samedi 12 avril 2014

Critique 432 : CAPTAIN AMERICA 2 - LE SOLDAT DE L'HIVER, d'Anthony et Joe Russo

CAPTAIN AMERICA 2 : LE SOLDAT DE L'HIVER est un film réalisé par Anthony et Joe Russo, co-produit par Marvel Studios et Paramount. Le scénario est signé par Christopher Markus et Stephen McFeely.
Dans les rôles principaux, on trouve :
Chris Evans : Steve Rogers/Captain America
 Scarlett Johansson : Natasha Romanoff/Black Widow
 Samuel L. Jackson : Nick Fury
 Sebastian Stan : Bucky Barnes/Le Soldat de l'Hiver
 Anthony Mackie : Sam Wilson / Le Faucon
 Robert Redford : Anthony Pierce

*
 Black Widow (Scarlett Johansson) et Captain America (Chris Evans).
L'histoire (attention ! Spoilers !) :

Captain America et Black Widow, accompagnés d'un commando (l'unité Strike), doivent intervenir sur un navire détourné par un mercenaire du nom de Batroc, qui tient en otages plusieurs agents du SHIELD. La mission se déroule difficilement : Black Widow la compromet en récupérant des données informatiques détenues par les pirates alors que Captain America l'ignorait et Batroc réussit à s'enfuir. Mais les otages sont récupérés sains et saufs. 

 Black Widow (Scarlett Johansson)

Steve Rogers exprime son mécontentement à Nick Fury, le patron du SHIELD, à propos de la conduite de la mission et de la stratégie du SHIELD, qui s'équipe d'un armement lourd destiné à frapper préventivement de futures cibles terroristes. Pour Fury, il s'agit du meilleur moyen de préparer la paix dans le monde ; pour Rogers, il s'agit des prémices d'un règne de terreur. 
 Alexander Pierce (Robert Redford) et Nick Fury (Samuel L. Jackson)

Cette stratégie, Fury a pu l'élaborer grâce au soutien d'Alexander Pierce, un politicien qu'il a autrefois sauvé et qui représente désormais les intérêts américains auprès du conseil de sécurité mondial.

Fury est victime d'un attaque violente en pleine ville menée par des terroristes habillés en policiers et surtout un mystérieux personnage armé d'un bras mécanique. Le chef du SHIELD comprend qu'une telle opération contre lui n'a pu être commise qu'avec des complicités intérieures à ses services et il se cache chez Rogers à qui il confie une clé USB, contenant les données informatiques recueilles par Black Widow sur le navire détourné par Batroc, en lui conseillant de ne plus faire confiance à personne. Un sniper abat alors Fury et meurt sur la table d'opérations devant Rogers, Natasha Romanoff et Maria Hill (son adjointe).

Captain America s'entretient avec Pierce ensuite, qui est déterminé à venger Fury autant qu'il est convaincu que Rogers semble en savoir plus qu'il ne veut bien le dire sur les raisons pour laquelle leur ami a été tué.
Le héros échappe à une arrestation en quittant le bureau de Pierce mais il devient alors un fugitif recherché, accusé de trahison.
Rogers retourne à l'hôpital, où était admis Fury et où il a caché la clé USB, et y retrouve Black Widow, qui l'a récupérée. Elle est persuadée que Fury a été abattu par un tueur mythique, le Soldat de l'Hiver, auquel elle a eu affaire dans le passé.

Au risque d'être localisés par le SHIELD, Black Widow et Captain America tentent de lire les infos de la clé USB et cela les conduit jusqu'à un centre d'entraînement militaire désaffecté, où Rogers fît ses classes avant de devenir le super-soldat. En inspectant l'endroit, il découvre dans ses sous-sols un vaste complexe informatisé : c'est là, qu'après la Seconde Guerre Mondiale, l'armée fit travailler le scientifique nazi Arnim Zola mais aussi Howard Stark (le père de Tony, alias Iron Man). Zola permit alors à l'Hydra, l'organisation d'espionnage nazie, d'infiltrer le SHIELD au point qu'aujourd'hui toute l'agence est corrompue.
Un missile vient détruire la base et Captain America réussit encore une fois in extremis à s'en sortir avec Black Widow.   
 Sam Wilson/Le Faucon (Anthony Mackie)

