'essaie, mais là, l'expérience risque d'être plus brève que pour Batman Saga ou Avengers Now ! : sans doute pas plus de trois numéros (jusqu'en Août donc, le temps d'un petit arc de la série-titre - après, le sommaire sera impacté par un crossover avec X-Men qui ne me fait pas envie).
LES GARDIENS DE LA GALAXIE #6 :

- Les Gardiens de la Galaxie Annual #1 : Le mal du pays (Brian Michael Bendis / Frank Cho) :
Carol Danvers/Captain Marvel a intégré les rangs des Gardiens de la Galaxie mais a le mal du pays comme elle le confie dans un enregistrement vidéo pour ses amis terriens. L'apparition surprise d'un héliporteur du SHIELD dans l'espace avec Nick Fury et son commando à la poursuite de skrulls va lui changer les idées...

Cet épisode de 32 pages est le premier Annual de la série depuis que Brian Bendis l'écrit : l'histoire peut donc se lire sans être particulièrement au fait de ce qui se passe avant ou après. Ainsi déconnectée, elle gagne en facilité ce qu'elle perd en intensité, le propos étant anecdotique et l'action, comme souvent avec le scénariste, déjouée au profit des relations entre les personnages avec des échanges dialogués plus ou moins épicés (plutôt moins que plus : Bendis a été plus inspiré).

Mais en vérité, la déception vient du fait que cet épisode aurait dû être dessiné par l'excellent Kevin Maguire (qui avait déjà réalisé le #11 de la série), avant qu'il choisisse de faire un break d'un an. Frank Cho le remplace et ne démérite pas, surtout qu'il n'a pas eu le loisir de dessiner des bimbos en bikini et des dinosaures (ses deux passions). Il a soigné l'expressivité des héros comme l'aurait fait Maguire (même si là encore, le résultat aurait été bien plus impressionnant avec ce dernier dont c'est la grande spécialité).

Bon, c'est sympa, ça ne mange pas de pain, mais c'est frustrant.

- Les Gardiens de la Galaxie #21 : Planéte Venom (1) (Brian Michael Bendis / Valerio Schiti) :

Les Gardiens recherchent Flash Thompson, le nouvel hôte de Venom, récemment recruté dans l'équipe et qui a de plus en plus de difficultés à maîtriser le symbiote. Quand ils réussissent à le capturer, pourtant, les ennuis ne font que commencer.

Le début de ce court arc narratif (3 épisodes) et l'arrivée au dessin de Valerio Schiti (même s'il sera épaulé par David Lopez ensuite) m'ont convaincu d'acheter la revue, bien que j'ai lâché la série depuis un bail (un peu lassé par le manque de constance graphique, même s'il y a eu du monde qui a défilé - McNiven, Pichelli, Maguire).
Bendis renoue avec Venom, un personnage qu'il a toujours affectionné (voir ses Mighty Avengers ou Ultimate Spider-Man) et bien traité : le titre de l'histoire - Planète Venom - promet quelque chose de spectaculaire. Et cet épisode est accrocheur, avec du rythme, de l'action, et un cliffhanger du tonnerre.

Schiti réalise des planches formidables, au découpage nerveux, avec des personnages expressifs : j'aime vraiment beaucoup ce qu'il fait et j'espère qu'à l'Automne prochain, quand Marvel entamera son nouveau grand chantier ("All-new, all-different Marvel !"), cet artiste aura une bonne série où s'exprimer. 

- Star-Lord #5 : C'est clair, je gère (5) (Sam Humphries / Paco Medina) :

Quand il ne dirige pas les Gardiens de la Galaxie, Peter Quill / Star-Lord mène des enquêtes dans l'espace : il est actuellement sur la piste des Bouchers, des malfrats en quête du Vortex Noir pour le compte de Mr Knife.

C'est typiquement une série qui pourrait être sympa, même si son concept est d'un opportunisme grossier (chaque Gardien a droit désormais à sa propre série en plus de celle où ils opèrent en équipe) : traité comme une sorte de western cosmique, Star-Lord pâtit hélas ! d'un scénariste (Sam Humphries) et d'un dessinateur (Paco Medina) qui ne sont pas à la hauteur du projet.

Résultat : aussi vite qu'oublié.

- Nova #22-23 : Les enfants d'Halloween - Maman serait si fière (Gerry Duggan / Federico Santagani, John Timms, David Baldeon) :

Je renonce lâchement à résumer la bouillie que sont ces deux épisodes, aussi mal écrits que dessinés. Pourtant, quand Nova avait été relancé par Jeph Loeb (inhabituellement inspiré) et Ed McGuinness, ce fut une très bonne surprise, conçue comme un hommage aux origines de Spider-Man. 

Malheureusement, depuis, cette série a perdu ses auteurs et Gerry Duggan ne m'a pas convaincu sur ces deux épisodes. Quant à la partie graphique, c'est une vraie épreuve (en particulier avec le 2ème chapitre par David Baldeon).

Bilan : ne mégotons pas, cette revue est médiocre, mal éditée. Elle ne tient que pour la série qui lui donne son nom, même si ce n'est pas ce que Bendis a produit de mieux. Je vais quand même tenir deux autres numéros pour l'histoire des GotG. Après, basta !

1 commentaire:

Franck Jammes a dit…

Je rejoins la critique sur pas mal de points.
L'histoire de Nova, en particulier, avec cette idée passionnante : déguisé en fantôme le soir d'Halloween, notre héros, allié à des mutants, course deux voleurs de bonbons ! Quant à la 2e partie, avec un nouvel avatar de Hulk gris qui casse tout... Je dois dire que je ne saisis pas bien l'enjeu du combat ni même ce qu'est ce nouvel avatar de Hulk exactement... Je pense que je ne vais pas tarder à lâcher l'affaire moi aussi...