Ils trouvent refuge chez Sam Wilson, un ancien soldat, qui a démissionné, et que Rogers a rencontré récemment lors d'un footing puis dans une séance de thérapie de groupe. Il avait alors évoqué avec lui ce qu'il pourrait faire si Captain America prenait, lui aussi, sa retraite.
En partageant avec Wilson ce qu'ils ont appris, Rogers et Romanoff en déduisent que l'agent Jasper Sitwell, qu'ils avaient sauvé sur le navire détourné par Batroc, est certainement une taupe au service de l'Hydra. Ils décident alors de le kidnapper pour le faire parler et empêcher que les terroristes nazis infiltrés au SHIELD ne mettent leur plan à exécution en utilisant l'arsenal préventif développé par l'agence.

Sitwell est enlevé et confirme les soupçons de Captain America et Black Widow. Mais le Soldat de l'Hiver et les commando du Strike interviennent alors pour récupérer l'agent et capturer Rogers et Romanoff. Une bataille terrible a lieu alors, durant laquelle Captain America découvre que le Soldat de l'Hiver n'est autre que son ami et ancien compagnon d'armes, Bucky Barnes, qu'il avait cru mort durant une mission durant la guerre. 
Bucky Barnes/le Soldat de l'Hiver (Sebastian Stan)

Rogers, Romanoff et Wilson sont arrêtés et emmenés en lieu sûr. Mais Maria Hill, qui a pris la place d'un membre du Strike, permet au trio de se faire la belle durant le transfert. Elle les conduit ensuite jusqu'à un repaire secret du SHIELD où se trouve... Nick Fury !
Celui-ci a maquillé son décès et récupère encore de ses blessures. Il a la conviction que Pierce est le chef d'orchestre de tous leurs ennuis mais il a un plan pour contrarier le massacre qu'il prépare. Pour cela, il faudra pirater les ordinateurs des trois héliporteurs surarmés du SHIELD et programmés pour cibler des civils - un carnage pour prouver à la fois la force de frappe de l'agence et son contrôle par l'Hydra.

Cependant, Pierce, sachant que Captain America et Black Widow sont au courant de ses projets après avoir interrogé Sitwell, ordonne que Bucky Barnes subisse une nouvelle séance d'électrochocs car il a été troublé par ses retrouvailles avec Rogers. Il doit être prêt à l'affronter de nouveau et à le tuer cette fois. 
L'agent 13, Sharon Carter (Emily VanCamp)

Sam Wilson, devenu le Faucon avec son équipement de vol, et Captain America sont chargés d'attaquer les héliporteurs pour reprogrammer leurs ordinateurs tandis que Fury, Maria Hill et Black Widow investissent le QG du SHIELD pour atteindre Pierce et guider Rogers et son acolyte.
Le Soldat de l'Hiver écarte le Faucon puis affronte Rogers tandis que Pierce est neutralisé. Les héliporteurs s'entredétruisent. Black Widow rend publics tous les dossiers du SHIELD afin de griller aussi les agents infiltrés de l'Hydra.


Captain America (Chris Evans)

Nick Fury prend le maquis. Natasha Romanoff défie la commission d'enquête de l'arrêter en déclarant que les super-héros sont les derniers protecteurs du monde libre. Steve Rogers reçoit l'aide de Sam Wilson pour partir à la recherche de Bucky Barnes, qui a préféré disparaître à nouveau après avoir recouvert la mémoire durant sa dernière bagarre avec Captain America.

(Deux scènes supplémentaires se déroulent après la fin : la première montre le baron Von Strucker, cadre de l'Hydra, préparant déjà la suite des hostilités avec deux captifs doués de super-pouvoirs - les jumeaux Wanda et Pietro Maximoff alias Scarlet Witch et Quicksilver. La seconde montre Bucky devant le mur dédié à sa biographie dans le musée abritant l'exposition consacrée aux exploits de Captain America durant la guerre.)

*
Le premier film consacré à Captain America (First Avenger, réalisé par Joe Johnston en 2011) fut une des meilleures productions des studios Marvel et Paramount dans la désormais longue liste d'adaptations des comics de la "maison des idées". Cette réussite allait être confirmée par Avengers de Joss Whedon (en 2012), le troisième plus grand succès commercial de l'histoire du box office mondial.

Depuis, on a eu droit au surprenant Iron Man 3 (inégal mais avec d'excellentes audaces) et au brouillon Thor 2 : Le Monde des Ténèbres (spectaculaire mais un peu alambiqué). C'est dire qu'avec ce nouvel opus l'attente était grande, et la curiosité attisée par le fait que ce sont deux réalisateurs de comédies qui étaient choisis pour le diriger.

Pourtant, inutile de tourner autour du pot, c'est sans doute le meilleur film Marvel de la collection, un film dense et riche en actions, qui redistribue un paquet de cartes pour la suite, et dont le seul bémol réside dans quelques ellipses et le fait que désormais il faut vraiment suivre chaque épisode pour apprécier le produit présenté (les producteurs ont clairement pris le parti de concevoir chaque projet comme un élément d'un univers partagé, avec des références à d'autres personnages et d'autres évènements dans des films précédents).

Les scénaristes et les deux réalisateurs ont fait le pari de s'inspirer directement d'une histoire récente des comics de Captain America puisque l'intrigue s'appuie sur le Winter Soldier (le Soldat de l'Hiver), personnage installé au tout début du run d'Ed Brubaker (en 2005). S'il n'est évidemment pas question (ni même possible) d'adapter littéralement les épisodes originaux, c'est la première fois qu'un film emprunte aussi directement à la source et une source aussi récente.

Ce faisant, Captain America 2 est aussi presque davantage un film d'espionnage dans la lignée d'oeuvres américaines des années 70 (comme Les 3 Jours du Condor de Sydney Pollack) qu'un film de super-héros traditionnel - il suffit presque, pour s'en convaincre, au-delà de la trame, de compter les scènes où les héros apparaissent dans leurs costumes de justiciers : dans sa grande majorité, le film nous montre Steve Rogers (même son bouclier n'est jamais loin), Natasha Romanoff et Sam Wilson en civil.

Au-delà de ces considérations vestimentaires, ce qui frappe ici, c'est que le film s'articule autour de quelques scènes d'action très spectaculaires (l'opération sur le navire au début, l'attaque contre Fury, l'évasion de Captain America, la riposte à l'enlèvement de Sitwell, et le long final avec les héliporteurs), pas plus d'une demi-dizaine, ce qui est finalement peu pour un film d'aventures de 2h10, même si chacune dure longtemps et frappe les esprits par sa démesure croissante. Cela signifie qu'entre chacun de ces moments forts se déploie une intrigue complexe mais néanmoins facile à suivre, car linéairement développée et clairement narrée (selon le modèle d'une pelote qu'on déroule, chaque nouvelle découverte conduisant à la suivante jusqu'à la révélation globale du plan des méchants et de la contre-attaque des gentils).

De ce strict point de vue scénaristique, Captain America 2 est le plus abouti de tous les films Marvel (plus même que les Avengers), avec des situations surprenantes et obéissant à la logique, des thématiques adultes (un état de terreur contre un état de liberté), des personnages ambivalents (en proie au doute comme Rogers, dépassé par leur propre complicité avec le système comme Fury ou Romanoff, reprenant du service comme Wilson, corrompant le monde comme Pierce).

L'ensemble possède une richesse, une profondeur inédites, qui tout en soignant le divertissement apporte au spectateur de l'épaisseur au propos, aux protagonistes, sans sombrer dans une réflexion trop sérieuse (tout cela a valeur de symbole, à l'image de son héros, et conserve les fantaisies propres au genre, avec son lot de super-soldats revenus d'entre les morts, de barbouzes médusés, etc).

Parfois, toutefois, on devine qu'au montage, le film a sacrifié des éléments du script un peu trop sèchement et si les fans des comics n'auront pas de mal à remplir les blancs, les spectateurs moins initiés trouveront certains aspects vite expédiés ou même carrément nébuleux : celui qui, sans être connaisseur, aura tout compris sur la manière dont Bucky Barnes a non seulement survécu à la guerre mais a été récupéré et conditionné par les nazis avec les quelques flashs rétrospectifs du film pourra s'estimer heureux, et, usant d'un cliché tout aussi rapide, la façon dont le Soldat de l'Hiver est troublé en un regard et une phrase par Steve Rogers au point, à la fin, de recouvrer la mémoire (même si, dans une des deux scènes post-générique, on devine qu'il n'est pas tout à fait remis) est un peu facile.

Sans doute qu'avec quelques minutes en plus (ou en moins pour les scènes d'action, notamment à la fin), tout cela aurait pu être plus intelligemment explicité, mais c'est une faiblesse récurrente chez de nombreux films de super-héros (en particulier chez Marvel) que de sacrifier des tournants psychologiques importants au profit du pur spectacle.

Mais ces réserves ne suffisent pas à gâcher le plaisir pris dans l'ensemble (d'autant qu'on n'a pas droit au quota de répliques soi-disant drôles qui ont entaché les deux Thor ou les deux derniers Iron Man : si le film est plus sombre et sérieux, il n'est pas pour autant trop sombre ni trop sérieux et donc peut se passer de touches pseudo-humoristiques).   

On retiendra aussi, autres points positifs, qu'aucun rôle dans une distribution pourtant abondante n'est négligée (à l'exception de l'agent 13, Sharon Carter, mais ce n'est sans doute que partie remise, le personnage semblant promis à revenir dans le prochain épisode).

Ainsi, Captain America est traité comme cet homme hors du temps fidèle aux bandes dessinées, et c'est sa figure idéaliste qui l'empêche d'être une caricature patriotique, un emblème de l'impérialisme américain : ce héros un peu lisse devient de plus en plus touchant car il refuse de n'être qu'un bon soldat, d'adhérer à une politique répressive. Il pense même à raccrocher, ce qui est assez culotté pour ce type de personnage et de film !
Si le Soldat de l'Hiver est donc assez faiblement présenté, il s'avère un adversaire très intéressant et à la cinégénie efficace : il est assez puissant pour impressionner le Captain et visuellement, sa transposition à l'écran est parfaite (le personnage tel que designé par Steve Epting, très respecté ici, était, il faut le dire, taillé pour le cinéma). C'est moins un méchant, certes très physique, qu'un héros perverti et promis lui aussi à être réemployé et resitué dans l'avenir.
La Veuve Noire gagne aussi en épaisseur et en présence à l'image, son duo avec Steve Rogers fonctionne très bien (l'histoire déjoue avec habileté la romance que pouvait suggérer les photos diffusées lors du tournage). Surtout, le personnage obtient un statut bien à lui à la fin de l'aventure, qui va certainement résumer celui de tous les Avengers liés au gouvernement (hors-la-loi ? Electrons libres ? Justiciers indépendants ? Contre pouvoir ?).
L'introduction du Faucon est également une réussite : en tant que Sam Wilson, c'est un second rôle nuancé, qui forme un bon tandem avec Rogers/Cap', fidèle à ce qu'on voit dans les comics. Il dispose de scènes variées, et dans l'action, il offre des séquences vraiment vertigineuses.
Enfin, les personnages de Fury et Pierce s'intègrent aussi de manière épatante à l'intrigue : le premier connaît là son aventure la plus mouvementée où il apparaît dans toute sa splendeur, manipulateur manipulé et revanchard puis prenant le maquis (son retour sera à coup sûr une attraction prometteuse) ; le second est le vrai bad guy de l'affaire, pas simplement un méchant classique mais un ennemi retors qui se dévoile progressivement (même si le fan de comics aura pu fantasmer à une double identité encore plus jubilatoire).

La mise en scène des frères Russo, alors même qu'ils ne sont pas issus du cinéma d'action à grand spectacle, est le grand atout de cette production. Ils ont su trouver la bonne distance pour filmer ce divertissement auquel ils donnent tout le muscle nécessaire quand il le faut, avec des parties très mouvementées, des bastons énergiques, de la tôle froissée à foison, des effets pyrotechniques et du dolby surround en volume suffisant pour tout le monde, mais aussi un vrai soin pour raconter l'histoire de manière lisible, nette, avec des alternances diminuendos-crescendos très maîtrisés.

Et puis il faut reconnaître que Marvel, fort de ses succès antérieurs et donc d'une grosse tirelire, met le paquet et ça se voit sur l'écran : les décors, les véhicules, les costumes, tout le production design est extrêmement luxueux, avec une photo qui sait à la fois mettre en valeur tout ce décorum sans s'arrêter au clinquant. Le triomphe d'Avengers a, c'est évident, placé le curseur très haut, il faut dorénavant que chaque film consacré aux membres de l'équipe soit à la (dé)mesure du blockbuster de Whedon, et de ce point de vue, Captain America 2 est le long métrage le plus impressionnant (bien plus que les derniers Iron Man ou les deux Thor). Le film ne faiblit jamais, on en a pour son argent et on sent que l'argent investi a été bien dépensé dans cette optique, qu'il s'agisse du soin apporté à la rédaction du script à l'ampleur désiré pour le mettre en image.

La distribution est aussi enthousiasmante : Chris Evans n'est pas un grand acteur et il ne fait pas non plus de numéro, mais il sait se montrer plus subtil qu'un Chris Hemsworth (qui incarne Thor, un personnage il est vrai plus difficile car plus fantastique) ou un Robert Downey Jr (génial dans la composition mais qui entraîne Iron Man parfois dans le show). Il n'empêche, il a su s'imposer dans le rôle alors que je n'étais pas conquis d'avance.
La grande gagnante de cet opus 2 est toutefois Scarlett Johansson qui, après avoir dû se contenter de quelques scènes frustrantes dans Iron Man 2 et fait à peine plus que de la figuration dans Avengers, a cette fois une vraie partition à jouer. Même si elle ne paraît toujours pas un choix idéal pour incarner la Veuve Noire (on ne croit par exemple pas une seconde qu'elle puisse être une telle combattante, ce qui est quand même embêtant pour jouer une super espionne), elle se défend très bien en restant sobre, charmeuse juste ce qu'il faut, sexy sans être réduite à ça (ne pas la voir évoluer en permanence dans une combinaison noire moulante aide aussi).
Sebastian Stan reprend son rôle de Bucky Barnes tout ayant la lourde tâche d'incarner le Soldat de l'Hiver. Il ne démérite pas, même si, comme je l'ai dit plus haut, le montage du film a un peu trop sacrifié les tourments du personnage. Stan manque un peu de charisme, d'expressivité, mais ses scènes avec Evans sont assez intenses.
LA déception vient d'avoir confié à l'inspide Emily VanCamp le rôle de Sharon Carter. Enfin, "rôle", c'est un bien grand mot : certes, on sent bien qu'il s'agissait de présenter le personnage pour mieux le développer dans le futur, mais la comédienne de la série Revenge est trop fade, elle manque cruellement de présence. Elle ne serait pas là que le film n'en souffrirait pas.
Heureusement, il y a Samuel L. Jackson, toujours impeccable dans son rôle de Nick Fury, et qui, comme Johansson, a vraiment quelque chose à jouer. Il en impose naturellement, la mythologie de l'acteur fétiche de Tarantino bénéficiant à celle du directeur du SHIELD.
Et que dire de la présence de Robert Redford ? Effet garanti que de voir l'interprète de tant de chefs d'oeuvre dans la distribution d'une production Marvel : c'est savoureux de le voir camper le méchant, sans jamais se départir de cette classe folle et de ce charisme intact - ça, c'est de la guest-star !

Captain America 2 remplit donc son contrat - un divertissement bluffant doté d'un scénario malin - mais il fait même mieux que ça, en redessinant le Marvelverse au cinéma (plus de SHIELD, des personnages redéfinis), et en teasant de manière alléchante Avengers 2 (Age of Ultron, qui sortira au Printemps 2015, actuellement en tournage, avec la première apparition de Elizabeth Olsen en Scarlet Witch et Aaron Taylor-Johnson en Quicksilver).
D'ici là, cet été, il y aura Guardians of the Galaxy (de James Gunn). Et le Captain sera de retour en 2016. 

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